Mercredi 27 janvier 2016 -
BD - Communardes: Les éléphants rouges, Lupano & Mazel, Vents d’Ouest, 24,95$. Service de presse - Connaissez-vous Lupano? C’est d’abord la question que j’ai à vous poser en parlant de cette BD. Au cours des dernières années, j’ai découvert cet artiste, qui ne cesse de me surprendre. Découvert d’abord avec Le singe de Hartlepool (Delcourt) ainsi qu’Un océan d’amour (Delcourt), puis avec la série hors du commun Les vieux fourneaux (Dargaud). Chaque album est différent de l’autre, et coup de force avec Communardes, c’est l’immersion dans un Paris assiégé et affamé, un Paris à l’aube de la révolution, le Paris de femmes qui luttent pour l’égalité. Je ne savais pas que c’était le deuxième tome avant ce matin, quand Le libraire me l’a appris. Après quelques recherches, j’ai pu trouver que c’était une série d’épisodes indépendants sur le destin des femmes lors de la Commune de Paris, dites les «Communardes». Dans ce volume on suit Victorine, jeune fille d’une dizaine d’années et sa mère. Pauvres et dépendantes du travail de manufactures octroyé au jour le jour selon les besoins, elles tentent de survivre au siège de la ville qui s’éternise. Les riches ne semblent pas aussi durement touchés. Bagarreuse et révoltée, Victorine ne laisse pas sa place aux garçons. Lorsqu’elle échappe à sa mère, elle se réfugie au zoo où elle entretient un lien d’amitié avec le gardien des éléphants. Comme le siège de la ville s’éternise, et que les ressources et denrées alimentaires diminuent rapidement, les animaux du zoo sont abattus et servis dans les restaurants des riches Parisiens, jusqu’à ce que cette ressource aussi se tarisse. C’est un portrait sombre qui est brossé, mais avec l’espoir de la jeune Victorine et de ses amis, le récit s’en trouve un peu plus optimiste. En plus du scénario bien intéressant, les couleurs et les dessins de Lucy Mazel nous éblouissent. Une bd accessible qui plaira aux jeunes (10 an +) ainsi qu’aux curieux et passionnés d’histoire.










