L’INRS et l’ANDRH signent une convention de partenariat
L’INRS et l’ANDRH signent une convention de partenariat
Paris, le 5 avril 2017. L’année 2017 n’est pas une année comme les autres pour les deux organisations créées en 1947.
A l’occasion du « dîner-débat 7.0 » de l’ANDRH, en présence de Jean Auroux, ancien Ministre du Travail et grand témoin du dialogue social en France, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles…
La stratégie perdante des hauts potentiels dans les entreprises
La gestion des talents des entreprises françaises
En mars 2015 L’ANDRH, Féfaur et Cornerstone OnDemand ont publié pour la deuxième année consécutive une étude conjointe sur la gestion des talents dans les entreprises françaises.
Ce que l’on en retient :
La France, et les entreprises françaises n’arrivent pas à sortir du prisme ô combien réducteur de l’élitisme. En effet l’étude démontre que…
Les Trophées ANDRH Junior mettent en compétition chaque année denombreux travaux d’étudiants en Ressources Humaines.
Présélectionnés par un jury de professionnels sur dossier, les candidats ont défendu leur projet au cours d’une audition dans le but de rester en compétition, jusqu’à la date clé du 24 mars 2015 où l’ANDRH récompensera les meilleurs travaux pendant une cérémonie dédiée.
5 étudiants SUP des RH ont envoyé leur candidature, coachés par l’équipe pédagogique qui a dû choisir ses représentants parmi 11 prétendants.
Nous vous présentons aujourd’hui Kévin Fornier, qui relate son expérience dans l’aventure :
« Après l’obtention d’un DUT GEA en province, j’ai intégré la licence « Chargée des Ressources Humaines » en alternance au sein d’un sous-traitant d’Airbus, qui m’a permis d’être rapidement opérationnel sur des sujets spécifiques tels que les relations sociales et la formation professionnelle. La complémentarité entre les cours théoriques et la mise en pratique en entreprise a été un des points forts de ce cursus. Depuis 2013, j’ai rejoint la Direction RH France du groupe Saint-Gobain dans le cadre du master « Responsable en Management es Ressources Humaines », où je parfais mes compétences en développement RH, en droit collectif du travail et en relations sociales via ma thématique de mémoire « La négociation collective et ses enjeux ». C’est dans ce cadre que ma référente mémoire, Myriam Debodard, m’a proposé de participer aux Trophées de l’ANDRH Juni’Or 2015 car ma problématique pose un regard novateur et très pratique sur le sujet. J’ai tout de suite accepté car j’aime relever les challenges. C’est aussi l’occasion de se faire remarquer auprès de la plus grande communauté RH de France ! Je ne regrette pas du tout de m’être embarqué dans cette aventure car j’ai véritablement été accompagné tout au long de ma phase d’écriture par ma référente. Elle s’est toujours rendue disponible pour répondre à mes interrogations et m’aider dans mes reformulations, le matin comme le soir, à l’école comme pendant les vacances de Noël. Aujourd’hui, j’attends le retour de l’ANDRH pour savoir si je serai convoqué devant un jury composé d’une quinzaine de DRH. La pression monte mais quoi qu’il advienne, le plus important est de participer ! »
Voici la synthèse que Kévin a présentée au jury.
Kévin a été présélectionné par le jury des Trophées ANDRH sur dossier, mais le niveau de la compétition était si haut qu’il n’a pas pu accéder à l’étape finale, la soirée de remise des prix.
Nous tenons à remercier Kévin d’avoir représenté SUP des RH dans cette compétition avec d’autres de nos étudiants, dont nous vous présenterons le travail également.
L’autre jour, le député Hervé Mariton, heureusement réélu dans la Drôme, a posté sur Facebook un article d'Europe 1 dans lequel on peut lire que l’Association nationale des DRH propose une modification des règles concernant les jours fériés (et donc chômés).
Trois jours actuellement sans travail perdraient leur date fixe et seraient utilisables au gré des salariés suivant leur envie. Ceci, explique l’ANDRH, pour s’adapter à la diversité de notre société. Les juifs et les musulmans pourraient ainsi être mieux traités par notre calendrier : qui pourrait s’absenter pour le jeûne de Kippour, qui pour soulager un peu les efforts consentis pendant le mois du Ramadan ou que sais-je… Le député n’avait pas manqué de s’en inquiéter, se disant entièrement opposé à cette idée.
