Fais-moi écouter ton rire - Tickle fic Ienzo - Kingdom Hearts
Si Demyx se rendait si souvent dans ce laboratoire sombre et ennuyeux, c’était avant tout pour pouvoir profiter de l’adorable frimousse d’Ienzo. Pourquoi n’avait-il jamais remarqué à quel point il était mignon ? Ses yeux saphir étaient doux et sa longue frange qui lui tombait les yeux lui donnait un petit côté rebelle. Ienzo avait tout juste vingt et un ans. Il sortait de l’adolescence, mais son sérieux le faisait ressembler à un adulte accompli. Pourtant, certaines de ses mimiques et réactions témoignaient clairement de son jeune âge. Even et Ansem chuchotaient parfois que leur protégé se montrait bien plus expressif qu’autrefois et qu’il avait l’air heureux.
− J’ignore la raison, mais ta présence semble détendre un peu l’atmosphère, lui dit un jour Even. Enfin, c’est surtout que c’est agréable de voir Ienzo sourire à tes remarques déplacées. En temps normal, nous n’autorisons personne à pénétrer le laboratoire mais nous allons faire une exception pour toi. A condition bien sûr que tu ne touches à rien, que tu signes une décharge comme quoi tu garderas le secret sur nos recherches et surtout que ta présence ne distrait pas non plus notre garçon.
Demyx ne saurait dire si Even le remerciait ou le menaçait. Plus tard, Ansem lui expliqua qu’Even possédait une très grande fierté et qu’il n’admettrait jamais qu’il lui était redevable. Déjà pour l’avoir aidé dans sa rédemption, mais également pour égayer un peu le cœur d’Ienzo qu’il aimait comme un fils.
− Au début, c’était un enfant silencieux, inexpressif, juste calme et obéissant. Jamais un sourire, jamais un mot plus haut que l’autre, raconta Ansem. Even n’aime pas les enfants, mais Ienzo était tellement avide de connaissance qu’il a accepté de s’en occuper. Il s’est rapidement attaché à lui, notamment depuis qu’Ienzo lui a offert son premier sourire, après qu’Even l’ait laissé participer à une petite expérience. Ça a été comme un coup de foudre. Il ne l’avouera jamais mais il adore ce gamin. Et ce qu’il aime plus que tout, c’est le voir sourire, voire rire de bon cœur. Ce qui n’arrive que très rarement. Ienzo reste principalement un jeune garçon calme et studieux. C’est pour ça que c’est bien qu’un autre garçon de son âge le côtoie. D’autant plus qu’Ienzo t’aime bien. Il dit que c’est assez facile de parler avec toi.
− Hum, donc vous aimez le voir rire.
Cette déclaration intrigua Demyx. Le vieux Ansem avait raison. Ienzo restait la plupart du temps stoïque, son joli visage rigide. Un véritable gâchis. Lui aussi aimerait le voir sourire plus longtemps qu’une demi-seconde. Cela le sublimait, lui rendait son âge légitime, et le musicien fondait devant ce spectacle. Il avait essayé toute sorte de blague, imitation, Ienzo décrochait à peine plus qu’une petite risette. Demyx décida alors de passer à l’étape suivante. Il n’était pas sûr que les papas poules du jeune homme le laisse faire, aussi il guetta l’occasion parfaite, impatient comme jamais.
L’été arriva au jardin radieux. A cette occasion, le jeune scientifique n’avait enfilé qu’un tee-shirt sous sa blouse. Blouse qu’il retira bien vite lors de sa pause. S’il régnait une certaine fraicheur dans le laboratoire, ce n’était pas le cas de la salle de repos pleinement exposée aux rayons du soleil. Demyx et lui étaient seuls pour le moment. Even et Ansem terminaient la rédaction de rapport, et Dilan et Aeleus ne devraient pas tarder à les rejoindre aussi. Les quatre apprentis et leur maître se débrouillaient pour se poser tous ensemble, comme s’ils se réunissaient en famille. Demyx avait donc rarement du temps seul à seul avec Ienzo. C’était une occasion unique, il devait essayer. Le jeune garçon se tenait debout devant la table, en train de verser du café dans plusieurs tasses. L’une d’entre elles lui était destinée, à lui qui n’était ni scientifique, ni un garde, juste un squatteur. Cette attention le toucha. Il aimait de plus en plus ce garçon. Il avait aussi envie de l’entendre rire. Allait-il avoir le coup de foudre comme Even ? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir.
