Le nom du monde est tristesse.
Rien Ă se dire. Rien Ă se raconter.
Une gravité entre nous. Des yeux qui retiennent leur larmes.
La prise de conscience qu'on a vraiment rien Ă se partager.
Te voir changer d'apparence.
Avoir envie de pleurer. J'aimerai ressentir. Mais je ne ressens rien.
Alors c'est bel et bien la tristesse qui comble ce vide.
Quand vais-je te laisser complètement partir ?
Quand vais-je arrêter de croire que ça peut changer entre nous ?
Quand vas-tu arrêter d'y croire aussi ?
Le nom du monde est tristesse.
Le nom de mon monde est tristesse.
Mais je fais confiance à ma mémoire défaillante pour bientôt oublier. Le grand remplacement de la tristesse par l'oubli puis de l'oubli par la culpabilité lancinante de celle qui se juge de ne pas avoir assez essayée. Pas avoir assez fait. Pas avoir assez dit. Pas avoir assez ressenti. Pas avoir assez.
Je te vois. Tu changes. Je te vois. Tu bouges. Comme jamais je ne t'ai vu bouger en un an.
Je me vois qui t'observe. Je me vois qui s'attend Ă retomber amoureuse. Je me vois tristesse de ne rien ressentir.
Alors le pourquoi s'installe ? Tu représente pourtant l'idéal créé par mon imaginaire. Tu es là , physiquement là , dans toutes tes cellules et pensées. Et pourtant le cap à l'air d'être passé.
Ou peut être est-ce trop tôt ? Ou peut être est-ce trop tard ?
Le nom du monde est tristesse.
J'aimerai me blottir dans tes bras. Et pourtant me blottir dans tes bras n'y changerai rien.
La tristesse exploserai. Accompagnée de la vérité: Je ne t'aime plus. Je ne ressens plus pour toi. Ni pour personne d'ailleurs.
J'ai le regard tourné vers l'horizon. Beaucoup trop tourné vers l'horizon dès à présent.
Et je l'ai voulu. Je l'ai cherché il y a peu et pourtant déjà tellement longtemps.
Que suis-je venue chercher ce soir ? Qu'es-tu venu chercher ce soir ?
Nous sommes repartis chacun de notre coté, avec notre tristesse pour seule compagne. Et ces questions dans nos têtes. On se cherche mais on ne se trouve pas.
Le nom de notre monde est tristesse.