Pour de nombreuses personnes célibataires qui ne peuvent pas attendre pour commencer une relation, il y a certaines choses que vous devez prendre en compte afin de ne pas ruiner ce que vous avez souhaité et travaillé.
C’est un fait connu que la langue est très puissante et peu importe si vous venez de commencer à sortir ensemble ou si vous êtes marié depuis 20 ans, il y a certaines choses qui…
L’idée générale est qu’un peu de jalousie dans une relation est une bonne chose. Cela signifie simplement que «votre partenaire s’intéresse» ou «montre qu’il ne veut pas vous perdre».
Il ne devrait jamais être considéré comme sain. La jalousie est presque complètement fondée sur l’insécurité ou le doute, que ce soit en vous-même, dans votre relation ou en votre partenaire.
Salut mes choupettes, avant de vous retrouver jeudi avec un TAG du matin avec Konnie (ma binôme des Blog Angels) je vous propose aujourd’hui d’en savoir un peu plus sur moi avec 5 choses que j’aime faire le matin.
On a tous nos petits débats avec certains types de personnalités, on a tous ce moment où l’on en a marre d’expliquer 10 fois la même chose, ou que l’on sent que la personne en face n’essaye jamais de faire ne serait-ce qu’un minimum d’effort pour faire évoluer les choses. Aujourd’hui je prévois donc un article coup de gueule, avec une liste des 5 choses que j’aimerais que certaines personnes…
Un peu de soccer dans ce monde de foot : l'histoire d'un sport mal-aimé
Nous sommes le 26 Juin 2014 et l’équipe des États-Unis affronte la Belgique en huitième de finale de la Coupe du monde. Dans les bars, devant les écrans géants, au travail ou à la maison, ils sont 21,6 millions au pays de Ronald McDonald à s’être rassemblés pour assister à l’élimination de leur équipe. Un record. Séduits par le jeu exotique qu’ont proposé les Etats-Unis, nous sommes allés à la rencontre de spécialistes américains pour mieux comprendre ce que représente le ballon rond outre-Atlantique. De ses premiers pas au pic de popularité qu’il vient de connaître : décryptage du soccer dans un monde de football.
On reproche souvent au soccer son manque de vécu, mais contrairement aux croyances populaires, l'importation chez eux de ce que les américains appellent « the beautiful game » remonte à bien avant l’apparition de la Major League Soccer en 1996, avant même le « miracle on grass » du Mondial 1950 qui a vu la sélection des Etats-Unis se défaire des ultra-favoris anglais au terme d’un match de poule que l’orgueil américain n’ôtera jamais de ses mémoires. « C’est tout ce dont nous avions besoin pour que le soccer arrive aux Etats-Unis », déclarait Bill Jeffrey, ex-coach de la Team USA, après ce succès.
Le soccer : des prémices à la NASL
Il faut savoir qu’au 19ème siècle, l’Oncle Sam est hostile à l’activité physique : sport rime avec bagarres, boissons et autres plaisirs malsains. Les universités sont le théâtre de leçons interminables de grec et de latin même si, entre deux visites à la chapelle, des jeux de ballon sont tolérés. C’est dans ce contexte qu’un ancêtre du soccer a fait son apparition à Harvard. Mais alors que le football s'internationalise, il traverse les décennies aux Etats-Unis dans un relatif anonymat, les américains préférant tenir des battes de baseball et de cricket. Pour Beau Dure, auteur du livre « Long-Range Goals: The Success Story of Major League Soccer » : « Au-delà de l’hostilité, il y a l’apathie. Beaucoup d’américains ne croyaient pas que leur pays puisse un jour aimer le soccer, pas dans sa forme traditionnelle. » Andrei Markovit, auteur d’un ouvrage sur l’impopularité relative du soccer aux USA, explique quant à lui que lorsque le reste du monde construisait son histoire d’amour avec le football, les Etats-Unis avaient déjà rencontré quelqu’un. Romantique.
