ÉLUCUBRATION D’UN BOUFFON ORDINAIRE
Etre le héros de BD de son enfance, devenir une princesse, maîtriser les éléments, se métamorphoser, être adulé pour son corps. De ses préoccupations, pourtant si humaine, la triste condition humaine n’offrira jamais rien qu’une vie par procuration.
Et les marchands de fortune offrent le voile de l’imaginaire de ses rêves désespérés. Rapaces filtrant, se jouant et recrachant la condition humaine pour des hommes empressés d’incarner, non plus ses rêves d’antans, mais l’art du ridicule.
Tandis qu’ils cherchent, perdus au grand vent des communicants et des marchands de tapis, pourquoi la société a capitulé devant la grande marchandisation de son existence. L’homme crie son mal à qui veut l’entendre, empêtrer dans la mélasse d’une illusion choisie par des vautours violant sa chair, mais bien content, toujours, de pouvoir paraître important ! Et puisque la dignité et la fierté ont foutu le camp pour se barrer, s’exiler aux chiottes du vide ordure, il est essentiel de retenir qu’après tout : le ridicule ne tue pas.
Alors allons joyeusement, peuple de cons, tout au moins autant que moi, tout droit vers l’abattoir de notre cerveau malade pour crier notre vide existentiel à la face du monde. Dommage collatéral mineur, dès lors qu’il est aisé de juger que, lorsqu’on est capable de réaliser la prouesse de gerber des arcs-en-ciel en se laissant mettre à tous les vents, il n’y a plus, de toute façon, grand-chose à sacrifier.
Et « faisons quelque chose pour que le monde dise de nous que nous étions fous »
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