“[...] concernant la "contre-initiation" : il est tout à fait exact qu’il ne s’agit pas là d’"intérêts" quelconques, qui ne peuvent servir qu’à mouvoir de vulgaires instruments, mais d’une "foi" qui constitue "un mystère métapsychique insondable pour l’intelligence même élevée de l’homme ordinaire" ; et il ne l’est pas moins qu’"il y a un courant de satanisme dans l’histoire"… Mais ce courant n’est pas seulement dirigé contre le christianisme (et c’est peut-être cette façon trop restreinte d’envisager les choses qui est la cause de bien des "erreurs d’optique") ; il l’est aussi, exactement au même titre, contre toute tradition, qu’elle soit d’Orient ou d’Occident, et sans en excepter le Judaïsme [...]
Et oserons-nous ajouter qu’une certaine volonté d’égarer les recherches, en suscitant et en entretenant diverses "hantises" (peu importe que ce soit celle de la Maçonnerie, des Juifs, des Jésuites, du "péril jaune", ou quelque autre encore), fait précisément aussi partie intégrante du "plan" qu’ils se proposent de dénoncer, et que les "dessous" réels de certaines équipés antimaçonniques sont tout particulièrement instructifs à cet égard ?”
René Guénon, « Compte rendu du livre d’Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, La Guerre occulte », 1936.
