Demyx attendit qu’Ienzo repose la carafe de liquide avant de se jeter sur lui par derrière, lui agrippant ses côtés. Le plus jeune sursauta et se raidit, surpris par ce contact soudain. Demyx commença à peine à bouger ses doigts qu’un petit cri aigüe s’éleva dans la pièce. Le blond afficha un sourire espiègle et il souffla à l’oreille d’Ienzo.
− On est chatouilleux, petit génie ?
− Que… Hahahahahahahahahaha… Mmmmmh
− Oh, on essaie de se retenir de rire ?
Ienzo avait mis ses deux paumes devant sa bouche pour s’empêcher de rire, laissant ainsi la voie libre aux mains baladeuses de Demyx qui montaient et descendaient le long de ses flancs, s’aventurant quelques fois sur son ventre. Il ne pouvait malheureusement pas tester les aisselles généralement sensibles parce qu’Ienzo serrait fort ses bras pour leur bloquer l’accès.
− Ça chatouille, n’est-ce pas ? Allez, laisse-toi aller. Fais-moi entendre ton rire.
Ienzo fit non de la tête tout en essayant encore de retenir ses rires. Les doigts de Demyx bougeaient à des rythmes différents, rendant la torture encore plus terrible. Les mouvements étaient précis, rythmés, typiques d’un musicien qui possède des phalanges bien souples et entrainées.
− Tu sais que je peux continuer comme ça pendant encore longtemps. Tu finiras par craquer. Je sais être obstiné quand je le veux.
Les doigts passèrent des flancs au dos, remontant ensuite le long des biceps collés au corps, passant très près de la zone protégée.
− Et ces aisselles, pourquoi tu protèges ces aisselles ? Elles sont chatouilleuses ces aisselles ? C’est ton point faible ces aisselles ? Laisse-moi essayer.
Ienzo fit encore non de la tête et tenta d’échapper aux attaques de Demyx qui effleuraient maintenant son cou avant de descendre à nouveau sur les flancs. Il avait beau remuer, le musicien le suivait partout où qu’il aille, guettant la moindre faille pour accéder à ses aisselles.
− Hahahahahahaha… Mmmmmh.
− Guili Guili. Allez dis-le, dis-le que ça chatouille. Guili Guili.
Niveau sensibilité, les flancs n’étaient pas en reste non plus. A vrai dire, Ienzo se souvenait qu’Ansem lui avait déjà fait des chatouillis gentils dans son enfance. Il craignait surtout sur le haut du corps, tout l’inverse d’Even chez qui il avait découvert la grande sensibilité sur la partie basse, à ses dépens car le scientifique blond s’était bien vengé. Probablement la seule fois où ils avaient « joué » ensemble, Ienzo n’ayant plus osé quoi que ce soit ensuite. Even avait été très convaincant et sans pitié.
Mais son pire souvenir de l’époque était avec Braig. L’ancien apprenti l’avait carrément torturé. Il l’avait plaqué au mur, les bras retenus au-dessus de sa tête et ses aisselles chatouillées sans pitié. Ienzo avait réalisé qu’elles étaient son point faible, son endroit le plus chatouilleux, surplombant largement le reste de son corps. Les chatouilles sous les bras lui feraient avouer n’importe quoi. Elles étaient juste trop intenses, et Ienzo avait supplié encore et encore Braig de s’arrêter tant la sensation était insupportable. L’amusement était vite devenu une vraie torture. A l’époque, l’espiègle garde n’avait pas pensé à mal. Quand il avait dû justifier à Ansem pourquoi il l’avait mené au bord de l’asphyxie, il avait simplement répondu que le gamin avait l’air triste et qu’il l’avait donc fait rire.
Ienzo ne savait pas pourquoi Demyx s’était mis à le chatouiller aujourd’hui. Il ne pouvait pas vraiment le lui demander pour le moment. S’il retirait ses mains de sur sa bouche, il s’effondrerait de rire et perdrait le contrôle de son corps. Il devait tenir, son maître et ses autres tuteurs n’allaient pas tarder à débarquer pour l’arrêter.
