BATMAN - YEAR ONE (2011)
Le lore de Batman est infini, et DC profite pleinement de cette opportunité pour sortir BATMAN YEAR ONE, qui nous éclaire sur une période-charnière de la timeline du Chevalier Noir: le futur commissaire Jim Gordon débarque à Gotham, pendant que Bruce Wayne revient de son exil et commence à porter la cape. Chapitré par dates-clés, YEAR ONE nous en apprend donc plus sur l'époque où Selina Kyle fuyait les réseaux de prostitution tout en devenant la future Catwoman, et surtout sur les doutes de James Gordon, à l'aube d'être père, flirtant avec l'adultère mais devant prouver sa valeur de flic: survolant cette première année de Batman, le film bien que court -64 minutes générique inclus- de Sam Liu apporte sa pierre à l'édifice. Tout en subtilité et en maturité, YEAR ONE s'attaque à ce second passage à l'âge adulte de Bruce Wayne -qui fête les 18 ans de la mort de ses parents-, lié chronologiquement à Jim Gordon, simple inspecteur en proie au doute loin d'être la charismatique figure du commissaire que l'on connaît. Et ce n'est pas plus mal, YEAR ONE se détachant des bad-guys explosifs de rigueur en ajoutant une touche parfois presque "slice of life" dès que la narration traite du policier moustachu. Semant les graines du mythe, l'animation du film brille de temps en temps par sa fluidité, instaurant les bases d'un univers prêt à entamer une expansion énorme. S'achevant sur le nom du Joker, murmuré par un des protagonistes, YEAR ONE est une fenêtre ouverte sur une partie de la genèse d'un des plus grands super-héros de tous les temps : on apprécie ce traitement honorable et réussi, équilibré, qui fait de ce long-métrage un des animés DC à ne pas negliger dès lors qu'on apprécie l'homme-chauve-souris. Old-school, nostalgique, l'intimisme de YEAR ONE nous prouve que Batman est intemporel, de par les infinies relectures et interprétations que son monde offre. Gotham rules.
YEAR ZERO /20















