Se perdre pour se retrouver
Il court… mais qui est cet homme ? Que-ce qu’il lui veut ? Il ne veut même pas imaginer ce qui lui arriverait si se faisait attraper. Il doit lui échapper!
L’homme au chapeau passe la porte du et regarde le garçon s’éloigner sur le wagon lâcher à toute vitesse.
Il l’a semé! Il ne pourra pas le suivre. Il-
Il est sonné… Il voit une silhouette… un de ces fantômes qui errent la ville?…non, c'est elle!. Six ! Elle s’éloigne ! "Six ? "Six ! Attends" il se relève et commence à marcher en boitant.
Il se retrouve au milieu de la ruelle menant à la Tour Signal, trônant au déçu de la ville
Puis… il le revoit… non… Mais pourquoi cet homme ne le laisse pas tranquille ?!
Il en a assez ! Cet homme l’a attiré dans un piège. Il a enlevé sa seule amie et maintenant le harcèle sans relâche.
Il retire son sac en papier. Il en a fini de fuir et de cacher.
Il sent monter en lui une puissance comme jamais au par avant. Il lève la main et l'homme en fait d'autant.
Leur étrange pourvoir rentre en collision avec force, fessant vaciller lumières et bâtiments autour d'eux. Jusqu'à ...
Les deux sont projetés sur leur dos.
ils se relèvent péniblement. Mais... L’homme au chapeau disparait devant lui dans un nuage d'étrange particule…
Il passe une porte au cadre lumineux. Puis une autre … et une autre. Impossible de savoir ce qu’il y a derrière avant de les traverser. C’est un vrai labyrinthe ! Comme si ça ne suffisait pas, ces portes donnent parfois sur un autre endroit qu’avant.
Heureusement, il y a cette musique qui le guide. Celle de la boite à musique de son amie. Il va la retrouver… il le doit… C’est sa faute si…
Il revient progressivement à lui.
Son esprit est embrouillé.
Son corps est lourd et engourdi, et il penne à ouvrir les yeux.
Après un moment, il trouve la force de se retourner sur le dos. Il reste allonger et prend un instant pour laisser le brouillard de son esprit se lever.
Toujours allongé et vaseux, il essaie d’analyser son environnement. L’air est chaud, lourd. Le sol sur lequel il est mou et moite. Il a l’impression d’être sur un matelas qui flotte sur une mer . Il aurait presque envie de se rendormir si ce n’était pas de l’étrangeté de la situation qui venait hanter son esprit.
Avec grand effort, il parvient à se redresser, en se poussant avec les bras, mais il ne parvient pas à se mettre debout. Il se tient la tête, pris d’un tournis. Ohhh. Sa tête est tellement lourde. Il l’impression qu’elle va exploser. Il regarde autour de lui. Il prend un certain temps à analyser ce qu’il voit. À perte de vue, s’étend une étrange surface. Cette surface est rougeâtre et luisante.
Mais où… où est-il ? La dernière chose dont il se souvient avant de perdre connaissance…
Il sent une masse envelopper son corps.
Il suffoque, enfoui sous la masse de chair.
Son sang se glace. Il comprend. Il comprend où il est. Il se relève vivement, mais retombe, peinant a gardé l’équilibre sur la surface mouvante, et encore trop engourdie. Il est à l’intérieur de.. De cette chose. Cette chose aux yeux innombrables qui essaya de les engloutir. Non… il doit faire un cauchemar… Ce n’est pas possible ! Il ne veut pas finir comme ça ! Il doit sortir.
Avant que la panique l’envahisse, il remarque quelque chose : il peut voir
Il peut voir autour de lui. Assez bien d’ailleurs. Comment est-ce possible ? Cette chose-là pourtant engloutit non ? Si cela avait été réellement le cas, il ferait bien plus noir. Il ferait totalement noir. Cette lumière, aussi faible, soit-elle, vient bien de quelque part. Une sortie ? Alors, peut être que cette chose ne la pas encore avaler, peut-être qu’il n’est pas encore trop tard pour lui. Peut-être qu’il peut sortir de la Tour et sortir de l’antre de cette chose.
