COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE - 10 AVRIL
Petit point sur la météo : ça caille un peu, on ouvre et on referme les parapluies. C'est pour ça aussi que l'on n'est pas très nombreux. On est tous vraiment debout parce que le sol est mouillé. Beau coucher de soleil se reflétant sur l'Hôtel de Ville.
Répartition des richesses et inégalités sociales : Il existe un fossé entre les primes que reçoivent les politiques (par exemple : prime de chauffage des élus) et la situation des gens aux RSA, il émerge une volonté de remise en cause des schémas politiques.
État d’urgence : il se pose la question de l’impact de notre présence face aux institutions (devant la préfecture notamment). Il faut FAIRE MASSE. Si toutes les personnes des Nuits Debout françaises montent à Paris pour « râler et attaquer les lieux de pouvoir », qu’est-ce que cela provoquerait ? Faut-il déclarer à l’état les manifestations en préparation ? L’état d’urgence est-il compatible avec mouvement de masse ? Ou se situe notre liberté d’action ?
Différentes façon de s’investir : Signer des pétitions, manifester, discuter pendant les Nuits Debout. Il y a visiblement de moins en moins de monde à chaque assemblée car chacun est rattrapé par ses préoccupations personnelles de la vie quotidienne. MAIS, ce n'est qu’un début. On se sent moins seul en discutant sur les places un peu partout en France. Il faut prendre la parole et engager le dialogue, faire émerger à nouveau LA CONSCIENCE. C’est un effort à fournir. On est débordé par le flux des nouveaux médias, ils peuvent être un outil intéressant pour relayer la lutte, mais il ne faut pas négliger le fait que sur les places, on se parle sans filtre. C’est l’intérêt des Nuits Debout : proposer des débats libres, où il n’y a pas de cadre contraignant.
Société de consommation : Nous sommes dépendants des réseaux de distribution centralisés nécessaires à notre survie. Donc, QUE FAIRE pour ne pas en dépendre Produire notre nourriture, énergie, eau, santé, logement… Qu’est-ce qui nous en empêche ? Les lois (exemple : pas le droit de recycler l’eau de pluie). Pourquoi ne pas penser à une société où l’homme fonctionnerait en une totale autonomie, sans dépendance matérielle.
La Reproduction sociale : Quelqu’un fait remarquer que ceux qui parlent lors des Assemblée Générales sont en partie ceux qui avaient le plus d’aisance à l’école. Ce sont souvent les mêmes qui parlent, faut-il envisager des tours de parole ? On évoque « La Ferme des animaux » d’Orwell, qui nous rappelle qu’il perdure une reproduction des inégalités, même après avoir entamé un changement. Il faut éviter la reproduction des schémas passés. Par exemple, on relève une tendance sexiste au sein de l’organisation : les 4 secrétaires depuis le début sont 4 femmes. Il faut être vigilant sur la parité de la prise de note, et ailleurs. Ne pas tomber dans le schéma de l'homme qui parle, femme qui écrit. Relever les schémas de reproduction sociale homme/femme, c’est parler plus largement des dominations.
- Il a été évoqué le besoin de trouver un lieu pour stocker les affaires après chaque AG. Un endroit à proximité de la place d'armes. Toute proposition sera la bienvenue.
- Ce serait bien que, ceux qui le peuvent, arrive sur la place un peu avant 18h pour filer un coup de main pour mettre en place le matériel.
- Il a été rappelé que le point de départ des assemblées générales (AG) est : un compte-rendu bref et oral de ce qui s'est dit la veille ; le point sur ce qui s'est dit dans les commissions entre 18h et 19h ; pour apporter sa pierre à l'édifice.
- A été décidé de faire un mini compte-rendu toutes les heures de ce que l’on a dit en « commissions » pour les gens qui arrivent plus tard. Un porte-parole ou CRIEUR rappellerait aussi ce qui a été dit aux AG de la veille.
- De quoi parle-t-on dans les AG ? Quelqu'un a proposé d'établir une thématique, mais d'autres font remarquer que cela risque de priver l'AG de sa force. Dans les AG on pourrait aussi parler du travail de chacun pour remettre le travail au centre du débat.
