Commande pour Luuna

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Commande pour Luuna
How not to title a YouTube Video
Yeah, this is exactly the type of titling that would turn an otherwise interesting compilation of videos into something purely exploitative.
I think everybody would agree that none of these ads are “politically correct” today... there’s a reason for that. Things change, people realize that Asian people don’t actually have the face of a star-nosed mole... that kind of stuff.
But the way they phrase things comes across as vaguely condescending. The message that I receive from this title is less “Hey, here’s a collection of old possibly racist commercials that serve as a time capsule to a less-than-savory time in history” and more “I can’t believe we can’t make funny Chinese accents anymore. Damn SJWS.”
I’m not even sure if that is the intended message or not. This could very well be unintentional.
But words have power, damn it.
Un amour teinté de condescendance mélancolique.
Olivier Magny (Dessine-moi un Parisien)
L'attente, les grands airs de supériorité doctorale, qu'il connaissait par expérience car c'étaient ceux-là même qu'il prenait, lui, au tribunal, (...), les questions appelant des réponses toutes faites et visiblement inutiles, la mine sentencieuse qui laissait entendre : "Remettez-vous en à nous un point c'est tout," (...). Tout se passait exactement comme au tribunal. Le regard dont il toisait les prévenus était celui-là même qu'arborait devant lui la célébrité médicale.
Léon Tolstoï (La Mort d'Ivan Ilitch, 1886)
Mercredi 27 janvier 2021.
Gris. Légèrement humide et brillant sur l'asphalte. Autre format de carnet. Un peu plus large, un peu plus confortable ?
Voilà il est seize heures et je suis trop épuisé psychologiquement pour continuer jusqu'à dix sept heures, heure à laquelle je vais partir, alors je prends le carnet et je note ces mots. Je me dis que je devrais dessiner dans le train, que ça serait une bonne chose, que ma journée aurait été productive mais j'ai les oreilles chaudes et une raideur dans la nuque qui me donnent plutôt envie de fermer les yeux et de me laisser aller à dormir. Je ne me relis quasiment jamais. Je le fais quand je retranscris. Le contenu est indigent ? C'est ma vie. C'est comme ça. Et j'en ai pris l'habitude. Du vide et de retranscrire.
Le père de X est mort. Quatre-vingt ans. Séismes lacrymaux. Elle nous dit qu'elle nous aime. On lui dit que nous aussi. Le père de Y ne mange pls et dit que c'est long. Quand il arrive à le dire. Et moi je fais le clown pour ne pas leur dire, leur hurler "vous voyez ce que ca fait ?! Vous voyez ?!" Ça serait mal compris.
Plein de monde entassé dans les RER, sur les quais, dans les tunnels. On dirait les labyrinthes d''Hyperion. Dessiné les gens dans des tunnels, accumulés, et les messages "ce train à pour destination" et ceux qui rappellent comment porter le masque et combien il en coute de ne pas le faire "cent trente cinq euros, alors se protéger c'est protéger les autres" avec cette condescendance insupportable de ceux qui parlent à des gens diminués ou à des gens qui ne comprennent pas la langue. Comme ces profs qui commandent dans les restaurants asiatiques.
Ne le dis pas, on les paye moins
Je sortais de l’école et je commençais tout juste mon métier d’illustrateur. Après avoir envoyé mon book, je suis invité à la rédaction du supplément hebdomadaire d’un journal national pour un entretien. « On aime beaucoup ton boulot, on veut travailler avec toi. On a peu de budget, mais ça te fera une bonne visibilité. » Les illus (A4 pleine page) sont payées 75 euros (« ne le dis pas aux autres illustrateurs, on les paye moins »), mais j’ai besoin de boulot et de « visibilité » donc j’accepte.
Après quelques semaines, la première commande arrive. Après avoir envoyé un croquis qui est validé par la direction artistique, je commence à travailler. Deux - trois jours de boulot plus tard, j’envoie mon illustration terminée. « Finalement, on va pas la prendre, désolé. » Est-ce que je vais être payé? « Non, désolé. Tu sais, le budget est vraiment serré. » Malgré mes protestations je m’assois sur mon salaire…
Quelques semaines plus tard, nouvelle commande que j’accepte. Je suis tout content: cette fois, ça va marcher ! De nouveau, le croquis est validé. Je commence à travailler sur l’illustration. Au cours des jours qui suivent, je suis renvoyé vers trois personnes différentes qui me font chaque fois des retours différents. Je me dépêtre du mieux que je peux avec les infos qu’on me donne, les corrections à faire, et après une nuit blanche, j'envoie l’illu à 10h du matin, le jour de la deadline. Épuisé, je vais me coucher.
A 14h, mon téléphone sonne, on m’apprend que mon illustration, validée le matin, est finalement refusée par la directrice artistique freelance qui vient juste d’arriver à la rédaction (et qui découvre l’illu). Très agacée, la personne au téléphone me fait savoir que « le journal doit partir à l’impression, on est en retard, on n’a pas de solution et c’est un peu de ta faute… Qu'est-ce qu'on fait ? ». Je finirai par obtenir la publication de mon illu (sans la colorisation que j’avais passé la nuit à faire) et mon « salaire », mais j’ai décidé de ne plus travailler pour cette rédaction.
Les filles seules : condescendance (2/2)
La Condescendance
Attitude de supériorité méprisante de quelqu'un qui, tout en accordant une faveur, fait sentir qu'il pourrait la refuser : Un air de condescendance fort blessant.
(Définition Larousse)
Bienveillance mêlée d’un léger mépris; comportement distant, presque hautain, arrogant, ou qui pourrait être ressenti comme tel.