Fanzine
J’ai choisi de le faire dans l’idée d’un fanzine. J’avais très envie d’en faire un mais j’avais beau puiser dans mon cerveau en manque cruel de sérotonine, je ne trouvais rien qui me rend fan. Au lieu de ça j’avais la preuve que je n’aimais rien, bien que j’aimerais. Alors j’ai décidé d’écrire un fanzine sur ce que j’aimerais, un fanzine sur une vie dont je serais fan. Je voulais absolument le créer sur un fond noir en référence au fait que le noir est une non-couleur, (ref Carré noir de Malevitch) et donc que mon support ne parasite pas le texte. Celui-ci blanc, somme de toutes les couleurs, somme de toutes mes pensées. J’ai choisi de prendre des chutes de papiers que j’avais coupé ultérieurement en référence au magazine La Perruque publié par Surfaces Utiles (http://la-perruque.org/index.html). Par rapport au contenu il y a une référence au livre d’artiste de Michelangelo Pistoletto, L’Homme noir, le côté insupportable publié en 2014 que j’ai beaucoup aimé. Il écrit comme il parle et surtout il nous écrit à nous en sachant que nous lisons son livre, comme un vrai dialogue instantané. Le she-I montre que je me mélange entre qui je souhaiterais être et qui je suis vraiment. C’est écrit en anglais car c’est quelque chose de très personnel et il est plus facile pour moi d’avoir pu écrire mes pensées avec une distance, pour ne pas que ce que j’écris ne me frappe trop violemment, et de plus pour ne pas que mon entourage ne comprennent ce que j’ai écrit quand je souhaitais l’imprimer. Difficultés rencontrées: je voulais imprimer mon texte sur du papier noir, cependant mon imprimante ne détecte pas le papier noir. et j’ai dû donc l’écrire à la main. J’ai choisi de le faire à l’encre de chine blanche car le côté calligraphie me plait, en référence au geste et caetera, propos des calligraphes d'Extrême-Orient, « l'unique trait du pinceau », citation que l'on trouve dans Les propos sur la peinture du moine Citrouille Amère de Shitao, il parle de cette technique qui consiste en « un geste et les autres suivent implicitement ».Cette technique non industrielle utilisée, rend un effet organique, vivant, que j’ai apprécié au rendu.