− Arrête de bouger, reste là, dit Demyx en le ceinturant d’un bras et en chatouillant le ventre avec sa main libre. Guili guili, le ventrou chatouilleux. Tu as envie de rire, n’est-ce pas ? Guili guili.
Ienzo voulait remuer le bassin mais Demyx se montrait étonnement fort, à moins que ça ne soit lui qui manque de muscle à force de privilégier l’intellect au physique. Il ne pouvait presque pas bouger et il n’avait d’autre choix que de subir les doigts qui parcouraient tout son ventre. De plus, les taquineries que Demyx lui soufflait à l’oreille exacerbaient la sensation chatouilleuse et lui provoquaient des frissons. Pourquoi frissonnait-il d’ailleurs ? Il ne faisait pas froid, bien au contraire. Peut-être était-ce dû à l’étreinte de Demyx et son souffle dans son oreille.
− Mmmmmmh… Hahahahahahaha… Mmhahaha
− On craque à ce que je vois, sourit le musicien satisfait. Paré pour une nouvelle accélération ?
− Nooooooon Hahahahahahahaha… Mmmmmmh.
− Et toujours pas d’accès sous les bras. Allez, laisse-moi essayer.
− Oh, ça m’intrigue vraiment. Est-ce que c’est ton point le plus chatouilleux ?
− Laisse-moi… Hahahahahahahahahaha.
Demyx avait repris ses chatouilles sur le ventre plat, plus fort cette fois. Ienzo ne résistait pas à l’envie de rire, plié en deux.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. A L’AIIIIDE HAHAHAHAHAHA.
− Dis-le que ça chatouille. Allez, j’arrête pour que tu puisses le dire. Tu as cinq secondes.
− La fierté ne mène à rien. C’est reparti.
− Qu’est-ce qui se passe ici ?
Demyx pensa amèrement que la partie était finie. Ansem et Even se trouvaient à l’entrée de la salle de pause, ainsi que les deux armoires à glace Dilan et Aeleus. Tous semblaient gênés, pensant probablement qu’ils venaient d’interrompre quelque chose de privé. A croire qu’ils étaient en train de s’embrasser. De tous, Demyx s’attendait à ce que Even le réprimande. Il avait bien compris qu’il n’aimait pas qu’on s’en prenne au plus jeune apprenti. Certains s’amusaient même à l’appeler "maman" tant il couvait le jeune homme. Au lieu de ça, il dit quelque chose qui les étonna tous.
− Essaye sous les bras. C’est là qu’il craint le plus.
− Quoi ? s’indigna Ienzo qui ne s’attendait pas à ce que son tuteur le trahisse.
− Je le savais, mais il ne me laisse pas faire.
− Dilan, dit simplement Even.
Le grand brun ne se le fit pas dire deux fois. Even savait qu’Aeleus, d’une nature trop calme et sérieuse, ne se livrerait pas à ce genre de jeux puéril. Et surtout, il risquait fortement de céder aux demandes d’Ienzo. Ce qui n’était pas le cas de Dilan plus joueur, moins compatissant.
Le plus jeune lança un regard suppliant à son maître qui se contentait de sourire, les bras croisés dans son dos.
− Il faut savoir se détendre, Ienzo. A toi de te sortir de cette situation.
Comment était-ce possible ? Il n’avait pas spécialement une forte constitution physique, surtout comparé à Dilan qui s’efforçait à lui relever les bras sans trop de difficultés. Le grand brun s’assit sur l’une des chaises afin qu’une de ses jambes puisse également s’enrouler autour des genoux d’Ienzo, empêchant ainsi toute évasion ou tentative de se défendre. Le plus jeune était tout simplement immobile, le stress lui tordant le ventre. Il appréhendait ce qui allait suivre, et le sourire malicieux de Demyx n’arrangeait rien. Il n’allait certainement pas lui faire de cadeau.
− A toi l’honneur, informa Dilan à Demyx qui souriait plus que de raison.
− Non Demyx, je t’en prie. Ne me chatouille pas ici.
− J’ai encore plus envie maintenant, s’émoustilla le musicien en rapprochant lentement ses doigts de la zone tant redoutée.
