Le camp du bien et ses alliances tellement démocratiques...Son merveilleux respect pour le vote des français...Et ses fameuses "valeurs" de la République
En coulisses, la semaine a été intense en échanges entre figures du camp présidentiel, socialistes et écologistes. L’idée d’une coalition po
2012: la spirale de la défaite est-elle déjà en marche?
'
Parce qu'A gauche pour de vrai! nous voulons la victoire de la gauche au moins autant que les partisans inconditionnels de François Hollande, parce qu'A gauche pour de vrai! nous voulons dégager le p'tit Nicolas au moins autant que n'importe quel votant à la primaire socialiste, nous faisons aujourd'hui le constat que les conditions d'une vraie et belle victoire le 6 mai 2012 s'éloignent chaque jour d'avantage depuis le 17 octobre 2011 au matin.
Ici, A gauche pour de vrai!, nous avons alors décidé de lister les causes qui conduisent la gauche à connaître peut-être sa 4eme défaite consécutive. Cet inventaire n'a d'autre objectif que de faire émerger à la surface de la conscience des stratèges socialistes l'impasse dans laquelle ils conduisent toutes les forces de gauche et dans leurs sillages les classes populaires et moyennes de ce pays:
Une présidentielle ne se gagne jamais au centre. C'est pourtant ce que croient dur comme fer les cadres du parti de la rose. Il n'aura pas suffit des propos désastreux de Lionel Jospin affirmant que son projet n'était pas socialiste en 2002, il n'aura pas suffit de la sérénade d'une certaine Ségolène sous les balcons d'un certain François en 2007 pour les en convaincre. En revanche, de son côté, la droite qui ne devait ni gagner en 2002, ni en 2007 a clivé son discours et son projet, l'orientant résolument à droite, ignorant totalement le centre et a chaque fois triomphé...
La stratégie du centre divise bien plus qu'elle ne rassemble. Et oui, c'est bien connu, pour gagner une présidentielle il faut rassembler. Mais le rassemblement politique n'est pas une addition arithmétique. Pour rassembler en politique il faut par le discours et les actes souligner les points de convergences avec ses alliés "naturels". Or, en répétant à l'envie qu'un François Bayrou a sa place dans un gouvernement de gauche, un François Hollande par son discours et ses actes futurs souligne les points de DIVERGENCE à gauche. Il crée les conditions de la discorde, au PS d'abord où Aubrystes et Hollandais s'affrontent dans une guerre interne, au sein de toute la gauche ensuite en obligeant les dirigeants du Front de Gauche ou d'EELV à marquer leur distance à l'égard d'un gouvernement centriste.
A la fin, c'est toujours le centre et la droite qui en profitent. Partant de rien, le centre culmine finalement à 15% voire 20%, tout simplement parce que le parti de la rose le rend crédible et donc attractif à force de lui faire les yeux doux et de lui donner un peu le teint rose... Mais à la fin de l'histoire le centre il choisit jamais la gauche. Le centre fait toujours le jeu de la droite parce que le centre pense comme la droite : augmentation de la durée légale du temps de travail, privatisation des services publics, renforcement d'une Europe de marché, adoption d'une règle d'or budgétaire, on en passe et des meilleurs.
Le vote centriste est rarement acquis au candidat de la rose. C'est pourtant l'inverse que semble croire les fins penseurs de la campagne de François Hollande, avec au mégaphone Manuel Valls, ce qui sonne comme une provocation supplémentaire à l'égard des autres Partis de Gauche, accentuant un peu plus la divergence. Parce que le pari de ces fins penseurs réside dans le rejet massif du p'tit Nicolas. Pas un suffrage ne manquera pensent-ils parce que le désir d'alternance est innébranlable. Certains vont même jusqu'à proposer le désistement d'Eva Joly et de Jean Luc Mélenchon puisque de toutes les façons on finira tous, de gauche comme de centre droit, par voter François. Et puis, il faut pas prendre le risque d'un nouveau 21 avril. Sauf que si les citoyens sincèrement de gauche n'ont pas envie de voter pour le parti de la rose c'est peut être parce que le parti de la rose ne leur semble pas assez à gauche. Et les électeurs du centre, eux, ils finissent toujours par rentrer à la maison au bout du compte, simplement parce qu'ils sont de droite.
Dès lors, A gauche pour de vrai! on fait une suggestion : pourquoi ne pas proposer au p'tit Nicolas de ne pas se présenter afin de garantir la victoire DES DEUX François?Restera tout de même une question en suspens : l'alternance OK, mais pour quelle alternative? En fait la véritable alternative se situe probablement ailleurs qu'au centre, même au teint rose et s'appelant François...