Alors, avec ce mince espoir, il se relève et commence à marcher, non sans peine. Il s’arrête aussitôt. Quel idiot ! Comment a-t-il pu oublier.
Il commence à regarder partout, aussi loin qu’il peut, à la recherche du ciré jaune. Mais, il ne voit rien.
Toujours rien. Mais où elle est ?
Il vacille à sa propre voix. Il l’entend résonner dans le néant qui l’entoure. C’était tellement fort ! Il a oublié qu’il pouvait faire ça. Oooh… ça n’aide vraiment pas son mal de tête. Pendant un instant, il est sur le qui-vive, craignant d’avoir attiré bêtement l’attention. Être "bruyant" a toujours été synonyme de mort certaine dans ce monde. Mais après un moment, il est clair que personne ne vient. Ou alors cette chose est sourde. Il se demande où est la créature qui les poursuivait. Il ne la voit nulle part. Ce n’est pas plus mal, il n’a pas envie de revoir cette vision d’horreur.
S’il est toujours vivant, lui aussi. Et elle ne devrait pas être trop loin. Ils étaient sur la passerelle quand ils fuyaient cette chose immonde. Elle serait partie sans lui ? Non… elle… Elle aurait attendu qu'il se réveille, ou l’aurait réveillé. Alors où est -elle ?
Il essaye de se souvenir. Ils s’échappaient, cette masse de chair, les poursuivait, engloutissant tout sur son passage. Ils avaient réussi à semer cette chose. La sortie était au bout d’une passerelle. Ils n’avaient plus qu’à sortir par le portail. Puis, la passerelle s’écroulait. Six avait atteint l’autre côté. Il a sauté et, avec justesse, elle l’a rattrapé, il ne lui restait plus qu’à le remonter.
Elle le tenait et… et… et puis. Non… ce n’est pas possible… non… non… Jamais elle… pourquoi elle aurait fait ça .
Elle le regarde, avec un visage de marbre qui lui glace le sang…
Puis, elle lâche sa main, le laissant tomber dans l’abysse.
Elle le regarde chuter comme si de rien n’était.
Progressivement, les larmes envièrent ses yeux. Il tombe à genoux, accablé par la réalisation soudaine.
Alors elle la belle et bien abandonné… Ce n’était pas un cauchemar....
Dans un sanglot, il laisse exploser toute sa douleur. Ses pleurs résonnent dans l’abysse. Jamais il n’a pleuré ainsi. Il se moque du bruit qu’il peut faire, ça n’a plus la moindre importance. Il reste là, replier sur lui-même à pleurer toute les larmes de son corps. Envahi par les émotions, il n’est plus capable de raisonner. Il ne peut rien faire face à l’horreur de la vérité.
Il ne sait pas combien de temps il est resté à se morfondre. Mais, une fois avoir épuisé toutes les larmes de con corps, il enfin parvenue a se calmer… Un peu. Enfin, si on veut.
Alors qu’il erre depuis un bon moment dans l’abysse de chair, à la recherche d’une issue., il essaye de comprendre.
Pourquoi elle a fait ça ?
Ils étaient supposés sortir de cette Tour ensemble. Ils étaient presque sortis ! Elle n’avait plus qu’a le remonté, comme elle l’a toujours fait ! Elle n’avait plus qu’a le remonté, et ils étaient libres !
Ils ont toujours été là l’un pour l’autre. Il pouvaient compter l'un sur l'autre. Ils ont traversé tant d’épreuves ensemble. Et maintenant, elle l'a abandonné sans prévenir, sans explication. Et de tous les endroits imaginables… dans cette tour, avec cette chose monstrueuse de chair.
Il aurait tant voulu lui demander.
Et maintenant, il est coincé là, dans cette tour. Il a tellement faim, et il a juste une seule envie, s’arrêter, mais il ne peut pas abandonner, pas encore. Il ne sait pas depuis combien de temps il marche. Il n’a aucun repère, tout est pareil partout. Il pourrait être en train de tourner en rond, il ne s’en rendrait pas compte. Y a-t-il vraiment une issue au final ?
