Jimjilbang, Jérôme Dubois, 2014

seen from Australia
seen from United States
seen from United States
seen from Germany

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Italy

seen from Switzerland
seen from Germany

seen from Malaysia
seen from Malaysia

seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Italy

seen from United States
seen from United States
Jimjilbang, Jérôme Dubois, 2014
Désolé PAL, j'ai piscine. #LaVis #NejiShiki #YoshiharuTsuge #Cornélius @editions.cornelius #12Septembre2019 https://www.instagram.com/p/B19dJw2oN6S/?igshid=tg384w8d8ywf
Enfin, Miette à foison
367. Ha Ha c'est nous les plus marrants!, R. Crumb (Crumb) (Actuel n°10/11, 1971)
368. Mes problèmes avec les femmes, Robert Crumb (Crumb, Mes problèmes avec les femmes, 1965-99) (Cornélius, 2007)
369. Restauration, Cornélius (Cornélius, 2007) (cornelius.fr/blog)
⌘
370. Crumb, Terry Zwigoff (Terry Zwigoff, Crumb, 1994) (mk2, 2004)
note : David Lynch, production & narration
371. Persian Rug, R. Crumb and His Cheapsuit Serenaders (R. Crumb and His Cheapsuit Serenaders, Number Two) (Blue Goose Records, 1976)
⌘ ⌘ Discogs
DUBOIS ENVOIE
PLANCHES
Nicolas Trespallé
Pas vraiment remarqué pour ses penchants humoristiques, l’auteur du très malséant Tes yeux ont vu et de l’anti-guide touristique Jimjilbang (Cornélius) s’entiche de mettre son graphisme aux formes géométriques roides et nettes au service de la gaudriole, catégorie rire crispé. Sans renier son style peu aimable pour ne pas dire franchement sinistre, Jérôme Dubois pousse l’exercice mécanique du gag dans ses retranchements cherchant à creuser le déviant dans le déviant ou, par effet miroir, le normal dans le normal.
À travers un petit univers minimaliste en 4 cases tout en bichromie, l’auteur développe un humour noir singulier et infuse une angoisse vague où la bizarrerie initiale se retrouve décuplée dans des chutes souvent inattendues et toujours intraitables. On s’en doutait un peu, mais Jérôme Dubois ne badine pas avec l’humour et il n’y a qu’à voir ses visages ronds aux yeux creusés pour comprendre que le stand-upper du crayon se gausse de notre inconfort moderne libéral et climatisé pour nous mettre franchement mal à l’aise.
Qu’il parle de la relation ambiguë entre un maître et son chien, de l’inutilité des traders, du nettoyage de fesses sur un mode écolo-responsable, d’un petit ami imaginaire opportunément souffre-douleur ou d’une ménagère au bout du rouleau, Jérôme Dubois prône un comique psychotique entre l’absurde bon enfant venu de la Quatrième Dimension d’un Antoine Marchalot et la monstruosité vacharde et très série B d’un Olivier Texier.
Après l’ère des grands maîtres américains Schulz ou Watterson, le genre du strip que l’on croyait moribond semble vivre un nouvel âge d’or depuis quelques années grâce à l’obstination de quelques francs-tireurs sortis du fin fond de l’underground. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça nous change de Garfield.
Bien normal Jérôme Dubois Cornélius, collection Delphine
SENS DESSUS DESSOUS
Stéphanie Pichon / © Cirque Trottola Campana 2018. Photo : Philippe Laurençon
Géant à la barbe hirsute, clown inoubliable dans Par le Boudu, Bonaventure Gacon est aussi la figure du cirque Trottola, avec sa complice voltigeuse Titoune. Mis en lumière par son premier rôle au cinéma dans Cornélius, le meunier hurlant, le voici avec la toute nouvelle création de Trottola, Campana. Où il sera question de cloche, de célébration archaïque, d’un cirque à taille humaine, d’une cérémonie du rassemblement. C’est à Pau, en clôture de saison de l’Espaces Pluriels.
Charles Burns, TOXIC.