Le premier tournant dans cette relation s'appelle « Wembley 1966 ». Une finale de Mondial inoubliable que se disputent l’Angleterre et la RFA (4-2). Le genre de spectacle devant lequel même le plus néophyte des yankees n'aurait pu rester de marbre. Coïncidence : c’est la première fois qu’un match de Coupe du monde est diffusé à la télévision américaine et les audiences sont encourageantes. Flairant la bonne affaire, des promoteurs s’activent pour créer la « National American Soccer League », ou NASL, l'année suivante. Pour Miles Kohrman, journaliste pour le magazine américain de soccer Eight By Eight, d’une manière générale : « La Coupe du monde amène ce sport à des millions de nouveaux spectateurs, et ils aiment ce qu’ils voient. »
L’ère Pelé
En 1968, tout est réuni pour que le soccer devienne une fête. Le championnat national est financé par des investisseurs crédibles et se voit soutenu par des parrains comme le Secrétaire d'Etat Henry Kissinger. Des stars arrivent, comme Victorio Casa à Washington, et le niveau de jeu est surprenant. Tout est réuni donc... sauf le public. Cette première saison est une catastrophe économique et industrielle avec une moyenne de 3 000 spectateurs par match. La ligue survit alors entre le désintérêt du public et les railleries jusque dans les années 70 et l’arrivée d’un homme venu avec des ambitions qui dépassent largement celles d’un simple joueur : « Mon contrat n’est pas juste de jouer pour les Cosmos, c’est de promouvoir le soccer aux Etats-Unis » dit le roi Pelé dès ses premiers pas sur sol américain. « Il est impossible d’avoir une discussion sur les meilleurs joueurs de tous les temps sans évoquer Pelé » nous rappelle Beau Dure.
Pas moins de 22143 curieux se sont emparés de la moindre parcelle d’espace vide, grimpant les uns sur les autres pour contempler les premiers pas new-yorkais de l’homme aux mille buts, au cours d’une rencontre amicale à l’enjeu sportif dérisoire contre West Ham, disputée le 15 juin 1975. Le manque de chance et l'appât du gain de la chaîne chaîne CBS prendront de revers les cinq millions d’américains qui regardent alors le match à la télévision : ils louperont tous le premier but de l’homme providentiel. C’était le mauvais moment pour passer la pub (à 3:46 dans la vidéo ci-dessous).
« Je ne peux pas expliquer ce que je ressens. Quand on a atteint les 62000, j’ai pleuré. Vous pourriez amener le Maracana ici que vous le rempliriez sans aucun doute » lâcha Pelé, le 14 Août 1977, après une rencontre de play-off contre les Strikers de Fort Lauderdale qui a rassemblé 77691 spectateurs au Giant Stadium. Partout où il va, Pelé fait connaitre aux stades leurs records d’affluence. Les dirigeants désespérés de Boston vendent même plus de 20000 places pour sa venue alors que leurs tribunes ne peuvent contenir que 12500 admirateurs hystériques, exprimant leur affection à « The Black Pearl » par des drapeaux brésiliens et une ambiance survoltée. Pendant les trois ans de l’ère Pelé, plus de 350000 garçons et filles rejoignent les associations de football, et 5800 équipes se créent dans les lycées et universités. Dans la liste non-exhaustive des miracles accomplis par le roi, faire passer à lui seul un cap aussi colossal au soccer n’est pas à négliger.
