[7] Hamid Boudersa et Philippe Baron
Nous avons eu, aujourd'hui, la visite de Hamid Boudersa (chef d’équipe-installateur des œuvres d’art) et de Philippe Baron (à la menuiserie) - visite des plus agréable.
La séance a débuté avec un retour sur la rencontre avec Jan Fabre, qui a suscitée quelques réactions. Or, M. Boudersa nous a bien fait comprendre qu'au final : Nous sommes à la disposition de l'artiste. Il arrive donc de faire face à des personnalités plus tranchantes, mais il ne faut pas oublier que les exigences de celui-ci se doivent d'être en tout temps présentes. La critique est aussi nécessaire, puisque sans elle, nous n'avançons pas. M. Baron a bien conclu la discussion en nous disant: Il faut oublier, ce n'est rien.
On se remet dans le vif du projet et l’approche, cette fois-ci, est simplement parfaite. Cette commande du musée, qui est une opportunité en soi, va au-delà de l’ordinaire. L’accompagnement pédagogique est remarquable, et particulièrement aujourd’hui, avec ces deux personnalités attentives, pédagogues, vivantes et accessibles. C’est une véritable chance pour nous d’être introduit à ce monde, qu’est la muséologie, par des personnes telles que M. Boudersa et M. Baron.
La rencontre se divise en deux groupes où, d’une part, les questions techniques et constructives sont abordées et où, d’autre part, les contraintes dans la mise en scène des œuvres sont examinées. À noter que le thème de constellation a été retenu par Jan Fabre qui préférait cette idée d’éparpillement à celle d’un monobloc central. C’est donc avec une intention et une volonté de suspendre les œuvres dans l’espace que les discussions ont commencé à prendre forme. Voici donc les sujets abordés…
Plusieurs types d’éclairage sont mis à notre disposition :
100 cadreurs // Servant à cibler les œuvres
Gamelles blanche // Utilisées comme spot d’ambiance
Barrette lumineuse // Muni d’une lumière rasante utile pour les cartels
Lumière blanche // Puissance maximale de 500 lux
Il faudra, dès lors, parvenir à déterminer de quelle façon les cartels seront éclairés, de même que la technique qui sera utilisée pour éclairer les œuvres. Sera-t-il pertinent de faire ressortir le relief? Allons-nous éclairer du dessus ou du dessous? Puis, il y a aussi la possibilité d’installer des interrupteurs qui permettra une approche plus dynamique pour le visiteur. Il faut à ce moment considérer l’accessibilité et la facilité de leur disposition.
On peut distinguer sur les photos (ci-dessus) une exploration de différentes formes de lutins, certains légers et d’autres plus massifs. Le choix des matériaux penche en fonction de l’effet désiré. L’aluminium semble être pour l’instant le plus prisé, grâce à ces propriétés neutres qui ne réagissent pas avec le contact des enluminures. L’idée proposée, et pour l’instant adoptée, permet par de simples pliures de soutenir le livre tout en laissant apparent ses couvertures (voir la photo de droite, ci-dessus).
3. Les socles et cimaises
On croirait presque Philippe Baron est un magicien, car il nous laisse carte blanche sur les cimaises déjà existantes : Vous pouvez faire ce que vous voulez! (Voir ci-dessous le modèle de cimaise à échelle réduite /Dimensions réelles : 3,75 m de longueur par 3,10 m de hauteur) C’est donc à nous de les utilisées pour structurer l’espace et de les transformer (couper, perforer, superposer, encastrer, etc.).
Pour ce qui est des socles, il ne faut pas oublier l’espace pour le lestage. Il nous faut aussi réfléchir à la présentation de celui-ci avec la cloche en plexi : Est-ce que les matériaux seront continus? Une attention doit être posée sur les circulations : 50 cm étant la largeur maximale pour éviter que les gens se faufilent et 1,40 m étant la largeur minimale de circulation. L’utilisation de plateaux surélevés pour délimiter des espaces peut-être possible, quoique propice à des accidents. C’est à voir…
Au final, il y a trois points qu’il ne faut jamais oublier :
La mise à distance avec les œuvres
Après, il faut se mettre dans la peau du visiteur pour orchestrer harmonieusement et ergonomiquement l’espace.
À partir de maintenant, le concept passe au concret – il faut passer à l’acte précisément. On refait des équipes pour explorer et proposer un projet tangible. La semaine prochaine, les rêves deviendront réalité. Enfin!