Illustration : L’ordre des sphères célestes selon Copernic qui tient que la terre est mobile et le soleil immobile au centre du monde, par Nicolas de Fer, 1669 © BnF, département des Cartes et plans
Jusqu’à Copernic, on croyait à une cosmologie dite « ptoléméenne », c’est-à-dire un univers clos et immuable de sphères imbriquées. Mais grâce aux progrès techniques de la Renaissance et du XVIe siècle, des scientifiques comme Copernic commencent à émettre d’autres hypothèses.
☀ En 1543, ce dernier défend la théorie de l’héliocentrisme, et place le soleil au centre des sphères concentriques qui forment un système. Scandale : le système de Copernic détrône la terre de sa place centrale. S’il est condamné par l’Eglise en 1616, il sème le doute, et donne lieu à de nombreux questionnements scientifiques, philosophiques et religieux : c’est la révolution copernicienne. Il faudra pourtant attendre le début du XVIIIe siècle pour que le système Copernic s’impose.
✨ Cette carte, qui représente l’ordre des sphères célestes selon Copernic, est l’œuvre de Nicolas de Fer (1647-1720), graveur et géographe, titré Géographe du Roi Louis XIV. Formé très jeune à la gravure, il reprend le commerce familial de cartes géographiques et publie de nombreux atlas, illustrant notamment l’actualité par les cartes, comme par exemple la carte des conquêtes de Louis XIV, agrémentées de texte et de légendes.
Nicolas de Fer est aussi l’auteur de cartes célestes, comme c’est le cas ici. Cette carte est un des prémices des sphères armillaires, composées de plusieurs anneaux concentriques, portant chacune une planète et tournant autour du Soleil, selon Copernic. Elles proposent une modélisation de la mécanique de l’univers.
Pour retrouver la carte céleste de Nicolas de Fer sur Gallica 👉 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84909242
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