The Blue Notes: Dudu Pukwana on saxophone, Mongezi Feza on trumpet, Johnny Dyani on bass and Chris McGregor on piano, Louis Moholo on drums (hidden)
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The Blue Notes: Dudu Pukwana on saxophone, Mongezi Feza on trumpet, Johnny Dyani on bass and Chris McGregor on piano, Louis Moholo on drums (hidden)
Mid-80′s Township jazz from Louis Moholo (dr), Dudu Pukwana (al sax) and Chris McGregor (pno) re-issued by Otoruku
Chris McGregor
365 razones para amar el jazz: una aventura. La de la "hermandad" de exiliados sudafricanos que huyendo del apartheid vienen a Europa en los 60 [130]
#365RazonesParaAmarElJazz: una aventura. La de la "hermandad" de exiliados sudafricanos huyendo del apartheid [130]
The Blue Notes. Londres. 1965
Una aventura. La de la “hermandad” de exiliados sudafricanos que en los 60, huyendo del apartheid, vienen a Europa para poder seguir tocando juntos (Mongezi Feza, Dudu Pukwana, Chris McGregor, Johnny Dyani, Louis Moholo-Moholo)
Seleccionado por Jack Torrance
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Chris McGregor’s Brotherhood of Breath. Procession. 1978.
I put the record on, and I’m transported back in an instant to one of my first nights out at The Leadmill in Sheffield. Ian Carr's Nucleus is playing and I know him from the radio, he did some program about Miles Davis, the first time I heard the electric stuff - Aghata I think, so I reckon this must be some cool guy.
The place is packed out already when the support act comes on "Chris MacGregor's Brotherhood of Breath" - I smoked half a joint before I came out and when I see the poster, I just start giggling stupidly, imagining a troupe of Scottish yoga dancers.
But no joint, however strong, could have prepared me for this. The musicians walk on in a long line, maybe ten, twelve guys, some black, some white (with large beards) and they stand all along the front of the stage. Behind them, McGregor at the piano, and a drummer, who turns out to be Louis Moholo.
McGregor starts banging at the piano, really rhythmic, and suddenly the guys all come in with a roar. The music is full of different lines, so many it's impossible to follow, but it's incredibly groovy at the same time. In about a minute, there are people up dancing already and I want to join them but the dope has sunk into my legs and all I can do is stand, staring stupidly with a grin on my face. It goes on and on, long, long pieces that you don't want to ever end. The beardy bloke with the soprano sax does a kind of solo and he just continues without breathing - I don't know how he does it. His notes get faster and faster and split in two - he's playing two lines at once. And all the time the groove of the piano and the bass and Moholo who sounds like a whole Tribe back there keeps pushing. Suddenly there's a kind of explosion and I gasp, then realise that it's people clapping and cheering, going nuts. I need a drink now.
I get a pint from the bar and lean against the wall, looking around me. Of course there is no-one here that I know. What do all this lot do, when theyre doing? I think. Then there's another cheer and I take my pint into the hall. Four guys get on stage, and they start. First of all it's fucking loud, too amped up, and the bass guitarist has this awful sound like a phaser or something, they sound like fucking Japan! Ian Carr, tramps around the stage, waiting to join in, like Miles waiting on his first note, and something in me just makes me put my pint down and walk out before he gets the chance. I'm out of there, into the cold night smelling of wet pavement and diesel and aftershave. It's raining but I just start walking, walking home in the straightest line I can imagine, shaking my head as I go...
How could anybody follow that first act? it was just impossible, it should be forbidden!
POST-SCRIPTUM 507
GUILLAUME BELHOMME / LE SON DU GRISLI
INTERVIEW BY MERZBO-DEREK, PART -2
RZB-DRK : Moi c'est Soft Machine, Gong entre autres, soit des groupes étiquetés Canterbury dans les seventies, ou bien encore le psychédélisme, mais plutôt heavy par contre, qui m'ont entre autres entraîné vers le free jazz, d'emblée, sans vraiment m'intéresser au jazz classique, ce que j'ai quand même fini par faire dans la foulée, ou presque, afin de comprendre les racines. La créativité, voire l'énergie d'un certain rock m'ont donc ouvert au free, puis à l'improvisation telle qu'elle se pratiquait alors en Angleterre. Passé un certain stade, je suis ainsi allé de Chris McGregor et Keith Tippett à Derek Bailey et Evan Parker en somme. J'imagine que c'est une question de génération, que Sonic Youth a rempli pour toi le même rôle que Soft Machine pour moi. Je m'explique : du saxophoniste Elton Dean (qui jouait avec Soft Machine) ou de Keith Tippett et Jamie Muir (tous deux présents à un moment dans King Crimson) au free de Chris McGregor, puis à Music Improvisation Company de Derek Bailey et Evan Parker, il y a des liens évidents. Quels sont ceux plus précisément, dans le rock, puisque c'est grosso modo ce par quoi tu commences, qui t'ont mené à l'impro, et, d'ailleurs, à quels musiciens en particulier (en ce qui concerne les musiciens plus jeunes que les figures historiques) ?