Il regarde tout autour de lui. Rien d’autre que cette surface immonde à perte de vue… … Il se fige. Au loin, il voit de la lumière. Une sortie ? Il se met à courir, emporté, il en oublie tous ses soucie. Il va pouvoir sortir de là. Il ne va pas mourir ici !
Alors qu’il s’approche de la lumière, il commence à distinguer une colline, fait de cette chair sur laquelle il marche depuis tout à l’heure. La lumière vient d’en haut.
Il s’approche de plus en plus de la colline, quand il commence à avoir un mauvais pressentiment. . Il s’arrête net dans sa course. Oh non.. Ils sont là. Il peut les voir. Ces yeux qui les poursuivaient. Ils sont là ! Il a juste envie de rebrousser chemin, mais pour aller où? La lumière vient clairement de là. Et il ne sait pas quand ou même si il va pouvoir trouvé une autre issue que celle-là.
Alors, aussi discrètement que possible, il s’approche de l’amas de chair. Ils ont l’aire de dormir. Tant mieux. Mono regarde plus haut, au sommet de la colline de chair et de yeux endormie. Il y a quelque chose. Une chaise ? Qu’est-ce qu’une chaise peut bien faire là ? Intriguer, il s’approche, s’assure que les yeux immenses dorment toujours. Il n’y en avait pas plus ? Où est le reste de cette créature ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Peu importe ! Il ne va pas rester pour chercher un sens à cette chose. Peut-être qu’il trouvera autre chose là-haut.
Le garçon escalade avec précaution la colline, il ne veut pas réveiller cette chose. Il ignore ses intentions, mais il ne fait aucun doute qu’elle ne soit pas bonne avec la façon dont il a été pourchassé. Il approche de la chaise. Trop grande pour lui, bien trop petite pour un adulte. Mis à part l’emplacement, c’est une chaise tout ce qui a plus ordinaire. Il regarde autour de lui, puis en haut. malgré la nouvelle hauteur, il ne voie rien d’autre autour de lui que cette chair à perte de vue. Alors, ce n’était pas une sortie finalement.
Découragé, il s’apprête à descendre de la colline quand, il se fige, son sang ne fessant qu’un tour.
Un œil le regarde droit dans les siens. Le garçon recule d’un pas.
Puis un autre œil s’ouvre. Et un autre. Et un autre encore.
Il recule, jusqu’à buter contre la chaise. Déstabilisé, il retourne rapidement, seulement pour se retrouver face à une armée de yeux qui se referment progressivement sur lui, tout fixer sur lui. Paniqué, il se cache sous la chaise, aussi futile que ce soit. Sa respiration ne vient difficile. Il est tétanisé par cette vision de cauchemar.
C’est là qu’il se souvient. ’il se souvient où il a vu cette créature : dans ses cauchemars. Il lui arrivait de faire des cauchemars ou ces yeux apparaissaient de nulle part, et le fixaient, en silence. Il se réveillait en sursaut toujours juste après. Mais cette fois-ci… ce n’est pas un cauchemar, c’est la réalité. Il se replie davantage sur lui-même, serrant les yeux.
Les yeux se rapprochent de plus en plus.
“Allez-vous-en !! ” dans une voix étranglée.
Les yeux ne semblent pas émus face à sa détresse et continuent leur progression, essayant maintenant de l’épier sous sa cachette de fortune. Mono sent leur proximité, mais ne veut en revanche ne pas les regarder.
“ lai… laissez-moi” . Tente-t-il de supplier, parfaitement conscient que c’est inutile. Il ne peut que se préparer pour l’inévitable. Mais qu’est-ce qu’ils font ? Pourquoi ils ne le tuent pas ?
