BLACKSLASH - Heroes, Saints & Fools
Les Allemands de Blackslash, formés en 2007 ignorent que la mort grignote leur heavy metOl à la sauce années 80 (Iron Maiden, Accept et Saxon avec un peu de prog), leurs riffs sont accrocheurs et le chant clair possède un dérivé vocal de Mustaine de Megadeth.
La pochette avec le visage d’un diable au cœur de lion ressemble à Eddie de la vierge de fer. Blackslash picore allègrement pour faire sa sauce, qui de fait manque de personnalité. Démon, saignes-tu ? Éprouves-tu de la culpabilité pour ta cupidité ? Je ne le pense pas, ce groupe s’éclate par passion. Ce manque de personnalité contraint. Il faut du temps dans l’écoute pour commencer à ressentir une légèreté qui rayonne de l'intérieur, une liberté radicale qui a éclos après un cheminement vers l'acceptation de ce disque et de ce groupe en soi. Le temps emporte tout, mais ce qui est important c'est ce qu'il laisse derrière lui. Blackslash a eu le mérite depuis 2007 de donner corps à au phénix du heavy metal dont on annonce la mort depuis 40 ans et qui renait sans cesse, parfois avec des nuances, parfois pas.
« Le heavy metal est le plus conservateur de tous les genres musicaux bruyants. Avouons-le, même un professeur de sport n'arriverait pas à habiller autant de monde de la même façon. » Jello Biafra