Cette proposition est sans doute d’une très grande sincérité. En effet, je ne crois pas que l’ANDRH l’ait formulée seulement pour favoriser la condition économique des entreprises en « lissant » les absences pour cause de jour férié. Même si cela fait, semble-t-il, partie des raisons invoquées, les entreprises n’auront pas forcément grand’ chose à gagner à voir leurs employés chrétiens (du foi ou de culture) s’absenter par habitude pour ne laisser derrière eux qu’une minorité de salariés qui auraient choisi une autre date : pas facile de faire tourner une boutique qui se trouve en fort sous-effectif. En outre, une telle mesure risquerait aussi de poser quelques soucis aux chefs d’entreprises et managers qui, peu au fait des coutumes minoritaires, pourraient se trouver en butte à des situations complexes si une partie de leurs effectifs quittent la maison alors qu’ils ont cruellement besoin de personnel.
Mais au-delà des conséquences assez imprévisibles que pourraient entraîner une telle modification, l’idée des DRH de France est mauvaise d’un point de vue social et politique. Entériner une telle réforme reviendrait à accroître un peu plus le morcellement de la société française et donc la déliquescence des liens sociaux qui se fondent sur un rythme de vie commun et durable. Dans ce contexte, trois jours fériés chrétiens, comme bien d’autres choses qui ont forgé l’identité et la culture françaises (et européennes), revêtent une importance que beaucoup ne soupçonnent pas.
La même question s’était posée lorsque le gouvernement Fillon, pour des motifs ouvertement économiques, avait voulu étendre les possibilités de travail le dimanche. À l’époque, certains députés de droite (en particulier élus dans les départements concordataires) s’y étaient opposés considérant que cette réforme risquait d’éroder un rythme social essentiel de la vie en société. L’Église avait abondé dans leur sens, invoquant aussi le repos hebdomadaire, venu tout droit du Livre de la Genèse, comme élément essentiel de la vie des Français.
Assez curieusement, l’ardeur de l’Église de France à défendre les us hérités de la religion chrétienne semble s’être considérablement émoussée. L’épiscopat, par la voix de monseigneur Podvin, a accueilli favorablement la proposition de l’ANDRH, considérant que l’Église n’avait pas le monopole du calendrier dans la République laïque. C’est techniquement vrai mais historiquement faux. Si, malgré la loi de 1905, les républicains ont, depuis des décennies, maintenu les jours fériés d’origine chrétienne, c’est parce qu’ils étaient inscrits dans l’ordre social. Ces jours, l’Église les avait fixés longtemps auparavant. L’argument de l’évêque ? La diversité, là aussi. L’éternelle diversité dont la promotion est garantie de paix et de sérénité. Nos évêques cautionnent ainsi sans rougir la liquéfaction de ce qui fait partie des charpentes du corps social français. Dans une vision idéalisée de la coexistence de « communautés » de cultures différentes, ils font rigoureusement la même erreur que les DRH, sauf que, contrairement à eux, ils ont fait profession d’œuvrer au bien et à l’unité de la société tout entière…
Créée en 1947, l’ANDRH est une association loi 1901 au service des professionnels des ressources humaines, représentant les entreprises et organisations de tous secteurs d’activité et de toutes tailles, publiques et privées, nationales et internationales. Avec plus de 5 000 membres, organisée en 80 groupes locaux, dont 18 en Ile-de- France, elle est la plus grande communauté de professionnels des ressources humaines en France. Depuis plus de soixante ans, l’ANDRH anticipe et accompagne l’évolution des métiers des ressources humaines et est devenue, au fil des années, la communauté de référence dans le débat RH.
L’ensemble des études et travaux menés au sein de ses groupes locaux, des commissions nationales et, en particulier, lors de son Tour de France, nourrit chaque année la réflexion autour d’un thème central qui donne lieu à des propositions présentées lors des Assises nationales de l’ANDRH. En 2010, ce sont les défis de l’après crise qui ont été au cœur des débats avec trois problématiques retenues à cette occasion : la santé au travail, l’engagement des salariés et la gestion des talents.
Engagée aux cotés des entreprises, organisations et associations, l’ANDRH travaille avec les partenaires sociaux, les élus locaux et les représentants de l’Etat pour présenter et affirmer sa vision, toujours soucieuse d’inciter à l’échange et favoriser la coopération de l’ensemble des acteurs et décideurs.