Selon Beau Dure, « le plus frustrant lorsqu’on retrace l’histoire du soccer, c’est se rendre compte de sa répétitivité. Un nouveau championnat trouve un accueil chaleureux et des heures glorieuses, et puis tombe sous le feu des disputes internes et des ambitions démesurées de certains. » La NASL est l’illustration parfaite de ce schéma. Pelé, au final, a dopé le football américain, comme sous respiration artificielle. D’autres l’ont suivi, et pas des moindres : Franz Beckenbauer, le champion du monde allemand, Carlos Alberto, ancien capitaine du Brésil, Cruyff, Best, Bobby More, Eusebio, Gerd Muller… Des joueurs à la renommée internationale éclatante et aux salaires ravageurs qui épuisent financièrement les franchises. Cette politique de recrutement de stars aura raison de la ligue : en 1985, la NASL meurt et emporte avec elle un football exotique, emprunté de l’extravagance américaine à laquelle les plus grands ont participé. « Je vais vous dire, ces Cosmos sont la meilleure et la pire chose qui soit arrivée à cette ligue », aurait même déclaré un dirigeant des Atlanta Chiefs, en 1980.
In Beckham we trust
La renaissance est une fois de plus venue de la Coupe du monde, selon Beau Dure : « La NASL a implosé dans les années 80 laissant aux mains des universités le soccer américain. Mais de ses cendres et d’une Coupe du monde glorieuse est née la Major League Soccer. » En effet, en 1994, les Etats-Unis accueillent la Coupe du monde avec un succès spectaculaire et des affluences record. Beau Dure toujours : « Le soccer junior explosait, menaçant de supplanter les autres disciplines. Et même la sélection nationale, fantomatique depuis le succès contre l’Angleterre en 1950, trouve son chemin et rend une belle copie. » Le soccer a enfin l’impulsion qu’il lui faut pour renaître. Il gagne ses aficionados et la logique veut la création d’un championnat national, de toute façon imposé par la FIFA comme condition à l'organisation américaine du Mondial.
La Major League Soccer (MLS) apparaît en 1996 et cette fois-ci, comme pour ne pas reproduire les erreurs du passé, les salaires sont bas, strictement encadrés par la règle du « salary-cap » qui impose un seul et même plafond salarial à toutes les équipes. Pendant une petite dizaine d'années, la ligue s'installe discrètement. Mais lorsque les Los Angeles Galaxy s’intéressent à David Beckham, la MLS tremble puis se laisse séduire et instaure une nouvelle règle pour permettre son arrivée. La « loi Beckham » permet à chaque équipe d’avoir un joueur désigné dont le salaire est illimité. Le prestigieux magazine Sports Illustrated titre en une à propos du Spice Boy : « Changera-t-il la destinée du soccer ? ». « Oui » nous répond Beau Dure a posteriori. Selon lui, la conséquence la plus profitable sur la durée de la venue de Beckham est qu’il a donné l’idée à d’autres joueurs talentueux de faire de même. Récemment, David Villa et Frank Lampard ont tous deux signé au New York F.C., rival des New York Red Bulls de Thierry Henry.
En 2007, lorsqu’il rejoint « Los Galacticos », David Beckham n’est pas l’athlète le mieux payé ni le meilleur joueur du monde, mais il est indiscutablement celui dont on parle le plus. « Plus Madonna que Maradona » résume Grant Wahl dans son ouvrage « The Beckham experiment ». Un oracle silencieux dont la célébrité transcende sports, frontières, sexes et orientations sexuelles. Il jouit cette année-là d’un statut « quasi-divin » selon Ellis Cashmore, qui a étudié le cas Beckham. Quasi ? Au moment où Becks enfile la tunique blanche du club de Los Angeles, dans un monastère à Bangkok, des moines bouddhistes s’agenouillent devant une effigie dorée de sa personne qui côtoie encore aujourd’hui Bouddha et des déités locales. Et lorsqu’il rencontre Mandela à Johannesburg, on pouvait jurer, à en croire la couverture médiatique de l’évènement, que tout l’honneur était pour le président sud-africain. Beckham s’étale à la vue de tous en sous-vêtements dans les panneaux publicitaires, tape la discute à Jay Leno dans les shows télévisés et s’expose torse nu, se servant de son T-shirt comme tyrolienne façon Chuck Norris dans un spot publicitaire diffusé à la mi-temps du Superbowl. L’impact de sa présence est réel, éclatant même. Comme la NASL à l’ère Pelé, la MLS bat des records d’audience et d’affluence au stade. Elle devient attractive et, donc, économiquement profitable.
