Qu'on se le dise
Je voudrais dire à tous ceux qui m'ont entourée et ceux qui m'entourent encore aujourd'hui que je ne suis pas leur objet, que je suis un être humain comme tout le monde, que je mérite le respect, la justice et que je n'existe pas pour défendre leurs causes mais simplement celle de pouvoir vivre décemment.
Que toutes les humiliations, maltraitances, médisances et bassesses d'esprits, injonctions, manipulations au prix de la soumission ne sont que le reflet du miroir dans lequel cet entourage regarde, je ne suis ni un bouc émissaire, ni un objet politique, ni un objet sexuel, ni à traiter comme j'ai été traitée. Je ne devrais pas à avoir à me battre, la justice devrait faire son travail, je ne suis pas là pour la servir, ni servir le peuple.
J'ai été poussée à bout jusqu'à des capacités intrinsèquement liées à ma psyché la plus profonde et j'ai souffert comme un martyre, ici, dans le pays laïque des droits de l'homme.
Je proteste le fait que l'on m'attribue ce rôle de victime, je refuse que l'on me sous considère et je ne suis pas là avec les autres qui protestent, ceux qui m'ont violée, ceux qui m'ont crachée dessus, ceux qui m'ont humiliée, rabaissée, ceux qui se sont servi de moi et parlé à ma place, ceux qui m'ont laissée seule. Je ne défendrais pas leur cause comme ils ont bafoué la mienne, celle de vivre, car j'ai survécu, car je survis.
Je ne suis pas contre un système, je suis contre ceux qui m'ont poussée à l'extrême, je suis contre tous ceux qui se sont nourri de mon mal-être, contre ceux qui se sont nourri de l'humiliation que j'ai subie, dans ce couloir de la mort depuis ma petite enfance, je n'ai pas choisi cette vie, je reprends mes droits sur mon être, sur mon chemin, que chacun cesse de me considérer comme un animal. À exploiter un être humain comme un animal, il devient un monstre, ne vous méprenez pas, ne vous étonnez pas.
Je ne devrais pas avoir à m'énerver, à hurler, à crier, à écrire ou à parler. Si ce système est ainsi "ah, c'est le système", c'est que vous aimez ça. Que vous aimez les coups par derrière.
Si la haine et la colère doivent servir, elle ne dévora pas toute mon énergie pour parler à un mur qui ne cesse de se moquer de moi. Je n'ai jamais demandé à être cet objet.
Alors je vous assure que ma gentillesse cache de réelles motivations destructrices qui ont ravagé, tué, aliéné, et dévasté et je n'ai aucun remord, fallait pas pousser, vous avez eu du fil à retordre. Entre amis, en famille, entre collègue et du même parti, entretuez-vous, continuez à semer ce que vous récolterez et continuez à être contre vous-même, vous qui ne savez vous entendre, laissez-moi hors de votre propre champs de bataille, car oui, c'est bien vous qui créez ça et qui aimez ça.
















