Catherine Millot
seen from United States
seen from United States
seen from Canada

seen from United States
seen from Brazil

seen from Italy
seen from United States
seen from China
seen from United States
seen from United States
seen from China
seen from United States
seen from Denmark
seen from China

seen from Singapore

seen from Chile
seen from China
seen from China
seen from China
seen from Italy
Catherine Millot
Jacques Lacan à Venise, septembre 1974.
De gauche à droite: Jacques-Alain Miller, Luc Miller, Ève Miller, Jacques Lacan, Judith Lacan, Jocelyne Livi, et Catherine Millot.
Photo: Gérard Miller.
“Sea como sea y resumiendo, la condena, la condenación consistía en padecer el veredicto de un juicio de inexistencia. El dios que tenía poder absoluto sobre mí no era un dios vengador sino un dios a quien nada le importa, que sigue su camino, que tiene la cabeza en otro lado, y para quien, simplemente, yo no existía. Esa inexistencia eran las tinieblas exteriores a las que yo me sentía arrojada.”
Catherine Millot, 2014, “¡Oh, soledad!”
La bibliothèque est comme un cercle d’amis qui ne sont jamais importuns et toujours disponibles, une compagnie de rêve qui préserve la solitude et la peuple d’une infinie variété d’univers et d’êtres dont la singularité merveilleuse s’exprime à loisir.
O Solitude, Catherine Millot
La contingence de la rencontre s'est aussitôt muée, pour lui, en la certitude de son impossibilité. Dès lors, quand bien même une femme viendrait-elle à cristalliser ses désirs, il ne pourra que vérifier le postulat de leur caractère impartageable.
Catherine Millot, La vocation de l'écrivain, nrf, p. 18
C'est [...] sur l'impossibilité de la rencontre des désirs qu'est construite toute la Recherche. Que la rencontre des désirs dût être toujours manquée semble avoir eu, pour Marcel Proust, la valeur d'un axiome, voire d'une profession de foi [...]. Emmanuel Berl, rescapé des tranchées, qui lui rendit souvent visite au printemps de 1917, en fit les frais. [...] Ayant reçu l'improbable réponse d'une jeune fille, longtemps perdue de vue, à un signe qu'il lui avait adressé comme une bouteille à la mer, Emmanuel Berl s'empressa d'aller annoncer à Proust la bonne nouvelle qu'au désir puisse faire écho un autre désir. Consterné, puis en colère de ce que Berl lui eût assené qu'il confondait l'amour avec « un onanisme halluciné », Proust le mit à la porte à coups d'injures lancées « comme des pantoufles » [...]. Nulle harmonie préétablie ne destine le désir à la rencontre de son objet. Rien ne garantit qu'un autre désir y fasse jamais écho.
Catherine Millot, La vocation de l'écrivain, nrf, p. 15-17, citant Emmanuel Berl, Sylvia, folio p. 111
“Una vez pasado el momento de pánico de los primeros tiempos, el vacío cambió de naturaleza o más bien se extendió. Seguía allí bajo la forma del pozo que amenazaba con absorberme, pero se había ampliado al mundo. El mundo se había como vaciado para siempre. Un solo ser había concentrado en él todo su valor, y una vez desaparecido ese ser sólo quedaba una eternidad de vacío que se extendía ante mí y que había que sobrellevar. El porvenir era de ahora en adelante aquel vacío sin fin, y también él me dejaba transida. La vida se había convertido en un desierto sin horizonte, imposible de atravezar. Esto quería decir que todas las mañanas me preguntaba cómo iba a llegar hasta la noche.”
— Catherine Millot (2014) “¡Oh, soledad!”