Арсенал / Arsenal (dir. Alexandre Dovjenko, 1929)
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Арсенал / Arsenal (dir. Alexandre Dovjenko, 1929)
Арсенал / Arsenal (dir. Alexandre Dovjenko, 1929)
Illustrations in the book ‘Le Cinema Sovietique Par Ceux Qui L’ont Fait’ - 3
http://lemiroirdesfantomes.blogspot.fr/2017/11/arsenal-la-greve.html?view=magazine
CDC96
Couverture : Les Quatre cents coups de François Truffaut
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein par Jean Domarchi Le Poème de la mer d’Alexandre Dovjenko et Julia Solnsteva par André Martin La semaine du cinéma soviétique par Jean Douchet, Fereydoun Hoveyda, Louis Marcorelles, André Martin et Eric Rohmer Cendres et diamant, Andrzej Wajda et le cinéma social polonais par Jerzy Plazewski Walerian Borowczyk et Jan Lenica par André Martin Festival de Cannes par Charles Bitsch, Jacques Doniol-Valcroze, Jean-Luc Godard, René Guyonnet, Louis Marcorelles et Georges Sadoul
Critiques : Les Tripes au soleil (Bernard-Aubert)
Notes sur d’autres films (Les Dragueurs, Des Femmes disparaissent, Un témoin dans la ville, Trois bébés sur les bras, Tarawa, tête de pont)
"Nul autre film, plus que celui-là, malgré les conditions si particulières et regrettables de son tournage, ne pourrait donner une impression plus grande d'œuvre menée par un créateur unique. Pourtant ce n'est pas tellement l'impression d'un principe dominateur, d'un esprit responsable de toutes les options correspondant à la notion d'auteur de cinéma, aujourd'hui si souvent louangée, qu'offre Le Poème de la mer, ce projet de Dovjenko mis au propre par sa femme. L'effort singulier du cinéaste pour conserver à chaque personnage leur idiosyncrasie, pour retrouver le roulement inimitable de leur pensée, révèle un respect de l'individualité des personnages qui semble échapper aux tendances créatrices des auteurs de cinéma à politique d'auteur, soucieux surtout de l'évidence de leur position centrale, selon une attitude beaucoup plus impressive qu'expressive qui impose à leurs œuvres des limites humaines dommageables. Il est d'autant plus curieux que cet exemple nous vienne d'une société de type nouveau et envahissant où le prestige de l'individualisme (comme sur tout le reste de la planète d'ailleurs) semble quelque peu décliner." Le testament de Dovjenko sur Le Poème de la mer d'Alexandre Dovjenko et Julia Solntseva par André Martin
"Le cinéma d'animation ne doit plus maintenant demeurer confiné dans les ordres du plastique et du graphique et se contenter d'écrire le réel. Il doit se servir aussi du pouvoir de reproduction de la photographie, de son réalisme figuratif ; rendre le concret, le palpable, le périssable comme le cinéma de prise de vue directe. Mais en conservant la distance, le dédain, l'ironie d'une expression moins contingente que celle du cinéma normal complètement livré aux choses. Ce mode d'utilisation des éléments photographiques, beaucoup de créateurs y songent. Je connais quelques réalisateurs qui, pour avoir brillamment expérimenté ce que l'on pouvait tirer du rayonnement des documents photographiques inertes, travaillent à les mettre en série, avec l'intention d'en tirer une authentique expression cinématographique. La leçon de la chronophotographie doit maintenant apparaître plus clairement aux animateurs comme aux cinéastes de prise de vue directe, afin de faciliter cette fusion désirable de deux ordres techniques encore étrangers, celui de la cadence normale et constante d'enregistrement et celui des cadences de "truquage". Afin que, grâce à des modulations imperceptibles, le langage du film, sans quitter la reproduction photographique du réel, puisse passer du défilement standard à l'image par image ou à des enregistrements à vitesse accélérée, gagnant ainsi en souplesse, en richesse et en personnalité. Si l'on veut quelque peu renouveler le Septième Art ce n'est plus la photographie qui doit être la servante du cinéma, mais le Cinéma qui doit apprendre à servir la photographie." Borowczyk et Lenica reviennent aux origines sur Walerian Borowczyk et Jan Lenica par André Martin
"Eclatée en début de Festival, la bombe Truffant aura retenti jusqu'à la fin et son écho se prolongera longtemps encore. Il y a deux ans, un an encore, Les Quatre cents coups seraient apparus très exactement comme l'antifilm de Festival, tant par la personnalité de leur auteur que par le style du film et son mode de production. Le fait qu'il contraigne aujourd'hui sur la Croisette cinquante producteurs de type classique à se poser des questions angoissées et à chercher à produire des films de même type marque une date dans l'histoire du cinéma français d'après guerre. Nous, nous qui disons ces vérités ici et ailleurs depuis longtemps, nous et d'autres avions compris depuis longtemps, et la démonstration Chabrol aurait dû suffire. Les Quatre cents coups ce ne serait au fond qu'un film bouleversant et la confirmation du talent de l'ami François, si ce n'était soudain aussi la fusée qui éclate en plein camp ennemi et consacre sa défaite par l'intérieur. L'intérêt que l'éclatement soit ressenti à Cannes, c'est qu'il y a à Cannes, rassemblé, le nombre exact, suffisant et nécessaire de producteurs, distributeurs, exploitants, réalisateurs, techniciens, acteurs et personnages officiels, pour que ce soit en un éclair tout le cinéma français qui accuse le coup et, avec des degrés différents de bonne foi selon les gens, se mette à réfléchir. Toute victoire contient en son germe la revanche du vaincu et il est possible qu'il y ait un jour un retour de manivelle d'autant plus vif que vif fut le choc, mais il est certain - et c'est cela d'abord qui compte - que quelque chose de nouveau va commencer, que la porte ébranlée sous les coups de Chabrol, Franju, Rouch, Reichenbach et autres gaillards de même calibre, la porte à laquelle frappait déjà lointainement - ne l'oublions pas - Astruc et même Vadim, la porte soudain cède et qu'un avenir commence." Sur Les Quatre cents coups de François Truffaut au Festival de Cannes 1959 par Jacques-Doniol Valcroze
Alexandre Dovjenko, La Terre, 1930
Alexandre Dovjenko, La Terre, 1930