“L’UNIVERS du discours”. C’est leur mot et le refuge de tous les métaphysiciens après eux – comme si le langage, lui aussi, était un absolu, au lieu (comme l’homme) d’être un instrument, inapte à être étendu, quel qu’en soit le besoin, pour couvrir ce sur quoi l’homme et le langage, reposent : ce que nous partageons, et qui suffit, de pouvoir et de beauté, sans nécessité d’outrer les mots, et particulièrement ce diffusible, l'”univers”. Car le discours est à peine, ou alors arbitrairement seulement, un univers. Dans tous les cas, ainsi étendu (la part belle étant faite au logos et pas à la parole vivante), le discours s’est arrogé une bonne part d’expérience à quoi il n’eût pas dû toucher – et qui doit maintenant être rendue aux deux seuls univers qui comptent, les univers phénoménaux, ceux sur lesquels l’homme doit se porter parce qu’ils portent sur lui : le sien, en tant qu’organisme, et celui de son environnement, la terre et les planètes”.