“ 𝕆𝕙𝕙𝕙… 𝕡𝕒𝕦𝕧𝕣𝕖 𝕡𝕖𝕥𝕚𝕥𝕖 𝕔𝕙𝕠𝕤𝕖…” Une voix, venant de partout, autre de lui surgie. La voix sonne comme plusieurs à l’unisson, ni masculine ou féminine.
La soudaine apparition de la voix le fait sursauter. Cette chose parle ? Mais… comment ? Avec hésitation, Mono se déroule de sa position protectrice. Il relève la tête et se retrouve à nouveau face à cette armée de yeux. Mais qu’est-ce qu’ils veulent ?
Pendant un moment, ils se fixent l’un l’autre, l’un avec terreur, les yeux remplis de larme, les autres avec curiosité.
“pi…pitié… me… me… ” il est incapable de parler.
“ 𝔸𝕝𝕝𝕠𝕟𝕤, 𝕒𝕝𝕝𝕠𝕟𝕤, 𝕥𝕠𝕦𝕥 𝕧𝕒𝕤 𝕓𝕚𝕖𝕟. ” Roucoulent -ils ces mots, aussi rassurent semble-t-ils, sonnent faux, mais malgré tous, le garçon trouve le courage de répondre. Après tout, il n’a plus rien à perdre.
“Vrai- vraiment ? ” hésite-t-il.
“ 𝕆𝕦𝕚, 𝕒𝕝𝕝𝕖𝕫, 𝕤𝕠𝕣𝕥 𝕕𝕖 𝕕𝕖𝕤𝕤𝕠𝕦𝕤 𝕔𝕖𝕥𝕥𝕖 𝕔𝕙𝕒𝕚𝕤𝕖, 𝕢𝕦𝕖 𝕝’𝕠𝕟 𝕡𝕖𝕦𝕥 𝕞𝕚𝕖𝕦𝕩 𝕥𝕖 𝕧𝕠𝕚𝕣.”
À nouveau, ça sonne faux. Le garçon sent que quelque chose cloche, mais il ne veuille pas prendre le risque de contrarier cette créature. Il est déjà surpris d'être encor en vie. Alors, lentement, il sort de sa cachette.
Une fois sortie, Mono essaye d’essuyer ses larmes, mais il ne s'empêcher de trembler . Pendant un moment, rien n’est dit. Il s’agite sous les regards intenses, ne savant comment réagir face à cette situation inattendue. Le silence devient de plus en plus pesant. Le garçon n’ose pas rendre la parole en premier. Mais, il voudrait tellement savoir ce qu’est cette chose. Peut être qu'ils attendent qu'il dise quelque chose? Alors, avec courage, il prend la parole.
“ qu… qui? ”. Commence-t-il, mais il peine à terminer.
Mono frémit à la soudaine voix, mais acquiesce et continue timidement “ oui… je… vous déjà vue.. dans mes cauchemars ”
Les yeux le regardent intensément. Mono se fait à nouveau petit. A-t-il dit quelque chose de mal ? Il tremble davantage, couvrant sa tête avec ses bras, se préparant au pire.
“… 𝕚𝕟𝕥é𝕣𝕖𝕤𝕤𝕖𝕟𝕥… ” Finissent-ils par lâcher.
Mono se détend un peu, mais il ne reste pas moins appréhensif. Il observe les yeux, ils semblent se regarder l’un l’autre, comme s’ils discutaient, mais en silence. Il ne serait pas dire s’ils sont fâchés ou non, mais ils ont l’air intriguer par sa réponse. Se concertent-ils sur le sort qui lui réserve ? Il aimerait demander, mais il préfère attendre en silence, il ne veut vraiment pas prendre le risque de les contrarier.
Les yeux semblent avoir fini leur “ discutions” et redirige leurs attentions vers le petit garçon, qui les regardent toujours avec inquiétude.
