Runes and Men.

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Runes and Men.
« Mais c’est notre terre. C’est nous qui l’avons mesurée, qui l’avons défrichée. Nous y sommes nés, nous y sommes fait tuer, nous y sommes morts… C’est ça qui fait qu’elle est à nous, d’y être nés, d’y avoir travaillé, d’y être enterré. C’est ça qui donne le droit à la propriété, non pas un papier avec des chiffres dessus. »
Cette photographie intitulée « Défricheurs au travail » montre des colons effectuant un travail de défrichage en Abitibi en 1928, lors du mouvement de colonisation du Québec.
Les hommes représentés utilisent la force humaine pour passer une forme de herse ou herse artisanale. Ce procédé servait à briser et ameublir la couche superficielle du sol. Cela permettait ensuite de semer des céréales ou du fourrage directement entre les souches d'un terrain fraîchement coupé.
À cette époque, le gouvernement du Québec et le clergé encourageaient l'ouverture de nouvelles régions forestières éloignées pour contrer l'émigration massive des Canadiens français vers les usines des États-Unis.
La tâche de faire de la « terre neuve » était particulièrement ardue. Les colons devaient abattre les arbres, brûler les résidus de coupe, puis cultiver un sol parsemé de souches tenaces et de racines avant d'obtenir de véritables champs agricoles.
Ce n’est pas une photo ancienne, elle a été prise hier. Ce n’est pas un brouillard épais, c’est la fumée d’un feu de forêt situé à plus de 130 km. Plusieurs régions du Québec (et du Canada) sont touchées par d’immenses feux de forêt en ce moment. Les pompiers sont débordés, épuisés. Les viles sont évacuées. De l’aide des USA, de l’Australie et même de l’Afrique du Sud est en route.
Une vision d’apocalypse (Lebel-sur-Quevillon, samedi 3 juin 22h).
(Photo: Tommy Martel/Facebook. Vidéo: Yan Milette/Facebook)
So we got wildfire in the La Verendrye Wildlife reserve....
This is our next temp
Fumée means smoke
Alertes météo grave means severe weather alert
We have a smoke alert going on, and we need firefighter from fucking Europe to help us
They had to evacuate municipalities and left the pets there (some Refuges got to them in time and put them in foster families(?) until they can go back
I know you californians/westerners are used to it, but when our last big wildfire was around 1999 in Québec province.... the last really big thing (except the floods in 2017-2019-2023) was in 2013, au Lac Mégantic (chemical train caused an explosion and so many death, that was one of our biggest tragedy)
My family are okay, we got enough lakes between us and the fire but man it's terrifying...
We'll loose so much forest... we have to let little town burn down because there's a factory of chemical close to it (they're keeping the fire away to stop that ecological catastrophe from happening)
Idk what bad things are happening for you guys, but stay safe
Goglu des prés - Bobolink by Rayladur https://flic.kr/p/2nYyeqN
Bienvenue en Abitibi Québec 12 juillet 2022
Il pleuvait des oiseaux [And the Birds Rained Down] (Louise Archambault, 2019)
“Notre Empire du Nord,” La Gazette du Nord. May 6, 1932. Page 8. ---- PALMAROLLE ET SES NOUVEAUX COLONS ---- Au pays des mines, à une dizaine de milles du chemin de fer National du Canada, traversé par une rivière poissonneuse qui se jette dans le lac Abitibi. Palniarolle offre des avantages sérieux aux familles qui veulent établir leurs nombreux enfants. Ce sol d’alluvions argileux, défriché, égoutté et bien cultivé, produit en quantité le mil, le trèfle, les grains, les légumineuses et les légumes. Cette région deviendra fameuse pour l’industrie laitière l’elevage et la culture mixte.
Il y a à peine dix ans il ne se récoltait pas la 50 bottes de foin. On en fauche maintenant des millier.s de tonnes. L’an dernier, en plus de 10,000 minots de grain de la production du beurre, des oeufs, des volailles, du porc, des viandes, on y récolta divers légumes et des patates pour les besoins de la population.
Et Palmarolle est un fameux pays de chasse.
Quoique la foret soit d’une belle venue, le défrichement des terres est facile. La rivière Palmarolle est navigable et les usines de pulpe et de papier de l’Iroquous Falls sont à l’autre bout du lac Abibiti; ce qui donne aux colons un marchée avantageaux pour la vente de leur bois. Il ne faudrait pas oublier, cependant, qu’à Palmarolle comme ailleurs, présentement, les prix payés pour le bois sont descendus à un niveau ridiculement bas.
Palmarolle est à moitié chemin entre la voie ferrée et les fameux dépôts aurifères de la mine Beatty. Quoique de basse teneur ces minérais d’or sont si abondnts qu’il se bâtira là nous dit-on, une petite ville minière. Ce sera un marché avantageux pour ceux des colons qui vondront se spécialiser dans la production des denrées nécessaires aux mineurs du pays.
A Palmarolle on trouve une bonne chapelle, des écoles, de bons chemins, des magasins, un presbytère et un curé actif et dévoué aux intérêts de sa paroisse.
Le 18 mai dernier, sur le convoi quittant Québec et Montréal pour Cochrane se trouvait un groupe de Canadiens qui allaient visiter les terres de notre empire du Nord, dont un M. Côté venu de Sherbrooke,
A Amos, ce dernier rencontre le missionnaire qui l’interroge.
—Vous venez pour vous établir au pays ?
—Oui.
- Vous êtes marié, je suppose?
—Un peu! une femme et treize enfants.
—Avez-vous un peu d’argent. pour vous partir?
- Nous, j’ai perdu ce que j’avais.
- Alors, comment esperez-vous arriver à faire vivre tout votre monde, dans un temps ou le bois ne se vend pas, en meme temps que vous défricherez une ferme, que vous la logerez, que vous achèterez des animaux et des instruments aratoires?
—Je ne le sais pas, mais je veux essayer.
Et M. Côté part pour aller visiter le pays. Le missionnaire n’avait guère confiance.
A Palmarolle, M. Côté achète une ferme de 300 acres dont une dizaine en défrichement, une partie en bridé sale, renversé, le reste en foret généralement pillée. Une bonnee grange était batie.
Son marché fait, à crédit, M. Côté retourne, arrêtant à Québec, demander du secours pour le transport de sa famille et de ses effets de ménage. Quand il fut connu qu’il avait 13 enfants et pas de capital argent, on lui refusa tout secours.
A Sherbrooke, M. Côté dut se débattre pendant un mois pour trouver le montant nécessaire au transport de sa famille et de ses effets de ménage.