Soldat Brancardier de la grande guerre ,une photo de ma collection tirage argentique.
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Soldat Brancardier de la grande guerre ,une photo de ma collection tirage argentique.
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Un medic se lasă de meserie ca să devină BRANCARDIER: Vreau să atrag atenţia asupra situaţiei aberante
Un medic se lasă de meserie ca să devină BRANCARDIER: Vreau să atrag atenţia asupra situaţiei aberante
Un medic de familie din Arad, preşedinte al Societăţii de Medicină de Familie din judeţ, care încearcă să devină brancardier, declară că vrea să atragă atenţia asupra faptului că două treimi din angajaţii sistemului sanitar ”nu există”.”Decizia a fost o surpriză şi pentru soţia mea”, spune medicul.
Medicul de familie Adrian Dărăbanţiu, preşedinte al Societăţii de Medicină de Familie Arad, şi-a…
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Locuri de muncă disponibile pentru bugetari în județul Neamț Potrivit site-ului posturi.gov.ro, vor fi scoase la concurs mai multe posturi pentru bugetari în Județul Neamț. Cei interesați pot afla detalii despre locurile de muncă disponibile apăsând pe linkurile de mai jos:
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Venir à Lourdes
Jean-Philippe Merklé, tout jeune Président de l'Hospitalité Alsacienne de ND de Lourdes, vient de faire son 17ème pèlerinage. Il nous raconte ce qui l’a amené jusque là.
Mercredi 25 janvier 2012 – Jour 2
Maman appelle l’hôpital le matin : papa a eu une nuit agitée, il a encore des propos incohérents. Ils lui ont fait un scanner et ont décelé une thrombose veineuse spontanée.
Ma sœur L. accompagne maman aux urgences.
C’est Dickens…
C'est le début d’après midi, elles vont dans le service S. (hébergement des urgences de l'hôpital de l'hôpital de L.). Un service sans accueil où tout le monde peut y entrer comme dans un moulin. Un monsieur en tenue leur dit que papa est un peu plus loin sur la droite, il passe devant elles.
Elles doivent suivre un étroit couloir encombré de partout avec des murs sales. En passant devant la « chambre » où se situe papa, il annonce : « Ah ben, il s’est encore découvert Monsieur D. », mais pour autant ne s’arrête pas et continue son chemin. Maman pense qu’il s’agit d’un agent d’entretien, lequel nous apprend que l’infirmière arrivera bientôt.
Nous entrons dans la chambre : grise, peu éclairée ; deux lits.
Le premier près de la fenêtre : papa ; il est attaché, couvert d’un ou de deux draps lesquels ne tiennent pas, papa ne cessant de bouger, et de faire des grimaces de souffrance ; il n’est vêtu que de la tenue d’hôpital, et il est attaché au lit, il n’a pas les yeux stables, ils ont tendance à se révulser.
Son lit et placé du côté de la fenêtre. Sa main droite supporte un tuyau.
Instinctivement, L. prend sa main gauche, qui n’est pas du coté de la fenêtre. Il a la main froide et se tourne vers elle : « Qu’est ce que tu fais là ? » Maman prend sa main de l’autre coté mais le contre jour ne lui permet pas de bien voir qui c’est, mais il semble deviner alors : « C’est bien, maintenant on y va ! » en s’agrippant à nos mains et en tentant de se redresser. Il le fera plusieurs fois, ne comprenant pas pourquoi il ne peut rentrer à la maison.
Il demandera à un moment à L. de lui gratter le nez, ce qu’elle fait immédiatement. Il s’apaise un peu. Maman et L. changeront plusieurs fois de place, dans l’attente de l’infirmière, laquelle arrivera vers 15 heures pour dire que papa sera transféré aux soins intensifs de neurologie vers 15h30.
Elles décident de patienter.
Pendant ce temps là, pendant près d’une demi heure, maman sera côté main gauche et parce que le nez l’embête encore, elle lui caressera le nez puis le visage. Papa sera vraiment apaisé à partir de là, dormant presque. Pour cela, elle sera debout les seins écrasés sur les barrières du lit sans bouger, continuant ses caresses. Cela l’a épuisée.
Le deuxième patient de la chambre est un vieux monsieur allongé dans son lit sous un drap et une couverture. Il est totalement immobile mais conscient puisqu’il demandera, en montrant maman avec ses yeux si c’est le mari de la dame. En dehors de cela, on dirait la momie d’Adèle blanc sec. Un ambulancier arrive : « C’est vous Monsieur V. ? je dois vous ramener chez vous. » Devant le peu de réaction : « Vous savez marcher ? On m’a dit que oui, je dois vous ramener en fauteuil roulant ? » Devant les dénégations, l’ambulancier va chercher l’infirmière qui revient avec lui...
« Alors Monsieur V., vous 'savez pas marcher ? » et de lever en grand couverture et draps pour vérifier l’état des jambes...
L’ambulancier précisera aussitôt qu’il ne prend pas le risque de l’emmener autrement qu’allongé et les deux s’en vont après avoir remis vite fait drap et couverture.
Toute cette scène s'est passée devant L. et maman. On ne leur a pas demandé de sortir et papa répondait oui quand l’ambulancier proposait le retour à la maison… Nous ignorons ce qu’est devenu ce monsieur qui était sensé rentrer chez lui.
Dans le couloir, des chariots « grinceurs » (ils ne savent pas graisser ?), des portes qui claquent, des rires et échanges dans le personnel ; on ne leur en veut pas de rire, mais de faire du bruit ; papa y a passé la nuit, et on ne peut que comprendre pourquoi il voulait partir.
Après les urgences : comme prévu à 15h30, deux brancardiers viennent chercher papa. Ils semblent sympas et prennent le soin de le couvrir avant de partir.
Maman et L. les retrouvent dans un autre bâtiment et les accompagneront au bon étage, car "bien sûr", l’infirmière s’est trompée dans les indications qu’elle leur a données.
Il est donc muté en Soins Intensifs Neurovasculaire. C’est moins glauque, le personnel a l’air plus attentif. Mais ce n’est pas non plus extraordinaire… On sent qu’on progresse dans le temps, après Dickens, on est plutôt après seconde guerre mondiale.
En tout cas, papa a été lavé et installé dans un lit propre avec drap et couverture dans une chambre individuelle. Pendant ce temps, elles prennent le temps de discuter avec un infirmier très attentif, A., qui explique qu’il faut que papa soit allongé pendant un minimum de 48 heures pour que l’origine de la thrombose soit détectée et soignée.
Il les ramène ensuite à la chambre de papa : « Vous êtes encore là ? ». Il n’est plus attaché et sa main trifouille en dessous de ses draps. Maman lui demande ce qu’il fait et récupère la main de papa en dessous du drap. Visiblement, la sonde urinaire l’ennuie (on apprendra bien plus tard qu’aux urgences, il a arraché la sonde avec le ballonnet gonflé, ce qui a expliqué qu’il ait été attaché).
Il parle de son père, pépé D. et rappelle que ce dernier avait été mis en quarantaine quand il avait commencé le syndicalisme. Il est convenu qu’il faut rajouter cela dans ses mémoires.
Il demande à dormir, il dit : « Je suis épuisé, j’ai jamais été comme ça... », avant de baragouiner un « je vous salue Marie » et de demander à dormir. Il dit au départ de L. et maman : « Je vous remercie d’être venues »
Elles n'ont jamais été certaines qu’il les reconnaisse. Elles partent en signalant le risque pour la sonde s’il n’est plus attaché. L'infirmier leur répond qu’ils vont faire le nécessaire.