Voici venu le dernier épisode de la série “confinement-saison 2″. Pour une fin, je vous propose un sujet fort à propos, les cimetières.
Environ 400 défunts de toute origine, de toute religion, hormis la religion catholique, reposent au cimetière “acattolico” de Rome. Y sont inhumés Percy Shelley (1792-1822), mort noyé à 30 ans sur la plage de Viareggio, le fils de Goethe, Auguste von Goethe (1789-1830), Antonio Gramsci (1891-1937) ou encore John Keats (1795-1821) sur la tombe duquel ne figure, selon ses dernières volontés qu'une épitaphe sans mention de nom.
Le plus grand cimetière du monde se trouve en Irak. Le Wadi al-Salam (vallée de la Paix) est vieux de quatorze siècles et abrite cinq millions de tombes sur 10 km2. Y sont notamment enterrés les soldats tombés au combat contre l’État islamique.
Au cimetière de Fairview Halifax, dans le province de Nouvelle-Écosse, au Canada, reposent 121 victimes du naufrage du Titanic.
Le “cimetière joyeux” (cimitirul vesel) de Sapanta, en Roumanie, compte environ 800 stèles. Ces stèles, d'un bleu vif, œuvres d’un artisan local, représentent des scènes de la vie du défunt ou les circonstances de sa mort.
La Cité des morts, cimetière musulman situé à l'est du Caire, est devenu un quartier de la ville. Les monuments, plus grands que leurs maisons, ont attiré les populations pauvres, dès le XIXe siècle. C'est aujourd'hui un bidonville où les enfants jouent entre les pierres tombales. Un gardien y perçoit les loyers et un poste de police y fait régner l'ordre.
Les cimetières “érotiques” du peuple Sakalava, à Madagascar, offrent au regard des sculptures en bois représentant des scènes explicites de l'acte sexuel. L'idée est ici de symboliser la fécondité de la vie qui continue malgré tout. L'accès en est aujourd'hui réglementé du fait d'actes de vandalisme et de vols réguliers.
Au cimetière “mafieux” de Iekaterinbourg, en Russie, les membres des gangs criminels sont immortalisés sur d'immenses plaques de marbre avec un portrait à leur effigie.