J’ai longtemps cru que cette vérité me serait inaccessible et j’ai laissé le doute planer au dessus ma tête pendant 6 ans. Juste une intuition, l’impression douloureuse que quelque chose clochait en moi, sans avoir de mot pour nommer ce mal-être. Et je le dit avec un peu d’amertume, il a fallu que je frise la mort pour qu’on reconnaisse ma souffrance. Enfin. Parce que j’avais gueulé pendant des années que ça n’allait pas mais que personne n’avait écouté. Il y a 6 mois j’ai faillit m’éteindre sur un coup de folie, 5 minutes de vertige puis le néant. L’hôpital. Passer très près de la chute mais s’en relever.
Je n’ai pas connu une seconde d’apaisement mais j’ai continué le combat. Une force souterraine, un espoir inattaquable a éclairé ce chemin aux multiples obstacles. J’ai validé mes partiels, j’ai trouvé un stage. J’ai Lutté. Avec l’énergie du désespoir et l’endurance d’un marathonien.
Il y a quelques semaines, j’ai enfin compris. Je suis cyclothymique. C’est même étrange de l’écrire. A la fois trop absurde et trop évident. Alors, je vais me battre. Comme je l’ai toujours fait. Je cultive cet espoir fou de pouvoir un jour vivre une vie normale, une vie qui ressemble de mois près à un combat de boxe. Une vie où la paix ne serait pas juste un vain mot.
J’écris entre un changement d’humeur et un autre. Entre des idées noires et une joie immense. Mais une chose est sûre, dans cette bataille implacable, il faudra compter sur moi.