Guillaume Belhomme : Je ne sais pas si c’est une question de génération, mais le fait est que tu es beaucoup plus âgé que moi ! Peut-être faut-il préciser au lecteur que nous nous connaissons un peu, notamment pour avoir écrit un livre ensemble, Free Fight This Is Our (New) Thing, qui rassemble de longs textes consacrés à nos propres vinyles de jazz. Dans l’introduction de ce livre, nous abordons le sujet de ton âge et tu évoques tes problèmes d’audition… J’ai d’ailleurs écrit le préambule d’une suite à Free Fight, que je voulais appeler (So) Close combat, j’en profite pour te la soumettre :
In Memoriam Philippe Robert
Cet homme allongé sur le flanc droit, qui demande grâce, inutile de donner son nom. J’ai écrit un livre avec lui – à quatre mains, mais à quatre mains à distance – il y a quelques années de cela. Notre sujet était le jazz « créatif », au son duquel nous nous sommes opposés sur près de cinq-cents pages : un vinyle de notre collection personnelle assurant alors chacun des coups que nous nous portions, l’un à l’autre. Le livre en question – quatre fanzines, au départ, réunis en un gros volume par l’éditeur Camion Blanc – s’intitule Free Fight. This Is Our (New) Thing. Page 511, il reproduisait ce même dessin : un homme allongé sur le flanc droit, qui demande grâce à un autre homme, debout, qui le malmène. Inutile de donner mon nom, je suis celui qui n’en démord pas, celui qu’une plainte n’arrête pas. Celui, enfin, qui, après avoir rompu un ami – certes, d’un autre âge que le mien, le combat était plutôt déloyal et presque couru d’avance – a fait de son enveloppe une descente de lit. Descente sur laquelle – comme dans une publicité des années 1960 – ont été empilés une trentaine de disques. Leur musique a accompagné mes travaux de dépouillage, de tannage, etc. La dépouille a beau me supplier encore de son triste regard, la vie est ainsi faite, en musique : les jeunes remplacent les vieux, quand les vieux ne les ont pas plus tôt étouffés dans l’œuf, et même une fois sortis de là…
« Une descente de lit », j’espère que c’est de l’humour…
Guillaume Belhomme : Je ne sais si ça donnera quoi que ce soit un jour, mais voilà… Tout ça pour évoquer notre différence d’âge. Je suis né en 1976, et pour ce qui est de Soft Machine, j’y suis venu bien plus tard – sans y trouver grand-chose, d’ailleurs… Mais Sonic Youth n’a pas joué ce rôle dont tu parles… Je les ai beaucoup écoutés mais ma préférence allait aux shoegazers, par exemple, qui jouaient une pop noyée sous des guitares à saturation. Quand a paru Goodbye 20th Century, j’étais déjà allé entendre Cage, Cardew et Wolff – et, dans leur sillage, Morton Feldman, à qui va ma préférence – et j’ai appris que Thurston Moore s’intéressait au free jazz bien après avoir écouté Sunny Murray, Anthony Braxton ou Steve Lacy. Ce n’est pas le « rock » de mon adolescence qui m’a amené à l’improvisation ou au jazz mais un besoin, à un moment donné – qui est aussi celui où le « rock indépendant » est devenu ce truc infâme qu’on a appelé « Britpop » – d’aller entendre autre chose. La découverte de Coltrane, par exemple, c’est pour moi à la fois Olé et Ascension, c’est-à-dire Dolphy, Marion Brown, John Tchicai et Archie Shepp : ensuite, il a suffi d’aller trouver les disques que ces Dolphy, Brown, Tchicai et Shepp avaient enregistrés sous leur nom pour tomber sur Misha Mengelberg et Han Bennink, Andrew Cyrille et Gunter Hampel, Albert Ayler et Roswell Rudd, Bill Dixon… Quant à l’intérêt que j’ai porté à la musique populaire brésilienne, il m’a fait découvrir Walter Smetak, un musicien suisse installé au Brésil qui a enregistré pour Philips un incroyable disque d’abstraction expérimentale, Naná Vasconcelos qui m’a conduit à Don Cherry et Cyro Baptista qui a enregistré à la fin des années 1980 avec Derek Bailey, qui avait plus tôt enregistré avec Anthony Braxton… Avec Bailey, le petit guitariste que j’étais a découvert une pratique instrumentale et une façon d’envisager la musique plutôt impressionnantes. Tout ça résulte en fait d’écoutes parallèles : à rebours, j’ai donc exploré le free jazz et l’improvisation européenne avant de m’intéresser à leur actualité… Mais je me rends compte que ma réponse est plus longue que ta question, c’est signe qu’il faut que je m’arrête…
Le petit guitariste que tu étais, dis-tu ?
