VALÉRIUS PUBLICOLA.
Ce bon citoyen s'appelait Valérius tout court. On l'honora du surnom de /Publicola/ qui vaut autant à dire (selon l'expression d'un vieil auteur), comme honorant et aimant le peuple.
Et voilà ce qu'il fit pour mériter ce glorieux titre : il contribua beaucoup à chasser Tarquin de Rome, et empêcha Porsenna d'y entrer. Il fait quelque chose de mieux encore : par une loi qui porte son nom, (la loi /valeria/) il consacra l'appel au peuple, ce que nous appelons aujourd'hui la sanction du peuple. Il proposa et fit passer une autre loi, par laquelle il était permis à tout citoyen de tuer un tyran sans l'appeler en justice, et même de frapper à mort quiconque ferait mine d'aspirer à la souveraineté, qui n'appartient qu'au peuple.
Sylvain Maréchal, Almanach des Républicains, 1793, entrée pour le 2 mars.