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BISL Southern Punjab
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La Gestión de Servicios de Tecnologías de la Información (en inglés IT Service Management, ITSM) es una disciplina basada en procesos, enfocada en alinear los servicios de TI proporcionados con las necesidades de las empresas, poniendo énfasis en los beneficios que puede percibir el cliente final. GSTI propone cambiar el paradigma de gestión de TI, por una colección de componentes enfocados en…
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Hoy en día hay muchas metodologías que apoyan la gestión de TI, pero la administración de aplicaciones ha recibido poca atención en los últimos años, en contraste con el desarrollo de aplicaciones y la gestión de servicios de TI. ASL rompe esta brecha.
¿Qué es ASL?
La Biblioteca de servicios de aplicaciones (ASL®), desarrollada por la Fundación ASL BiSL, proporciona una guía con el apoyo a las…
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Bands I've seen live.
Kisschasy
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où l'on se précipite au festival LENT, et autres aventures ordinaires
Il y a une sorte d’urgence de la vie, une précipitation du corps, et à la fois, un rythme détaché de tout, solitaire et serein. Au milieu de ça, il y a une prise de conscience qui ne se fait que trop bien, qui ne se fait que trop loin, je suis déjà partie, comme me le soufflent les multiples billets de train pris pour les deux mois à venir, mais je suis encore là, je suis là plus que jamais, je serai toujours là avant de n’y être plus jamais – quelque chose comme ça. Est-ce que je pars vraiment dans dix jours, est-ce vrai qu’il reste trois fois rien, qu’il faudra enlever les images de mon mur, arrêter les petits-déjeuners à pleurer de rire de trop de bêtises, et la simplicité d’ici ?
Il y a un cinglant tourbillon, une baffe vivifiante. Il y a une liste de choses à faire avant de partir qui s’allonge au fur et à mesure que le compte à rebours rebourre. C’est que les copains ont été horrifiés quand j’ai parlé de ma liste de ce qui manquerait – paraît-il que c’est légèrement masochiste. Alors au lieu de ça, le Moleskine bordeaux a surgi sur la table du café, et a tourné entre les mains, on y a gribouillé un grand pique-nique, une nuit de camping sauvage au château, un repas végétalien, un exposé sur l’Ex-Yougoslavie, un match de badminton, un piano-voix, ce genre de choses.
On est partis en classe verte la semaine dernière. Je dis « verte », mais en fait, c’était plutôt bleu et rouge et jaune et orange et de toutes les couleurs, et je ne sais pas dire à quel point j’ai aimé ces jours-là au milieu des montagnes et des éclats de rires des enfants. La crème solaire, les gamins réveillés trop tôt, les cinquièmes à regarder les photos de la journée, les balades, la chasse à l’ours chantée mille fois, et j’ai eu le malheur de leur apprendre la chanson du Bougalou (bou gal ou, bou bou ga lou OUH) – plus ridicule, tu meurs, et ma 6ème de me signaler à la fin de la semaine que « c’est ce que vous m’avez appris de mieux de toute l’année », okay. Et puis encore les danses traditionnelles, le feu de camp, les confidences des enfants, les trucs qu’on leur fait croire (même pas honte), les récits au moment des repas, les chronomètres pour les douches, le soleil qui tape, la menthe sauvage pour le thé, et ces petites mains qui se glissent dans la tienne quand tu ne t’y attends pas.
Une fois de retour à Ljubljana, j’ai enchaîné sur la confection-finition de masques d’animaux jusqu’à très tard pour le spectacle de la BISL le lendemain, où il y a eu des étreintes d’enfants incroyablement spontanées – et donc terriblement touchantes, et avec toutes les surprises/attentions/hugs qui s’enchaînent depuis, je suis en train de me forger un caractère de fer – non je vais pas pleurer maintenant vas-y appuie-toi au bureau si t’as les jambes qui tremblent dis que t’as une poussière dans l’œil c’est pour ça que tu n’arrêtes pas de passer ta main devant les yeux et ARRETE de bégayer bon sang tu dois avoir l’air débile, là. Oui, c’est encore en construction, j’avoue.
Et alors que je n’avais pas encore défait mon sac de classe multicolore, j’en ai rempli un autre pour partir en week-end improvisé à Maribor après un énorme-déjeuner (variante du petit-déjeuner), avec des pancakes cuisinés par un chouette Amerloque. Bref, Maribor – renommé lors d’un passage antérieur (dans une autre vie) Mari-boring, parce que bon. On allait donc à Mariboring (roh, je suis mauvaise langue, c’est chouette Maribor, juste pas le dimanche à 15h quand on ne connaît pas) pour un festival, appelé LENT. Oui, vous avez le droit de rire. En même temps, ç’aurait pu être pire, il aurait pu se dérouler à Bled, hein. (Vous savez, Bled, là où y’a une île au milieu d’un lac dans lequel j’étais tombée). Et le festival Lent à Bled, Dieu seul sait ce que ça aurait donné. Hm.
