Si simple et si compliqué à la fois.
Moi qui pensais être celle qui te ferait du mal en partant. Se rendre compte que c’est le contraire. Ne sommes nous pas tous de simples miroirs ? Projeter sa propre peur inconsciente sur l’autre. Penser qu’il réagirait de telle manière. Anticiper.
Règle n°3 : Ne pas faire de supposition.
Je n’aurai jamais imaginé de tels aux revoir. J’étais déçue, déstabilisée, je n’arrivais pas à m’accorder le droit d’être vulnérable devant toi, dans tes bras. Ravaler mes larmes par fierté. Pour coller à mon personnage. Un mensonge qui me colle tel une étiquette indécollable. Et pourtant, je n’en veux plus de cette étiquette.
Je veux être vulnérable. je veux sentir chaque émotion me traverser. Bonne comme mauvaise. Les sentir, les ressentir, les laisser passer telles des vagues.
J’ai mille fois voulu te dire je t’aime. Et mille fois ces mots si simples sont morts sur mes lèvres.
Parce que je n’ai jamais appris à dire.
Parce que mon passé m’a construit et que tous les jours je travaille à devenir celle que je souhaite et celle que je souhaite être veut te dire “je t’aime”.
Je t’aime pour être entrée dans ma vie.
Je t’aime pour m’avoir fait rire.
Je t’aime pour les causes qui te tiennent à coeur et que tu défends si bien.
Je t’aime pour tes passions que tu me fais partager.
Je t’aime pour ton humour, ton sourire, ta bienvaillance et qu’en tu la ratrappe lorsqu’elle essaie de se faire la malle.
Je t’aime pour ton esprit vif, tes peurs, tes questionnements, ton égo qui pointe le bout de son nez de temps en temps.
Je t’aime de par la façon dont tu parles. La façon dont tu te protèges, ta fausse indifférence, tes indécisions, tes incertitudes cachées sous des airs extravertis.
Je t’aime pour ta manière de te mouvoir, d’habiter ton corps en entier et d’apprendre à l’aimer.
Je t’aime pour tes piques d’énergies et tes siestes de douze heures.
J’aime le grain de ta peau, ta chaleur, la commissure de tes lèvres et l’arrière de tes oreilles.
Je t’aime dans ton entité entière.
Parce que j’accepte la personne que tu es en entier. Et pour la première fois dans ma vie je ne me pose pas la question “il y a sans doute mieux”.