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Exemples artistiques de différents corps vécus utilisés dans l’art.
Les différences quelles soient morphologiques , biologiques ou sexuelles étant enregistrées et souvent remises en question par la culture, certains décident de s’en servir pour questionner cette hiérarchie des différences en utilisant comme symbol utopique la mer. C’est le cas de Louie Psihoyos, réalisateur du lm documentaire sur les causes de disparition d’espèces animales : « Racing Extinction ». Le réalisateur propose ici une interprétation pour une chanson originale du lm de J.Raph; « Manta ray ». Elle fut écrite pour une artiste transsexuelle revendiquant sa fluidité sexuelle: Anohny Hegarty. Cette chanson illustre la nécessité de préserver les fonds marins : « sans la biodiversité, je ne suis rien ». Le choix de l’interprète ne peut être anodin, il sous- entend et défend l’acceptation des fluidités et des différences identitaires présentes de façon naturelles dans le milieu marin. Une acceptation que ces artistes aimerait voir également pour notre société. Anohny Hegarty sera la première artiste transgenre à être nominée aux Oscars, une cérémonie qu’il boycottera car paradoxalement à cette nomination, Anohny Hegarty ne sera pas invité a interpréter le titre en question comme à toujours était coutume de le faire pour des raisons de rentabilité économique.
Les différences sexuelles étant à l’origine des diversités morphologiques, il est question dans cet exemple de défendre les différences de capacités motrices avec les performances de Sue Austin, une femme ayant perdu sa mobilité a cause d’une maladie. Elle questionne avec ces différentes actions la vision de la société sur le handicap qui est souvent vu comme une prison, une soustraction dans la condition d’une vie. Voyant dans son handicap une nouvelle façon de vivre son corps; elle inventa ce qu’elle appelle un « fauteuil roulant sous marin » avec lequel elle tente de faire redécouvrir les capacités des corps à s’adapter et à trouver une place dans un milieu différent, ici le milieu marin qu’elle associe à la liberté . Elle joue avec les possibilités de mouvements à 360° et e ace la hiérarchie du modèle du corps créée par la culture en donnant envie à tout le monde de se déplacer également grâce à ce fauteuil. Ils y verraient alors une nouvelle forme de liberté.
L’artiste Shih Chieh Huang quant à lui, par le biais d’installations et de son processus de création qui consiste à mélanger technologie et récupération de matériaux pauvres « contemporain » tels que des sacs plastiques, recréer dans un univers fantasmé, digne d’une scène de science- fiction les organismes des profondeurs (que l’on n’observent que par le biais de caméras) qui utilisent la lumière comme attraction ( sexuelle, pour les proies ou la défense). L’utilisation des matériaux pauvres est ingénieuse car elle associe à l’oeuvre ces dizaines de millier de déchets qui polluent la mer et leurs rangs. Le choix du mélange des matériaux technologiques tels que les les moteurs robotisés avec les sacs plastiques placent au même niveau chacun de ces matériaux quels que soit leur valeur. Les matériaux se complètent alors et sont exploités pour leurs qualités respectives. C’est cette parfaite équité des fonctions qui illustre assez justement la pensée horizontale de la mer.