Guillaume Belhomme : J’ai pratiqué la musique quotidiennement pendant une quinzaine d’années, à la guitare et à la voix. J’ai enregistré plusieurs disques sur différents labels et donné des concerts jusqu’en 2006, date à laquelle est sorti l’album, cet Assunta dont j’ai parlé plus haut, derrière lequel je n’ai plus ressenti l’envie ou le besoin d’en dire davantage – mon difficile rapport au public, notamment les soirs de concert, a aussi pas mal joué. Je n’avais pas vingt ans quand j’ai enregistré mon premier disque, dont je me désolidarise aussi aujourd’hui ! J’aime par contre beaucoup les deux derniers, d’une chanson française hors-normes, c’est-à-dire assez lente et, sur scène, plutôt bruyante – les chansons y devenaient des thèmes sur lesquels on improvisait longuement. Sans cette pratique musicale, je n’aurais sans doute jamais écrit à propos de musique : savoir comment se passent les choses sur scène ou en studio profite, je pense, au critique que je suis. Pour le dire vite, sans l’expérience du « faire » je conçois mal celle du « dire », voilà pourquoi la plupart des rédacteurs du son du grisli sont aussi – et même : d’abord – musiciens… Et puis, c’est de cette expérience de praticien – même si dans un autre domaine que ceux qui m’intéressent – qu’est née la petite maison d’édition qu’est Lenka lente, où j’ai d’abord publié des disques. Il m’aura fallu tergiverser avec quelques labels avant d’opter pour l’autoproduction, comme il me faudra plus tard me frotter aux drôles de façons de tel ou tel éditeur pour rallumer Lenka lente…
Avant que nous ne parlions de Lenka Lente, qui te concerne au premier chef, j'imagine que par « tel ou tel éditeur » tu entends Le Mot et le Reste, éditeur marseillais chez qui tu as sorti des ouvrages en rapport avec Morton Feldman, Eric Dolphy, ainsi que deux anthologies retraçant une histoire du jazz et ses limites sous forme de portraits…
Guillaume Belhomme : En parallèle à mes maigres activités à Jazz Hot, j’ai commencé à me documenter sur Dolphy au point d’en écrire bientôt un portrait que Le Mot et le Reste a publié en 2008. Un deuxième livre est sorti peu après, qui évoquait, dans le cadre d’une petite collection de livres consacrés à un disque en particulier, l’interprétation de For Bunita Marcus de Morton Feldman par la pianiste Hildegard Kleeb. Enfin, ça a été cette anthologie de jazz en deux volumes, Giant Steps / Way Ahead, qui rassemble 200 portraits de musiciens et 1000 brèves chroniques de disques. Au fil du temps, mes rapports avec l’éditeur se sont dégradés, c’est le moins que l’on puisse dire. En définitive, j’ai établi le même constat que celui que j’avais fait plus tôt en tant que musicien obligé – puis lassé – par les caprices des labels ou les desiderata des salles de concert par exemple… Pour résumer, on te demande encore de fournir le gros du travail contre la plus petite des rémunérations, qu’il faudra d’ailleurs souvent aller réclamer, tout en te gardant bien de réagir à telle mesquinerie ou à telle grossièreté de ton « employeur ». Il faudra désormais que je m’entende avec un éditeur et que j’estime qu’il pourra mettre mon travail en valeur pour accepter de le lui confier – la situation n’est pas désespérée, j’ai ainsi fait confiance aux éditions Densité pour My Bloody Valentine / Loveless.
( la suite dans Revue & Corrigée n° 108 )
( Chris McGregor, par là )
Switch - Chris McGregor and the Castle Lager Big Band (The African Sound, 1963 Gallotone, reissued 2016, Jazzman records)
Jazz pearl joint from 1963.
Ten years before the Brotherhood of Breath blew the cobwebs out of British jazz, Chris McGregor had already recorded as leader with a big band comprised of South Africa's leading jazz lights. Put together in 1963, the Castle Lager Big Band was a multi-racial group, a risky endeavour in apartheid South Africa. Modernist in outlook, and dedicated to showcasing South African composers, the 17-piece band featured a galaxy of South African jazz stars, including Dudu Pukwana, Mongezi Feza, and Kippie Moeketsi. Though the band lasted only a few weeks and played a just a handful of shows, they made it into the studio to record. The result was Jazz - The African Sound, a unique masterpiece of afro-Ellingtonia that the band hoped would put South African jazz on the international map. But history intervened, and their jazz message to the world never arrived. Until now that is, and more than fifty years after it was first recorded, Jazz - The African Sound is finally back in print.