En 2014, la Soccer fever
Cette page de la MLS est sûrement pour quelque chose dans la passion qui s’est emparée des nord-américains cet été. Dans les palpitantes 120 minutes du match face à la Belgique, les nouveaux convertis ont affiché un enthousiasme sans pareil. On les a vus absorbés, frustrés, soulagés comme après les innombrables occasions belges sauvées par le gardien Tim Howard, depuis surnommé « The Human Wall ». Ils vivaient le football comme nous autres européens. Les chiffres d’audience témoignent de cette ardeur : alors qu’une finale de coupe nationale rassemble en moyenne 500000 spectateurs sur la chaîne ESPN, 18 millions de spectateurs ont assisté devant leur téléviseur au match de poule contre le Portgual, et plus de 21 millions en ce qui concerne le huitième de finale. Sans oublier les nombreux fans qui ont suivi les matchs sur Internet ou sur les chaines espagnoles. Ils tiennent aussi à mettre à mal la théorie de certains observateurs qui expliquent que ces audiences seraient seulement l’œuvre de la communauté latino. « C’est faux » avance Beau Dure. « Il s’agit d’un public souvent jeune, très diversifié socialement, des familles de banlieues, des adeptes adolescents, de jeunes adultes : toute une génération qui joue et regarde le soccer plus que toutes celles d’avant. Sans oublier les communautés qu’évoquent certains. »
Beau Dure n’est pas surpris par ce soudain intérêt de ses compatriotes. Selon lui, les fans de soccer existent bel et bien, mais ils sont souvent trop passionnés par ce qui se passe dans des contrées plus lointaines : « Certains sont passionnés par la Major League Soccer. Mais beaucoup regardent la Premier League anglaise ou la Liga MX du Mexique, ignorant complétement le championnat national. La seule chose qui rassemble toute cette foule est la Coupe du monde. » Pour le journaliste de Eight By Eight Miles Kohrman, les Etats-Unis n’ont pas attendu la Coupe du monde pour devenir un pays de football : « Il y a vingt ans, les patrons de bars qui diffusaient des matchs de soccer étaient menacés avec violence. Maintenant, toutes les équipes européennes veulent faire une tournée chez nous. Pendant les week-ends, les rues sont remplies de maillots de clubs prestigieux et les bars affichent fièrement des drapeaux d’équipes de soccer à leurs portes. Ce sport est en train de grandir ici, il a besoin de développer ses racines. Seul le temps peut le permettre. »
Quel avenir pour le soccer ?
« Si on vivait dans un autre pays, on demanderait l’asile politique. Mais puisque nous sommes américains, on va rester à New York et personne ne nous reconnaîtra » déclarait le milieu Tab Ramos, après les trois défaites en poule de la Team USA au mondial 90. Entre ce Mondial raté et le coup de fil de Barack Obama à Clint Dempsey et Tim Howard cet été, les temps ont bien changé.
