Daumal, Le mont analogue
— Où sont les courbures de nos espaces ?
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LA COURBURE DE L'ESPACE-TEMPS
LA COURBURE DE L’ESPACE-TEMPS
Le temps et l’espace ont la capacité de subir une courbure de façon à nous positionner au bon endroit et au bon moment. Akogo Koffi Hervé Vous pouvez reproduire et diffuser cet article à condition :– D’en respecter l’intégralité– De citer la source : https://chezkekeli.wordpress.com/
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J’ai une dent contre elle
J’ai envie de mordre, pas fortement, ne pas mordiller non plus car j’ai envie de laisser une trace à cet endroit. Doré par le soleil mais pas en entier, je crois que c’est justement ce qui confère à cette zone le plus de mon attention. D’autant que je ne sais pour le moment que l’imaginer, la deviner, la fantasmer peut-être aussi, qu’à travers des images fixes et plates. Ce n’est pas pour autant que je m’empêche de glisser mon regard sur les formes parfois abruptes, souvent délicates, qui constituent la beauté d’un corps qu’on désire. Sur lequel on aimerait dessiner un dessein, qu’on voudrait toucher, qu’on voudrait mordre. Quand je laisse alors partir mon envie vers ce lieu, qu’en fermant les yeux j’arrive à poser mon visage à cet endroit que même le soleil n’a pas réussi à atteindre de ses rayons, à un moment précis je ne suis plus un homme, pas une femme non plus, je suis autre chose, je suis plus. Je deviens cette chaleur qui m’envahit pour la propager dans cet espace, je me colle plus fort à lui, je le caresse d’une lenteur énergique et cherche à m’embraser pour montrer au soleil de quel désir je me chauffe.
Qu’il me regarde ou non importe peu, les seuls yeux qui m’intéressent sont ceux dessinés par la courbure de ces hanches, au bas de ce dos à la couleur chaude. J’en viens à m’imaginer que ce lieu tant désiré n’est pas seul sur la photo, sur cette plage, qu’à travers les satellites j’ai réussi à passer, à m’y glisser pour enfin m’y lover. Soulever délicatement ce morceau de tissu, découvrir cette marque de bronzage qui forme un sourire magnifique sur ces fesses rebondies. Y déposer un baiser, le caresser avec mon visage, et le mordre. Juste un peu, pour y goûter mais ne pas le dévorer. Pas tout de suite.
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“Le baiser” - Gustav Klimt (1908-1909) Österreichische Galerie Belvedere Vienne