J'ai le cœur et la gorge serré.
Je réalise le drame d'hier. Je n'étais pas à cet endroit, à ce moment là. Mais j'étais là, en direct, à regarder des témoignages terribles : Un homme a perdu sa femme et a des risques de perdre son fils de 4 ans, on le voit en direct à la télé, il est anéanti. On parle au début de 20 à 50 morts, de « dizaines de morts »... Le bilan est lourd, plus de 80 personnes sont au ciel désormais, emportées par un seul homme, au volant d'un camion qui a foncé droit vers la foule. J'imagine la terreur, la panique, ces milliers de personnes qui courent dans tous les sens, ces corps sur le sol, ces familles qui sont sans nouvelles d'un de leur proche. 14 juillet, la fête nationale. 14 juillet 2016, le drame, Nice, la France est en deuil.
Je n'y crois pas. C'est un cauchemar. C'est horrible... c'est impossible...
Dans un moment pareil, où tout le monde admire le ciel.
Toutes mes pensées sont tournées aux victimes et à leur familles, aux enfants, femmes, hommes qui sont dans la détresse...
Nice, ma ville, je suis bouleversée. Voir des images des rues que nous fréquentions, la promenade des anglais... La terreur sur ces lieux si familiers... Cela me fait mal. Et j'imagine que ma douleur n'est rien à côté des personnes qui étaient exactement sur le lieu du drame. Un homme, un seul, a commis l'irréparable, au nom de qui... de quoi... Pourquoi..?
Ça fait mal. Vraiment mal... J'aimerais me réveiller... Mais malheureusement c'est bien la réalité, et il n'y a pas d'autre choix que d'y faire face.