Pour Miles Kohrman, le soccer est parti pour rester, tout simplement parce que l’Amérique aime la télé, et l’Amérique s'est trouvée un nouveau programme favori grâce à la Coupe du monde. Ils sont beaucoup, comme Miles, à imaginer les bars de Brooklyn se remplir à l’occasion d’un derby de Premier League. D'ailleurs, la chaîne NBC fait partie de ces optimistes : elle vient de débourser près de 250 millions d’euros pour acquérir les droits du glorieux championnat anglais. La MLS, en revanche, semble moins faire rêver : la chaîne ESPN n’a eu à dépenser « que » 90 millions d’euros pour des droits de diffusion qu’elle possèdera jusqu’en 2022. Or il est certain que l’avenir du soccer aux Etats-Unis passe par le succès de son championnat national dans les années à venir. Miles Kohrman confirme que celui-ci connait des difficultés, mais demeure optimiste : « La Major League Soccer ne se développe pas à un rythme très impressionnant, mais elle attire de vrais talents internationaux. Alors je ne pense pas, et je n’espère pas, que ce soit une ferveur ponctuelle. La passion durera encore de longues années. »
Le championnat américain s’est donné pour objectif d’être dans le top ten des plus attractifs du monde d’ici 2022 et cette année pourrait bien être décisive dans la quête de cet objectif : sept des onze titulaires de l’équipe nationale américaine évoluent aujourd'hui en Major League Soccer, contre deux en 2010. Le soccer peut donc dire merci à Jürgen Klinsmann. Le coach allemand n’a pas hésité à confier des postes majeurs à des garçons qui ont fait toute leur carrière en MLS, comme le jeune latéral droit DeAndre Yedlin. Ce dernier a saisi sa chance, si bien que la Roma et Tottenham se penchent sur son cas. Interrogé par nos confrères de Eight by Eight avant la Coupe du monde, alors qu’il ne devait pas être titulaire, il avait déclaré à propos de Klinsmann : « Il croit vraiment aux jeunes locaux et leur donne des opportunités. »
Le football européen rayonne tellement au-delà de ses frontières, grâce à son aura et ses moyens, que le reste du monde lui sert parfois de centre de formation. Le cas de Yedlin représente parfaitement un des dangers qui guettent la MLS : un jeune joueur très prometteur de 21 ans qui s’exile en Europe ou l’attendent de plus grands challenges, des plus belles perspectives d’avenir et un meilleur salaire. C’est typique de ces championnats de seconde zone où les joueurs les plus attractifs ne restent jamais longtemps et sans eux, le public ne se presse pas pour remplir les stades.
Mais la bonne nouvelle pour le soccer, c’est que les patrons de clubs savent aussi sortir les griffes. Lorsque Matt Besler, le défenseur de 27 ans du Sporting Kansas City a vu arriver des propositions sur sa table, son club, champion de MLS, a immédiatement réévalué son contrat. Et si les règles strictes en matière de salaires peuvent être un sérieux obstacle à la conservation de certains jeunes talents, la MLS peut compter sur l’exemple de Tim Ream, Brek Shea, ou Juan Agudelo pour dissuader ceux qui rêvent d’ailleurs. Ces pépites, qui se sont distinguées par leurs performances, récoltant des titres individuels et des coups de fils d’agents, ont tenté et raté le pari du vieux continent. Ils se sont perdus si loin entre les bancs et les tribunes que Klinsmann n’a pas fait appel à eux pour la Coupe du monde. Et même ceux qui ont connu un certain succès en Europe comme Michael Bradley ou Clint Dempsey, sont rentrés à la maison avec quelques bons souvenirs et beaucoup de mauvais à raconter à leurs compatriotes : pour Bradley, dans la course à la titularisation, un américain partira toujours avec le handicap d’être américain.
Cinq choses à savoir sur : Hafiz Mammadov, l'homme fort du RC Lens
Le RC Lens peut souffler, il évoluera bien en Ligue 1 la saison prochaine. Le comité exécutif de la FFF l'a annoncé lundi, suivant l'avis consultatif du comité olympique et sportif (CNOSF). Le club nordiste peut remercier son actionnaire majoritaire Hafiz Mammadov qui a « mouillé le maillot en amenant du cash » dixit le président lensois Gervais Martel. Mammadov pourrait bien être l'une des attractions du championnat de France dans les mois et les années à venir tant l'homme d'affaire azéri est un personnage hors du commun, entre excès, soupçons de corruption et passion.
