— Ce moment où tu sais pas ce que tu fais, mais tu le fais. Petite barre de navigation rétractable for the win ~

seen from Sweden
seen from Bulgaria

seen from United Kingdom
seen from United States

seen from United Kingdom
seen from China

seen from United Kingdom
seen from United States

seen from United States
seen from China

seen from Tunisia

seen from United Kingdom
seen from United States

seen from Bulgaria
seen from Netherlands
seen from Bulgaria
seen from Netherlands

seen from Bulgaria
seen from Norway
seen from United States
— Ce moment où tu sais pas ce que tu fais, mais tu le fais. Petite barre de navigation rétractable for the win ~
Culture
Défi d’écriture 30 jours pour écrire, 3 août
Thème : au milieu du champ/lueurs et tambours
.
.
Les blés sont hauts et mûrs, prêts pour la moisson. Sauf dans le cercle. Quelque chose les a couchés en cercles entrelacés, traçant des symboles étranges vus du ciel, et un désastre incompréhensible vu du sol.
C’est la troisième fois ce mois-ci.
Eliane tire rageusement une dernière bouffée de sa cigarette avant de l’éteindre soigneusement sur la semelle de sa chaussure – ce n’est pas le moment de déclencher un incendie. Trop, c’est trop. Elle va trouver quel est le mauvais plaisantin qui a fait ça à son champ, et lui faire passer définitivement le goût de ces petites blagues. Et si c’est un alien ? Aucune différence. C’est son foutu champ, bordel de merde. Ils vont voir de quel bois elle se chauffe.
Techniquement, le champ, comme tous les autres et la ferme au milieu, appartiennent à son père. Mais ses parents ont passé l’âge de gérer le gros des travaux et surtout ils ont passé l’âge d’être emmerdés par des petits cons. Eliane reprendra la ferme familiale dès que son père se sera décidé à lui passer la main, c’est acté depuis longtemps, et elle préfère prendre les choses en main dès maintenant plutôt que l’ennuyer avec ces satanés cercles.
Au moins il n’y a pas de trace de ces cercles sur Internet, et Eliane n’a pas à gérer en même temps des hordes d’ufologues et autres médiums venus sentir l’énergie spirituelle du lieu. Dans le même temps, ça rend toute l’affaire encore plus étrange. Pourquoi ils ont fait ça ? Est-ce que la blague va courir sur plusieurs semaines ? Jusqu’à la moisson ? Mais pourquoi, bordel ?
En attendant, elle a commandé des caméras et les installe soigneusement et discrètement autour des lieux les plus à risque par la suite. Les champs qui n’ont pas été encore saccagés par ces maudits cercles, les chemins qui y mènent, les bois environnants par où les plaisantins pourraient venir discrètement… Tout ce à quoi elle peut penser. Puis elle attend.
.
Il a fallut six jours pour qu’enfin on morde à l’hameçon, mais quand ça arrive, Eliane est prête.
Il est minuit – l’heure du crime, les romans noirs ne se sont pas trompés. Les étoiles sont cachées par de lourds nuages mais il ne pleut pas. La nuit est d’un noir d’encre. Etait d’un noir d’encre. Sur les écrans, les caméras montrent clairement les lueurs des torches qui sont apparues tout autour du champ.
Ils sont au moins une dizaine, et ils ont ramenés du feu avec eux, ces imbéciles ! Ils vont réussir à cramer toute la région ! Immédiatement, Eliane siffle son chien et saute avec lui dans la voiture.
Lorsqu’elle arrive, elle ne parvient pas à distinguer les porteurs de torches, entre la lueur du feu et celle des phares, mais elle ne peut pas douter de leur présence oppressante. Ils ont même ramené des tambours qui résonnent dans la nuit, obsédants et hypnotiques, dans un rythme beaucoup trop intense et trop vif pour la paisible campagne. Elle a presque l’impression que c’est elle qui s’apprête à commettre un sacrilège en interrompant cette cérémonie païenne.