“ ℙ𝕖𝕥𝕚𝕥, 𝕥𝕦 𝕧𝕖𝕦𝕩 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕣 𝕔𝕖𝕥 𝕒𝕓𝕪𝕤𝕤𝕖, 𝕟’𝕖𝕤𝕥-𝕔𝕖 𝕡𝕒𝕤 ? ” Un ne peu plus surprit pas la question, Mono incline la tête et leur donne un regard confus. “Hein ? Pour vrais ? Je peux ? ” Les yeux “acquiescent” en clignant des yeux à l’unisson. Le garçon est septique à cette proposition. Pourquoi l’avoir pourchassé s’ils veulent finalement le laisser partir. Il ne comprend pas. Et si c’était un piège ?
Peut-être qu’il ne devrait pas trop réfléchir et saisir l’occasion. Après tout, encore une foi, a-t-il vraiment le choix ? Alors, sans plus attendre. “ Oui… je veux pas rester- là. ” Les yeux semblent ravis de sa réponse et reculent un peu, lui donnant un peu plus d’espace. Peut-être qui vont lui montrer la sortie ? Mono commence à abaisser sa garde. Ils ne sont peut-être pas si mauvais après tout.
“ 𝕋𝕣è𝕤 𝕓𝕚𝕖𝕟. ℕ𝕠𝕦𝕤 𝕒𝕝𝕝𝕠𝕟𝕤 𝕥’𝕒𝕞𝕖𝕟𝕖𝕣 à 𝕦𝕟𝕖 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕖. 𝕄𝕠𝕟𝕥𝕖 𝕤𝕦𝕣 𝕔𝕖𝕥𝕥𝕖 𝕔𝕙𝕒𝕚𝕤𝕖. ”
Pourquoi ? C’est étrange. Il s’apprête à demander, mais… il ne préfère pas trop poser de questions. Ils pourraient s’offusquer de son impertinence. C’est peut-être une chaise magique après tout. Il y a tellement de choses étranges dans cette tour, alors, une chaise magique ne serait rien d’anormal. Alors, sans plus attendre, il s’exécute et monte sur la chaise.
“ Comme ça ? ” Il se tient debout sur la chaise, et se retourne pour leur faire “ face ” .
La réponse prend un moment à venir
“ ℂ’𝕖𝕤𝕥 𝕡𝕒𝕣𝕗𝕒𝕚𝕥. ” Dise-t-ils avec une sombre satisfaction. Ils commencent a se rapprocher, et sont maintenant plus nombreux qu’avant, apparaissent de partout.
Il n'aime pas ça… Pourquoi les yeux commence à se rapprocher? Il le savait! C’était un piège ! Comment a-t-il pu les croire une seule seconde ?! Il est complètement paralysé, incapable de bouger ou parler. Il seulement se replier sur lui et fermer les yeux. C’est terminer pour lui… Ils sont sur le point de l’englouti quand…
L’air est soudainement différent. Il n’est plus lourd et chaud, mais frais . Il se redresse doucement sur la chaise et ose ouvrir les yeux. Il est dans une immense pièce vide, qui s’étend à perte de vue. Au-dessus de lui, il y a une lumière rosée qui semble venir de nulle part. Mais où il est ? La chose n’est plus là ,en tout cas. Plus loin devant lui, il voit une porte, planté dans le sol. Cette porte est surement la sortie ! Elle va s’ouvrir sur l’extérieure et il sera enfin libre ! Il descend de la chaine et cours vers la porte.
Tiens ? Il n’y a pas de poigne de ce côté. Peut-être de l’autre ? Il y a un œil sculpté sur la porte de cet autre côté, qui regarde vers le bas. Et il aperçoit un signe. Un rond avec une queue vers le haut. Il sait compter, mais vraiment ne pas lire les chiffres. Il se fige, un frisson qui le parcourt. Cette porte, elle ressemble étrangement à celle de ce couloir ou se trouvait… Et si derrière cette porte se trouvait… non. Il.. Il est mort, cet homme est mort. Il ne le poursuivra plus jamais. Il chasse cet affreux souvenir.