Il utilise le football pour faire parler de son pays
Hafiz Mammadov est connu en France pour avoir investi au RC Lens. Mais ce n'est pas la première fois que le milliardaire s'invite dans le monde du football. En 2004, il achète le FK Bakou, club phare d'Azerbaïdjan dont il devient le président. Il investit également au FC Porto et à l'Atlético Madrid. Comme Lens, le club espagnol fait d'ailleurs figurer sur son maillot le sponsor « Azerbaïdjan, Land of Fire ». Lens est donc le quatrième club attaché au nom de Mammadov. Sheffield Wednesday pourrait être le suivant. Si le rachat du club de deuxième division anglaise n'a pas encore été validé par la Football League, l'homme d'affaires semble vouloir s'exporter dans toute l'Europe. Un moyen pour lui d'assouvir sa passion pour le football, mais aussi et surtout de faire parler de son pays.
Il ne compte pas son argent
A la tête d'un conglomérat de 41 entreprises, Mammadov a construit sa fortune grâce au gaz, au pétrole et aux transports. Si aucun chiffre précis n'est connu, il aurait accumulé plusieurs milliards d'euros depuis ses débuts. Hafiz est donc riche, mais il est aussi généreux. Stéphane Borbiconi, qui l'a côtoyé pendant un an, a pu le constater : « Il marche à la passion. S'il est content, il n'a aucune limite, explique l'ancien joueur du FC Metz. Un jour, un de mes coéquipiers est venu avec sa femme et son bébé à une fête organisée par le club. Pendant la réception, Mammadov a pris une liasse de billets et l'a glissée sous le bébé dans le couffin. Mon pote brésilien faisait les gros yeux, sa femme était mal à l'aise. Il peut aussi quintupler la prime de match s'il est satisfait. » Mammadov n'a pas non plus hésité à offrir deux montres de très grande valeur (10.000 euros chacune) à deux journalistes de Canal+ venus l'interviewer à Bakou.
Il a nommé un joueur de Football Manager directeur sportif du FK Bakou
Personnage atypique, Mammadov est capable de coups de folie. Comme en juin 2012 lorsqu'il recrute un étudiant en management sportif, Vugar Huseynzade, en tant que nouveau directeur sportif du FK Bakou. Le jeune homme de 21 ans n'a pas été repéré grâce à son CV d'entraîneur, jusque-là vierge, mais grâce au jeu de gestion Football Manager auquel il joue depuis une dizaine d'années. Grâce à ses compétences virtuelles, Vugar Huseynzade aurait même été préféré à un certain Jean-Pierre Papin.
Il est (trop) proche du pouvoir
Hafiz Mammadov est considéré comme étant l'un des cinq hommes les plus influents de l'Azerbaïdjan. Il profite de ses accointances avec le pouvoir et avec le président du pays depuis 2003, Ilham Aliyev, pour faire fructifier ses affaires. L'Etat azéri avantage par exemple la compagnie de taxis de Mammadov par rapport aux autres compagnies du pays, en lui offrant notamment des emplacements privilégiés. Au passage, Aliyev a été désigné « personnalité la plus corrompue de l'année 2012 » par l'ONG Organized Crime and Corruption Reporting Project. D'où les nombreux doutes concernant la provenance de l'argent de Mammadov, régulièrement accusé de corruption par l'opposition dans un pays où la presse n'est pas libre. « Là-bas, ils ne parlent pas de corruption mais de business, de cadeaux », nous explique Stéphane Borbiconi qui a évolué un an au FK Bakou, entre 2010 et 2011.
Eté 2012 : Gervais Martel vient d'être évincé de son poste de président du RC Lens. Pour retrouver sa fonction présidentielle, il cherche un investisseur. Il fait alors la rencontre de Hafiz Mammadov, par le biais d'un ami loueur de bateaux. Les deux hommes se retrouvent dans un casino à Cannes pour parler quelques minutes. Des minutes qui se transforment en heures. Après une nuit entière de discussions, l'affaire est entendue : Mammadov investira à Lens. Un an plus tard, il pose 20 millions d'euros sur la table et devient l'actionnaire majoritaire du club nordiste. Martel parlera plus tard d'un « coup de foudre » entre les deux hommes d'affaire.