Le Jean Gabin est un cinéma partisan, classé Art et Essai, qui fonctionne grâce aux subsides de la commune d’Eymoutiers. En plus de sa programmation dite "classique", il projette des films consacrés aux minorités raciales, sociales ou sexuelles qui sont suivis de débats. Dès la prise de fonction de Bolsonaro (qui s'est empressé de supprimer le ministère de la Culture dès son intronisation), le Jean Gabin a organisé un cycle sur le cinéma brésilien. La projection d'un documentaire sur Jacques de Bollardière (le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l'usage de la torture pendant la guerre d'Algérie), fut suivi d'un débat animé, accompagné d’un thé à la menthe et de délices sucrés du Maghreb. En ce moment et jusqu'au 28 septembre, le cinéma propose la première édition du festival Horizon vert, un festival d'écologie et de films en circuit court. L'un de ces films sera proposé en ciné-concert. Cool ! L’existence de cette salle, dans la petite ville d'Eymoutiers est une volonté politique au sens premier du terme, celle du choix culturel de la cité. Comme Christian Lapie, cité précédemment, j'ai été moi-même très agréablement surprise cet été, par la place omniprésente que tient la culture en Limousin, même dans les villages isolés du monde. Les gens qui vivent dans ces petites cités et villages, près d'un patrimoine bâti qu'ils mettent en valeur avec passion, au milieu de statues contemporaines et d'expositions photos à ciel ouvert, ont tous le sourire aux lèvres et l'accueil chaleureux. La culture peut sauver le monde et les Limousins nous le prouvent !



