La poignée. La voilà ! Et elle est presque à sa hauteur. Mono saute pour atteindre la poignée et la porte s’ouvre vers l’intérieur. Il descend et pousse la porte, impatience de pour voir sortir… hein ? La porte donne… sur la même pièce ? Il voit à nouveau une immense pièce vide, comme celle d'avant, baignant dans la même lumière, avec une chaise au centre. On dirait vraiment la même pièce tout à l’heure. Non. C’est la même pièce. Il passe la porte et se dirige vers la chaise. C’est bien la même.
Il regarde autour de lui et ne voit rien de nouveau. Il s’attendait à ce que cette porte donne sur l’extérieur, ou au moins ailleurs. Comme quand il essaye de la trouver… Il secoue la tête. Ce n’est pas le moment de penser à ça. Il essaye de trouver un sens à cet endroit. Encore faut-il qu’il y en ait un. Il y a toujours ce cadre avec la porte ouverte, plantée dans le sol. Il réfléchit, puis une idée lui vient. Il approche de la porte et l’inspecte d’un pleut plus proche et il y a une poignée d’un côté, là où se trouve l’œil sculpté, mais aucune de l’autre côté. Rien de bizarre pour l’instant.
Il ressort par le cadre et rien ne semble avoir changé. On dirait que cette porte est une porte normale, milieux d’une étendue sans fin. Il fait le tour de la porte et…
Il est choqué par ce qu’il voie : la porte est fermée de ce côté ! Mais, comment est-ce possible ? Il retourne rapidement de l’autre côté, et la porte est bien ouverte ! Et elle donne toujours sur la même pièce. Il retourne de l’autre côté de nouveau et ce côté de porte est fermé. Il fait ce manège quelque foi, avec toujours le même résultat. Mais qu’est-ce que…
Il s’éloigne de la porte, déstabilisé par cette nouvelle étrangeté. Il se prend la tête à deux mains, et tire sur ses cheveux. Il a l’impression de devenir fou! Il sait que cet endroit et bizarre, mais… là, ça dépasse toutes les attentes. Cette porte est à la fois fermée et ouverte et donne pourtant sur la même pièce. Ou pas. Peut-être.
Il décide de tenter une expérience. Il se met à extérieur de la porte et se place sur le côté du cadre. Il se penche de droite à gauche et regarde des 2 côtés l’un après l’autre : Un côté est ouvert et donne, apparemment, sur la même pièce dans laquelle qu’il se trouve en ce moment, et l’autre, elle est fermée. Il regarde du côté ouvert et agite son bras derrière le côté fermé. !?! Il ne voit pas son bras ! C’est de plus en plus bizarre.
Bien. Il est un peu fébrile. Il prend une grande inspiration et essaye autre chose. Il pose sa main sur le côté fermé et passe son autre bras de côté ouvert. Et le résultat est, pour le moins, perturbant : il parvient à faire le “ tour ” du cadre avec son bras, et pourtant, il ne le rejoint pas ! Il devrait pourtant pouvoir toucher son épaule rendue là ! C’est si ce bras avait passé dans une autre dimension derrière cette porte.
Il retire rapidement son bras, comme si il allait disparaitre si il le laissait trop longtemps de “l’autre côté ”. Il le regarde avec horreur et il tire un peu dessus, comme pour s’assurer qu’il est toujours là. Ouf… tout va bien. Son bras est toujours bel et bien là.
Effrayé par le résultat de son étrange expérience, il s’éloigne à nouveau de l’étrange porte, agrippant son bras. C’est vraiment plus que bizarre ici. Il secoue la tête. Mieux ne pas chercher à comprendre. Où est la sortie de toute façon ? Il ne veut pas rester une seconde de plus dans cet endroit de fou !
Il retour à la première chaise et continue a regardé autour de lui. Où est la sortie ? Les yeux, ils ont dit qu’il le ferait sortir. Devrait-il les appeler ? La dernière chose dont il a envie, cette de revois cette abomination. Mais il ne voit pas où aller. Peut-être qu’ils n’ont pas encore activé la sortie ?
Au début, le garçon arrive à peine à émettre un sifflement. Il n’ose pas hausser sa voix. Frustrer, il donne un coup de pied dans l’air.. Il souffle par le nez et essayer a nouveaux “ Hoy ? .”
