N°0376 – Janvier/Février 2013
« Je ne suis plus cette petite fille qui sourirait, qui chantait. Je ne suis plus cette gamine qui aimait se déguiser, qui se foutait des regards des autres. Qui aimait être prise en photo, même si ce n’était pas une fille photogénique. Je ne suis plus cette enfant casse-cou, qui avait la joie de vivre et qui ne pensait jamais de façon négative. Non, je ne suis plus elle. Cela me manque. Enfin, le mot « manque » n’est pas vraiment adéquat, mais j’aimerais retrouver cette petite fille dont j’ai cessé d’être, que j’ai mis aux oubliettes.
Les aléas de notre vie nous transforment, nous changent. Ils nous façonnent à sa façon et on devient une autre personne, différente de l’initiale. Alors, je sais bien que mon rêve de redevenir comme avant peut être irréalisable. Mais au fond de moi, j’ai envie d’y croire. Un peu. Je ne sais pas si ça serait une bonne chose, si les autres apprécieraient que je redevienne une jeune fille souriante, pleine de vie et de joie. Les gens n’apprécient guère le changement, même quand ils aiment la personne. Sauf qu’aimer une personne, c’est aussi accepter qu’elle change. C’est accepter ses choix, même si on n’est pas d’accord. C’est accepter la personne entièrement et non, une seule partie. »
Édit : J'avais zappé ça. En grandissant, on a tendance à oublier ce que nous étions tout petit. Je peux dire, aujourd'hui, que j'ai bien fait d'y croire. De croire que je pouvais y arriver et d'être moi-même.