Donc, week-end de festival. Qui ressemblait à tout, sauf à un week-end de festival, en fait. Mais qui était supra-cool quand même, hein. C’est juste qu’on avait mis du temps à décoller (peut-être à cause du nom du festival), et qu’en Slovénie à 23h, ben, y’a plus grand-chose. Je devrais commencer à le savoir, pourtant. Mais on a quand même bu des bières en écoutant du jazz, squatté le Metelkova (= le squatt de Ljubljana, dont je vous ai parlé mille fois en disant à chaque fois que je vous en reparlerais plus, ouais ouais…) de Maribor, joué au Wizard, dansé sur de la musique eighties, et rencontré un sosie du gars dans Grease. Yep. Le dimanche, notre copain S. nous a invités dans sa ferme, alors on est montés dans les collines pour aller pique-niquer, ramasser des cerises (et faire des batailles de noyaux, bonjour, nous avons six ans), saluer les tortues (il en a 2000 !) (oui hein) et les biches sur le bord de la route, et profiter de l’incroyable lumière qui baignait le chemin du retour – je ne me lasserai jamais.
C’est la dernière semaine d’école, ma 3ème avait écrit au tableau « le brevet c’est bien passer » mais elle m’a assuré qu’elle l’avait fait exprès pour voir ma réaction (normal), mais je n’en suis qu’à moitié certaine. Hier soir, j’ai cuisiné aux saveurs de l’Asie puisque tout se mélange tout le temps, et le riz violet se colore à Ljubljana, l’Amerloque nous a fait croire que les baklavas étaient végétaliens (et la marmotte, elle met le chocolat…) mais c’était bon quand même. J’attends des notes d’examens et une réponse d’un M2 qui m’a donné l’impression d’être le plus désorganisé de la planète mais également celui que j’avais terriblement envie de faire alors on va dire que le premier point ne compte pas.
Et puis j’ai encore des dizaines de choses à vous dire, mais c’est ça, que j’essaie de saisir, cette urgence de la vie, du sommeil qui ne vient pas, cet éblouissement, ce chantage des sentiments, ce fracas des émotions, cette précipitation. Onze nuits, à moitié, à l’infini, à reculons.
où Amélie Poulainska* existe, je l'ai rencontrée
*le -ska, c'est pour que ça sonne slovène.
Y'avait de la magie dans l'air, aujourd'hui. Pas qu'à cause des vacances qui ont commencé, même si j'avoue que je les guettais un peu, après avoir expliqué dix-huit fois cette semaine ce qu'était un complément circonstanciel - sans grand succès il me semble (ce sera la surprise de la rentrée).
Non, y'avait de la magie dans l'air, parce qu'il y avait aussi des bougies vendues pour le Japon, et les dizaines de grues en origami en symbole d'espoir, la chanson de l'ours (pas celle-là, une autre !) que nous avait apprise Sayaka chantée à la maman de S., tellement émue de l'entendre, des robots fabriqués par les enfants tous bluffants en leur genre, des parts de gâteau offertes, des oeufs en chocolat mystérieusement et anonymement déposés dans mon casier, des activités toutes bêtes qui marchent incroyablement bien en cours de FLE, et la présence encore de cette homme et de cette femme qui jouaient de la musique en chantant hier dans la rue et qui m'ont donné, bien involontairement, une énergie incroyable.
Quand je suis rentrée de mon cours à la BISL, je me suis retrouvée au milieu d'un flash-mob sur un passage piéton, pour sensibiliser les voitures aux droits des cyclistes. Tous les vélos se tenaient là, avec des flyers "la Slovénie est à nous aussi", je me suis glissée entre eux, immobile, on a laissé passer deux feux.
C'était déjà un peu fou, tout ça. Inattendu, joyeux, coloré.
Et puis un peu plus tard, j'ai rejoint les copains, pour fêter les vacances en jonglant-thé-glacéisant. On a attaché nos vélos devant Tivoli, avec mon cadenas en U qui se ferme par une barre au bout, et on est restés dans la forêt jusqu'à ce que la nuit tombe.
Quand on est revenus, j'ai d'abord vu qu'il manquait la barre. J'ai pensé en premier : "Oh non, je n'ai plus d'antivol". Puis, "c'est fou, la barre a disparu, mais mon vélo est toujours là !".
A ce moment-là, je m'estimais déjà sacrément chanceuse.
J'ai jeté un oeil au porte-bagages. On y avait posé la barre, et avec elle, une énorme et magnifique fleur jaune.
J'ai franchement hystérisé.
Aujourd'hui, y'avait de la magie dans l'air, est-ce que vous la sentez ?