« Infinite loss », de Charles Robinson et Xavier Mussat, Apocope, février 2018
Les dessins sont de Xavier Mussat, les textes de Charles Robinson, et ce petit livre (infiniment) noir est la première référence d'un label, Acopocope monté par le premier : label, le terme est ici usé à dessein, car Mussat est par ailleurs musicien noise et expérimental ; on peut prévoir d'autres sorties encore plus mixtes, sons, textes et dessins voués ici à se répondre et s'amplifier – qui la pédale, qui l'effet, c'est indéterminable. Et ça l'est d'emblée dans cette première parution, Infinite loss (littéralement « perte infinie »), répond à une double contrainte (pour Xavier, des dessins à tenter de refaire de mémoire, ceux d'un carnet perdu ; pour Charles, répondre à ces nouveaix dessins, et tenter de faire écho à ce qu'ils disent de la perte). L'objet n'en est que plus fascinant, la conversation entre les formes (agglutinantes, enchevêtrées, hyper-charnelles pour le dessin ; assertive autant que mystérieuse pour le texte) fonctionne. On s'y perd, infiniment,
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