− Maître Ansem, Even, Aeleus… Hahahahahahaahahahahahahaha.
− Ah oui, effectivement. Tu crains bien plus ici.
Demyx ne faisait que glisser délicatement ses index au travers du tee-shirt du jeune scientifique qui ne pouvait s’empêcher de rire cette fois, n’ayant de toute façon pas la possibilité de se bâillonner la bouche. S’il s’attendait à ce que ses tuteurs encouragent ça. Il savait qu’il ne tiendrait pas longtemps avant de supplier son ami d’arrêter. Quoique, peut-on appeler cela un ami ?
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA NOOOOOOON HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA NOOOON ARREEEEEEEEETE.
Ienzo balançait activement son bassin, mais Dilan ne le lâchait pas, ne vacillant même pas dans sa prise. Demyx pouvait le chatouiller comme bon lui semblait, et lui pouvait simplement subir. C’était juste horrible, il avait l’impression d’être encore plus sensible qu’autrefois, à moins que ça ne soit la chaleur de la pièce. Il riait, riait, sans discontinuer, sa tête renversée en arrière.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.
− Je crois qu’il n’a jamais autant ri, commenta Even. Même quand c’est moi qui le chatouillais à l’époque.
− Il ne risque pas de s’étouffer, s’inquiéta Ansem.
− Demyx a l’air de savoir ce qu’il fait.
− Bien sûr, faites-moi confiance.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA STOOOOOOOP HAHAHAHAHAHAHA. PITIEEEEEE STOOOOOOP. HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. DEMYYYYYYYYX STOOOOOOP. HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. PAS PLUUUUUS. HAHAHAHAHAHAHAHAHA C’EST TROOOOOOOOP.
Demyx avait bien envie de le taquiner, mais il n’osait plus trop devant les autres apprentis et le vieil Ansem. Même s’il trouvait très divertissant de s’amuser avec les aisselles sensibles d’Ienzo, il regrettait le petit moment d’intimité partagé un peu plus tôt. S’il avait pu le piéger sur un lit ou sur la table, il aurait fini par atteindre son point faible seul. Demyx s’avoua qu’il aimerait passer davantage de temps seul à seul avec lui. Il aimait bien le jeune homme. Ienzo était réellement mignon, et le toucher comme ça l’excitait vraiment. Dommage que ça ne soit visiblement pas réciproque.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA JE HAHAHAHAHA J’EN PEUX PLUUUUUUS HAHAHAHAHAHAHAHAHA. JE CRAAAAAAAQUE. ARREEEEEETE.
− Tu n’es pas résistant, se moqua Dilan qui le tenait toujours aussi fermement.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA MAIS HAHAHAHAHAHA CA CHATOUIIIIIIIIIIILLE.
− C’est le but. Et si j’essayais aussi.
Impitoyable, Dilan retint ses poignets en l’air avec une seule de ses grandes mains et il se servit de l’autre pour lui chatouiller le ventre, ne se gênant pour soulever le tee-shirt du plus jeune apprenti. Demyx ne put s’empêcher de regarder la peau du ventre et le nombril de sa petite victime se dévoiler tout doucement. Ienzo était d’une constitution bien svelte par rapport à tous les autres. Demyx avait remarqué qu’il n’était pas un gros mangeur. Il se contentait du strict nécessaire, mais il était faible face à certaines sucreries, comme les glaces. Ansem s’en inquiétait un peu et l’encourageait à s’alimenter davantage afin qu’il grandisse un peu. Le pauvre vieil homme ne réalisait pas toujours qu’il n’était plus l’enfant d’autrefois et qu’à son âge, Ienzo avait atteint sa taille définitive. Une jeune homme petit et élancé, une silhouette gracile qui lui plaisait vraiment.
Le cœur de Demyx s’emballa. Il n’avait pas osé s’attaquer directement à la peau du jeune scientifique. Ce simple spectacle le fascinait bien plus que ce qu’il pensait. Il s’arrêta même un instant de chatouiller pour admirer le spectacle.
− Non Dilan, pitié, je ne supporte pas, supplia Ienzo à bout de souffle. Hahahahahahahahahahahaha Non Hahahahahahahahaha.
