« Souffre en silence », France, années 1930

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« Souffre en silence », France, années 1930
Bouzillé (Maine-et-Loire), le foyer logement.
Biribi, 1908
Dans l'argot militaire français du XIXe et du début du XXe siècle, Biribi désignait l'ensemble des compagnies de discipline et des pénitenciers militaires situés principalement en Afrique du Nord.
Ces établissements servaient à « briser » les soldats jugés rebelles, les forte-têtes, ou ceux ayant subi des condamnations.
Ils étaient célèbres pour leur extrême dureté, les sévices physiques, le travail forcé sous un soleil de plomb et un taux de mortalité élevé.
Ce système a été dénoncé par de nombreux auteurs, notamment par Georges Darien dans son roman autobiographique Biribi (1890).
Prisonnier dont le corps est recouvert de tatouages traditionnels français, souvent associés à l'univers carcéral du début du XXe siècle, notamment les bagnes comme celui de Guyane ou les bataillons d'Afrique (Biribi).
1er janvier 1952, prison de Nanterre.
Prisonnier français, début du XXe siècle
En 14–18, l’armée française utilisait les corps tatoués comme outils de propagande.
Ces cartes postales, éditées au profit des blessés, en sont une illustration saisissante : un Alsacien combattant pour la France.
« Le vieux zouave alsacien GRABENSTATIER, aux tatouages uniques au monde.
La ville de Lyon lui offrit 2000 francs pour obtenir sa dépouille, mais il préféra en faire don à son pays, l’Alsace.
Fort de 14 années de service et portant encore cinq balles non extraites dans le corps, (les médecins pensent qu’il les digère) il repart au feu pour tuer des Boches. »
(19 octobre 1914)