- Quand on sent qu’il y a un consensus sur une question précise dans l’AG, on n’est pas obligé de faire des votes systématiquement.
- Pour que les passants comprennent ce que l’on fait, on pourrait faire des PANCARTES plus grandes. Et l'expliquer : ici, il se passe ça, venez, approchez-vous…
- Il a été évoqué la question du lieu : occuper la place est important, car ce lieu est un point de passage. Mais cela pose aussi des difficultés : y a-t-il vraiment besoin d'apporter à chaque fois les palettes et tout le reste ou bien peut-on se contenter des cartons ?
- Il est pourtant important d'aller dans d'autres quartiers. Une Nuit Debout itinérante est envisagée, d'où le premier déplacement aux Couronneries prévu samedi 16/04. Il est important d'avoir une attitude d'écoute.
- Une réflexion importante a été menée autour de la gestion de la prise de parole et des rôles tenus par chacun au sein de l'AG. faut-il faire des tours de parole ? Et être vigilant sur la parité de genre concernant la prise de notes à l'avenir.
- Les mouvements gestuels sont intéressants pour pouvoir s'exprimer sans couper la parole. Que tout le monde soit mis au courant des gestes, peut-être par une pancarte.
- Il serait utile de donner son prénom lors de la prise de parole.
- Se poser un cadre ou pas ? Jusqu'à quel point faut-il structurer le déroulement de l'AG ? Quelqu'un note qu'on risque de reproduire toujours les mêmes schémas : AG, commissions, vote, etc. D'autres font remarquer néanmoins que si la Nuit Debout de samedi 9 a bien marché c'est parce qu'elle a été bien organisée une semaine à l'avance : si l'organisation ne doit pas prendre toute la place, il est néanmoins indispensable de s'organiser pour pérenniser le mouvement.
- Comment se disposer sur la place ? Quelqu'un note que quand on est debout en cercle, on tourne le dos aux passants. D'autres font remarquer néanmoins que le fait d'être en cercle permet aux passants de s'approcher, d'écouter, sans être tout de suite sous les projecteurs. En tout cas, quand il ne pleut pas, le mieux c’est de s’asseoir en cercle.
- Il faut faire connaître le projet de loi El Khomri pour pouvoir en débattre.
- Action concrète proposée : peinture à base de yaourts et de mousse, on pourrait donc faire des TAGS végétalisés sur les banques, ils apparaîtront quelques jours après, des empreintes de mains sous forme de mousse par exemple.
- Les commissions se réunissent à 18h (une heure avant l'AG). Il est important d'avoir un rdv, ça permet d'instaurer une confiance dans les commissions.
- Les commissions ne décident pas, mais travaillent à partir des décisions de l'AG précédente. Les commissions font un retour de leur travail en AG.
- Faire des débats à l’intérieur des commissions thématiques à 18h (et, pour ceux qui veulent, avoir des débats libres), et se rassembler pour une AG à 19h.
- Faire des « commissions » représentatives (âge, sexe, position sociale…).
- La commission logistique garde les sous de la cagnotte pour la nourriture/boisson.
Idée : acheter un barnum plus facile à monter, avec une partie des sous.
- Une partie de la cagnotte sera aussi utilisée pour faire les photocopies pour la communication (flyers, journaux des nuits debout, etc.).
- Lors de chaque AG, chacun peut s’inscrire sur la mailing-list pour recevoir les infos sur le mouvement à Poitiers.
- Le papier/compte-rendu distribué sur les AG précédentes (sous forme de petit journal ?) pourrait aussi être crié sur la place et relayé sur internet ? Le mini-journal servirait aussi à informer les personnes qui ne viennent pas aux AG.
- Quelques uns pourraient twitter les phrases clefs des AG en direct, avec des #.
- Communiquer sur internet les horaires, ramener des idées, de la nourriture.
- Sur le site : ouvrir le débat sur un forum ? Faire une boîte à mots virtuelle pour ceux qui ne pourraient pas être là aux AG et les faire lire par un crieur en AG. Quelqu’un rappelle que les rencontres physiques n’empêchent pas les débats dématérialisés.
- On pourrait, après chaque AG, prendre un temps pour continuer la discussion de manière informelle.