Visiblement, il n’avait même plus la force de se défendre. Ienzo ne gesticulait plus autant qu’au début. Demyx était tenté de proposer à Dilan d’échanger les rôles. Il voulait tellement toucher la peau d’Ienzo, faire pénétrer son doigt dans le nombril. Oui, son nombril devait être très chatouilleux également. Demyx voulait savoir.
− Hahahahahahahahahahahaha arrêtez-le hahahahahahahahahahahahaha. Pas sur le ventre Hahahahahahahahahahaha. Ça chatouiiiiiiiille.
− Tu attends quoi ? demanda Dilan à Demyx. Continue.
− Non Demyyyyx Hihihihihihi. Plus sous les braaaaaaaas hahahahahahahahahahahaha.
− HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA PITIEEEEEEEEEEE HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.
Demyx se savait également chatouilleux. Surtout sur le bas ventre et entre les orteils. Il se laisserait volontiers chatouiller par Ienzo s’il pouvait passer un peu de temps en tête à tête avec lui. Ils pourraient faire des combats de chatouilles, et même plus encore… Mais à quoi était-il en train de penser ? Son cœur s’emballa encore plus bien malgré lui et son visage chauffa. Pourtant ce n’était pas lui la victime en train de se tortiller. Demyx déglutit. C’était encore plus excitant de le voir remuer comme une anguille, tenter d’échapper à la prise solide de Dilan. Le musicien prit pitié et s’arrêta finalement de le chatouiller, à regret mais il ne voulait pas non plus que le jeune scientifique le déteste. Le garde cessa également de remuer ses doigts sur son ventre. Ienzo respirait fort et vite, se remettant tout doucement de sa crise de rire. Ses joues étaient rouges, lui donnant un teint enfantin et innocent que Demyx trouva absolument adorable. Il rougit à son tour en reculant. Ienzo était en train de le rendre dingue. Il n’avait jamais ressenti cela auparavant.
− Déjà fini ? demanda Dilan qui ne l’avait pas lâché.
− Non, pitié… Pas plus, pas là, je n’en peux plus, Ça chatouille trop, plaida Ienzo encore essoufflé.
− Bon, ça suffit, déclara Ansem. Mais c’était amusant.
− Pas pour moi, s’offusqua le plus jeune. Je crains beaucoup trop les chatouilles sous les bras.
Even, tu me déçois, je ne pensais pas que tu me trahirais.
− Je n’y suis pour rien si tu es trop sensible.
− Et toi, tu peux parler ! Tu hurles si on te touche les jambes et surtout les pieds.
Immédiatement tous les regards se tournèrent vers le scientifique blond qui sembla devenir subitement terne, des gouttes de sueur dévalant malgré lui sur son front. Celui qu’on appelait autrefois le savant glacial semblait clairement paniquer.
− Ienzo, espèce de sale petit…
− Tu nous avais caché ça, Even.
− Maître Ansem, ne les encouragez pas.
Mais le roi avait un sourire malicieux. Tant d’animation dans son château qui avait été dénué de vie pendant une décennie lui donnait du baume au cœur. Dilan relâcha Ienzo et se leva pour se diriger vers son collègue. Au grand étonnement de tous, Aeleus suivit son mouvement. S’il n’était pas capable de mettre Ienzo dans une mauvaise position, il semblait avoir beaucoup moins de compassion pour Even.
− Vous n’y pensez pas ! Vous vous croyez où ici ? Dans une cour de récréation ? La pause est terminée, on retourne bosser, grogna le blond qui se détournait déjà pour rejoindre le laboratoire, espérant que cela suffise à décourager ses collègues de leur folle idée.
− Choppez-le, ordonna Ansem.
Even détalla à toute vitesse, se précipitant dans les jardins. Dilan et Aeleus étaient à ses trousses, suivis de près par Demyx qui décidément s’amusait bien dans ce château. Le musicien avait profité de l’occasion pour saisir la main d’Ienzo et l’entrainer avec lui à la poursuite d’Even.
− Il est temps de te venger qu’il ait dévoilé ton point faible.
Visiblement, le jeune scientifique ne lui en voulait plus d’avoir exploité sans pitié et surtout sans son accord une de ses faiblesses. Ienzo souriait sincèrement et Demyx se dit que c’était la plus belle chose qu’il avait vue aujourd’hui.