Une hésitation qui disparaît dès qu’elle aperçoit un mouvement au milieu du champ. Ils ont commencé, ils sont en train de lui coucher son blé, ces saligauds !
Portée par la force de sa colère, elle tonne « Qu’est-ce que vous foutez là, bande d’abrutis ? Dégagez de mon champ, sinon j’appelle les gendarmes ! »
Les tambours s’arrêtent net. A croire que sa voix les impressionne plus que l’arrivée de sa voiture. A coté d’elle, Champion, son chien, ne fait pas le fier. Mais si elle le lance à leurs trousses, elle sait qu’il va savoir s’y prendre pour disperser cette petite bande, en leur mordillant les mollets comme des moutons. Puisqu’ils ont visiblement autant de cerveau que les ovins, autant prendre les méthodes qui marchent.
Eliane avance d’un pas de plus et ajoute avec force « Et vous allez m’éteindre ces torches avant de foutre le feu à tout le pays ! Allez, fichez-moi le camp ! Ouste ! »
Elle ne distingue qu’une ombre derrière chaque flamme, puis plus rien lorsque celles-ci s’éteignent docilement. La lueur des phares ne suffit pas et elle revient en pestant chercher sa lampe torche dans la boite à gant de la voiture. Le temps qu’elle puisse faire la lumière sur la scène, il n’y a plus personne. Envolés aussi les torches et les tambours. Pas une trace de pas au sol. Juste le début d’un cercle au milieu du champ, à peine plus grand qu’une pizza.
Bien. Ce n’est peut-être pas la fin, mais Eliane a l’impression qu’elle leur a vraiment fichu la trouille. Ces idiots n’oseront pas revenir de sitot !
Avant de repartir elle caresse le blé abimé et redresse ce qui peut l’être. Elle ne sait pas pourquoi elle se sent étrangement mal à l’aise. Comme si elle venait de perdre quelque chose qu’elle avait toujours possédé sans le savoir et qui vient de s’évanouir sans bruit dans la nuit noire.
Bah. Ce n’est sans doute rien. Tout ce qui compte, c’est que les cultures soient protégées. Une petite voix dans sa tête lui demande « Protégées de quoi ? ». Ce qui est absurde. Protégées de tout, voilà. C’est ça qu’il faut. C’est ça qu’il a toujours fallu. Il faut protéger les champs. Point barre.
Elle réprime un frisson. Il est temps de rentrer. C’est cette nuit si sombre, si bizarre, qui lui met des idées en tête. Une fois à la maison, avec un plaid et un chocolat chaud, ça ira mieux.
Oui. Sans aucun doute. Tout ira pour le mieux.
.
.
Bonjour les monstres 🦇🔮 J'ai plus trop d'inspi alors voici une demande d'avatars globale pour les faceclaims de mes personnages, si l'une d'entre elles vous inspire afin de renflouer ou moderniser leurs ressources ✨
• Adeline Rudolph : galerie & moodboard • Adria Arjona : galerie & moodboard • Christian Serratos : galerie & moodboard
(You do you et j'en serai déjà vraiment ravie, mais si jamais j'aime les avatars de composition, les couleurs contrastées, les n&b bien originaux, etc)
Merci beaucoup si vous vous penchez dessus 💖
ok mais et si Jean-Luc Picard était *réellement* picard ? genre au lieu d'un vignoble sa famille possède des champs de patates et de betteraves, au lieu d'un accent british stand-in for snobbish parisien il parle avec un bon gros accent de la cambrousse et au lieu de thé rafiné il boit de la bonne vieille chicorée et
Normalement j'attend que mes propositions pour la Perle Noire d'Equideow soient admises dans le jeu pour les publier sur les réseaux, mais L'histoire d'un drame en 4 images :
would you guys build a pillow fort w me
On peut dire ce qu'on veut d'Averell
mais, si ça ne tenait qu'à lui, le boulot serait fait :
Parce qu'il est le plus bête, beaucoup pensent qu'il est le plus gentil. Pourtant, dans sa simplicité, il peut être plus impitoyable et plus expéditif que les autres.
Et son orgueil est aussi chatouilleux que celui de Joe :