« Souffre en silence », France, années 1930
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« Souffre en silence », France, années 1930
Shake a leg with the Mister Freedom® x Sun Surf® “Biribi” Rock & Roll shirt.
Making-of here. Available here.
Biribi, 1908
Dans l'argot militaire français du XIXe et du début du XXe siècle, Biribi désignait l'ensemble des compagnies de discipline et des pénitenciers militaires situés principalement en Afrique du Nord.
Ces établissements servaient à « briser » les soldats jugés rebelles, les forte-têtes, ou ceux ayant subi des condamnations.
Ils étaient célèbres pour leur extrême dureté, les sévices physiques, le travail forcé sous un soleil de plomb et un taux de mortalité élevé.
Ce système a été dénoncé par de nombreux auteurs, notamment par Georges Darien dans son roman autobiographique Biribi (1890).
Charles Brunier : Aventurier et soldats.
Combattant de la Première Guerre mondiale en Syrie, il fut décoré de la croix de guerre, puis condamné le 17 juillet 1923 aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre d’un souteneur, et envoyé au Bagne de la Guyane française sur l’île du Diable. Il s’en évadera à plusieurs reprises : en 1925, 1926 et 1928. Sa troisième escapade le ramenant à l’île du Diable, il y rencontre Henri Charrière (Papillon) avec qui il tentera une nouvelle évasion en 1936.
Sa dernière évasion en 1939 l’amènera au Mexique. C’est là que dans une taverne, qu’il entend en juin 1940 l’appel du général de Gaulle. Il s’engage alors dans les Forces françaises libres, d’abord en tant que pilote au sein du « Commando Mexique », où il est chargé de repérer les sous-marins allemands dans la mer des Caraïbes.
Plus tard, il rejoint les troupes du général Leclerc dans sa campagne d’Afrique. Décoré personnellement par le général de Gaulle, il termine la guerre avec le grade d’adjudant-chef. À la fin du conflit, il est renvoyé au bagne dont il ne sortira qu’en 1948, bénéficiant d’une grâce pour « conduite émérite au cours des hostilités ».
En 2005 il déclare que le livre Papillon, écrit par Henri Charrière et adapté au cinéma sous le même titre en 1973, était le récit de ses propres aventures et non celles de Charrière.
Il meurt mort le 26 janvier 2007 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) à l’âge de 105 ans.
Prisonnier dont le corps est recouvert de tatouages traditionnels français, souvent associés à l'univers carcéral du début du XXe siècle, notamment les bagnes comme celui de Guyane ou les bataillons d'Afrique (Biribi).
1er janvier 1952, prison de Nanterre.
Prisonnier français, début du XXe siècle
En 14–18, l’armée française utilisait les corps tatoués comme outils de propagande.
Ces cartes postales, éditées au profit des blessés, en sont une illustration saisissante : un Alsacien combattant pour la France.
« Le vieux zouave alsacien GRABENSTATIER, aux tatouages uniques au monde.
La ville de Lyon lui offrit 2000 francs pour obtenir sa dépouille, mais il préféra en faire don à son pays, l’Alsace.
Fort de 14 années de service et portant encore cinq balles non extraites dans le corps, (les médecins pensent qu’il les digère) il repart au feu pour tuer des Boches. »
(19 octobre 1914)