Rien, peut-être plus fort. “ Hey !” …
“ 𝕄𝕙𝕙𝕙? ” Il sursaute à leur voix. Il regarde vite autour de lui et il ne les voit pas, mais il les entend clairement. “ ℚ𝕦’𝕖𝕤𝕥-𝕔𝕖 𝕢𝕦𝕖 𝕥𝕦 𝕧𝕖𝕦𝕩 ? ” Comment ça, qu’est-ce qu’il veut ?
“ Où… Où est la sortie ?” demande-t-il naïvement. “ 𝔼𝕝𝕝𝕖 𝕖𝕤𝕥 𝕕𝕖𝕧𝕒𝕟𝕥 𝕥𝕠𝕚. ” Indiquent-’ils.
Devant lui ? Mais non. “ Mais cette porte, elle… Elle ne va pas dehors. ” Objecte-t-il
“ 𝔼𝕗𝕗𝕖𝕔𝕥𝕚𝕧𝕖𝕞𝕖𝕟𝕥, 𝕝𝕖 𝕔ô𝕥é 𝕢𝕦𝕖 𝕥𝕦 𝕒𝕤 𝕠𝕦𝕧𝕖𝕣𝕥 𝕟𝕖 𝕕𝕠𝕟𝕟𝕖 𝕡𝕒𝕤 𝕤𝕦𝕣 𝕝𝕒 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕖, 𝕞𝕒𝕚𝕤 𝕝’𝕒𝕦𝕥𝕣𝕖 𝕔ô𝕥é, 𝕠𝕦𝕚 ”
“ L’autre côté ? ” Il réfléchit un instant. Ah d’accord ! C’est vrai qu’il n’a pas essayé d’ouvrir de ce côté. Il ne comprend pas la logique de derrière les portes de cet endroit, mais honnêtement, il semble qu’il en soit dénué de toute façon. “ Ah ! D’accord, merci ! ” Avec cet espoir restauré, il retourne au prêt de l’étrange porte. Il pose ses mains du côté fermé sans poignée et pousse. Hein ? La porte de bouge pas. Il pousse à nouveau de toute sa force. Mais, rien à faire.
“ Hey ! La porte s’ouvre pas ” Appel-t-il dans en airs. Il entend une sorte de pouffement. Est-ce qu’ils se moquent de lui ?
“𝕆𝕦𝕚, 𝕔’𝕖𝕤𝕥 𝕟𝕠𝕣𝕞𝕒𝕝, 𝕝𝕒 𝕡𝕠𝕚𝕘𝕟é𝕖 𝕖𝕤𝕥 𝕕𝕖 𝕝’𝕒𝕦𝕥𝕣𝕖 𝕔ô𝕥é. ” Avec un fond de moquerie.
De l’autre côté ? Mais comment… Ça n’a aucun sens ! Il commence à en avoir assez. “ Mais, de l’autre côté de quoi ? ” S’exaspère-t-il.
… Un petit moment de silence, quand il entend rire. Ou d’un moins ça y ressemble. Il est furieux. Il devient rouge de colère. Ils continuent à les entendre rire. Il n’en peut plus ! Il est révolté. “ MENTEUR! Vous avez menti ! ” Le garçon est tellement en colère qu’il en oublie sa peur.
“ 𝕆𝕙 ? 𝔸𝕧𝕠𝕟𝕤-𝕟𝕠𝕦𝕤 ? ” Ils semblent amusés.
“ Oui ! Vous avez dit que je sortirais de là” fustige-t-il.
