Bongo et Crainquebille par Tiberio Colantuoni avril 1974




#interview with the vampire#iwtv#the vampire armand#assad zaman

seen from United States

seen from United States
seen from China

seen from Malaysia
seen from China

seen from United States
seen from Germany
seen from United States
seen from Romania
seen from Canada
seen from United States
seen from Maldives
seen from United States
seen from China

seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from Maldives

seen from United States
seen from China
Bongo et Crainquebille par Tiberio Colantuoni avril 1974
Crainquebille, Jacques Feyder, 1922
L’Arma dei carabinieri e la democrazia malata Diciamolo subito e poi lasciamoci dietro le discussioni inutili di chi si arrampica sugli specchi per giustificare i «bravi ragazzi che rischiano la vita»: è vero, ci sono carabinieri perbene che perdono la vita in servizio.
Crainquebille (1922) Jacques Feyder
Crainquebille, Anatole France (éd. Calmann Lévy)
L'écriture d'Anatole France ne déçoit jamais. L'académicien cynique, dont la mort plongea le tout jeune Léon Tarassof, récemment arrivé à Paris et qui ne s'appelait pas encore Henri Troyat, dans une consternation justifiée, fut une des grandes figures littéraires du début du XXe siècle et les prestigieux lauriers dont ils fut couronné ne tombèrent pas assez bas sur son front pour brouiller le regard acéré qu'il portait sur ses contemporains.
"Crainquebille", nouvelle à l'ironie mordante, dissèque l'absurdité d'une procédure judiciaire et soufflette au passage la police, la magistrature et le petit peuple parisien. Les nouvelles suivantes sont tout aussi jubilatoires d'humour féroce et salutaire. "Putois" mérite une mention spéciale pour sa drôlerie et sa justesse.
Je ne saurais donc trop vous conseiller ce recueil de nouvelles incontournable pour savourer l'immense talent d'écrivain de M. France et rire avec lui de notre sotte et désespérante espèce.
Extrait :"Toutes les épées d'un Etat sont tournées dans le même sens. En les opposant les unes aux autres, on subvertit la république. C’est pourquoi l’inculpé Crainquebille fut condamné justement à quinze jours de prison et 50 francs d’amende, sur le témoignage de l’agent 64. Je crois entendre le président Bourriche expliquer lui-même les raisons hautes et belles qui inspirèrent sa sentence. Je crois l’entendre dire :
— J’ai jugé cet individu en conformité avec l’agent 64, parce que l’agent 64 est l’émanation de la force publique. Et pour reconnaître ma sagesse, il vous suffit d’imaginer que j’aie agi inversement. Vous verrez tout de suite que c’eût été absurde. Car si je jugeais contre la force, mes jugements ne seraient pas exécutés. Remarquez, messieurs, que les juges ne sont obéis que tant qu’ils ont la force avec eux. Sans les gendarmes, le juge ne serait qu’un pauvre rêveur. Je me nuirais si je donnais tort à un gendarme. D’ailleurs le génie des lois s’y oppose. Désarmer les forts et armer les faibles ce serait changer l’ordre social que j’ai mission de conserver. La justice est la sanction des injustices établies. La vit-on jamais opposée aux conquérants et contraire aux usurpateurs ? Quand s’élève un pouvoir illégitime, elle n’a qu’à le reconnaître pour le rendre légitime. Tout est dans la forme, et il n’y a entre le crime et l’innocence que l’épaisseur d’une feuille de papier timbré. — C’était à vous, Crainquebille, d’être le plus fort. Si après avoir crié : « Mort aux vaches ! » vous vous étiez fait déclarer empereur, dictateur, président de la République ou seulement conseiller municipal, je vous assure que je ne vous aurais pas condamné à quinze jours de prison et 50 francs d’amende. Je vous aurais tenu quitte de toute peine. Vous pouvez m’en croire. »"
Fouquier-Tinville