“ ℕ𝕠𝕦𝕤 𝕥’𝕒𝕧𝕠𝕟𝕤 𝕕𝕚𝕥 𝕢𝕦𝕖 𝕟𝕠𝕦𝕤 𝕥𝕖 𝕗𝕖𝕣𝕚𝕠𝕟𝕤 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕣 𝕕𝕖 𝕝’𝕒𝕓𝕪𝕤𝕤𝕖, 𝕝à 𝕠ù 𝕥𝕦 𝕥𝕣𝕠𝕦𝕧𝕒𝕚𝕤 𝕦𝕟 𝕚𝕟𝕤𝕥𝕒𝕟𝕥 𝕡𝕝𝕦𝕤 𝕥ô𝕥, 𝕟’𝕖𝕤𝕥 𝕡𝕒𝕤 ? ” Bien que vexé, Momo hoche la tête. “ 𝕋𝕦 𝕟’𝕖𝕤 𝕡𝕝𝕦𝕤 𝕕𝕒𝕟𝕤 𝕝’𝕒𝕓𝕪𝕤𝕤𝕖. ℕ𝕠𝕦𝕤 𝕟’𝕒𝕧𝕠𝕟𝕤 𝕡𝕒𝕤 𝕞𝕖𝕟𝕥𝕚.” Terminent-ils.
En effet. Il n’est plus dans l’abysse, mais ils ont quand même menti sur cette soi-disant sortie ! “ Mais vous aviez dit…que ” il a du mal a respiré normalement “ … av’ez dit que je pourrais sortir” sanglot’ il.
“ ℕ𝕠𝕦𝕤 𝕒𝕧𝕠𝕟𝕤 𝕕𝕚𝕥 𝕢𝕦𝕖 𝕟𝕠𝕦𝕤 𝕥’𝕒𝕞è𝕟𝕖𝕣𝕚𝕠𝕟𝕤 à 𝕦𝕟𝕖 𝕤𝕠𝕣𝕥𝕚𝕖, 𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕖𝕤𝕥 𝕛𝕦𝕤𝕥𝕖 𝕕𝕖𝕧𝕒𝕟𝕥 𝕥𝕠𝕚. ℕ𝕠𝕦𝕤 𝕟’𝕒𝕧𝕠𝕟𝕤 𝕛𝕒𝕞𝕒𝕚𝕤 𝕕𝕚𝕥 𝕢𝕦𝕖 𝕥𝕦 𝕤𝕖𝕣𝕒𝕚𝕤 𝕖𝕟 𝕞𝕖𝕤𝕦𝕣𝕖 𝕕𝕖 𝕝’𝕠𝕦𝕧𝕣𝕚𝕣 𝕕𝕖 𝕥𝕠𝕟 𝕔ô𝕥é. ” Ils ont tellement l’air fiers de leurs cruelles manipulations. Il en a assez de leurs jeux.
Mono se laisse tomber à genoux, brisé. “ Je.. je comprends pas..” Le pauvre garçon est tellement perdu.
“ 𝕋𝕦 𝕒𝕤 𝕖𝕟𝕥𝕖𝕟𝕕𝕦 𝕔𝕖 𝕢𝕦𝕖 𝕥𝕦 𝕧𝕠𝕦𝕝𝕒𝕚𝕤 𝕖𝕟𝕥𝕖𝕟𝕕𝕣𝕖. ”
Alors ils lui ont joué un tour. Il est vraiment coincé là, dans cette tour de cauchemar. . Après avoir été abandonné par sa seule amie sans savoir pourquoi, il va mourir là. Tout seul .
“ 𝕊𝕚 ç𝕒 𝕡𝕖𝕦𝕥 𝕥𝕖 𝕥’𝕒𝕚𝕕𝕖𝕣, 𝕥𝕦 𝕟’𝕖𝕤 𝕡𝕒𝕤 𝕝𝕖 𝕡𝕣𝕖𝕞𝕚𝕖𝕣.”
Il serre ses poings, il les ignore. Il ne veut plus les entendre.
Dans un cri de rage, il se précipite contre la porte et commence à la marteler. Il commence à hurler de désespoir.
"Au secours ! Aidez-moi !" Il frappe sur la porte avec le peu de force qu'il lui reste. Il continue désespérément. "Quelqu'un ! N'importe qui ! " Il continue jusqu'à ce qu'il soit complètement épuisé.
Il se laisse glisser contre la porte, en pleurant et tremblant.
"Aidez-moi... Aidez-moi..."