Pues que mi boca ha topado
con su boca, callo. Tregua
al verbo hueco. No haré
traición ninguna a mi sueño.
Conviene que nada diga
del olor de su melena,
de su etérea sonrisa,
de lo gallardo del porte,
nada del ojo azarante,
persuasivo, cabalístico,
del hombro y del brazo blanco
de aromáticos efluvios.
Tampoco dan mis alcances
para análisis tan docto,
embargado de los sueños
que mi razón paralizan.
Y siento que me arrebata
—pecio que llevan las olas—
el vértigo en que me lanzan
tibios labios, vagos ojos.
¿Qué origen tiene el influjo
tan potente que me oprime?
Pues nadie más que yo sólo
lo sabrá... y la Encantadora.
Puisque ma bouche a rencontré
Sa bouche, il faut me taire. Trêve
Aux mots creux. Je ne montrerai
Rien qui puisse trahir mon rêve.
Il faut que je ne dise rien
De l’odeur de sa chevelure,
De son sourire aérien,
Des bravoures de son allure,
Rien des yeux aux regards troublants,
Persuasifs, cabalistiques,
Rien des épaules, des bras blancs
Aux effluves aromatiques.
Je ne sais plus faire d’ailleurs
Une si savante analyse,
Possédé de rêves meilleurs
Où ma raison se paralyse.
Et je me sens comme emporté,
Épave en proie au jeu des vagues,
Par le vertige où m’ont jeté
Ses lèvres tièdes, ses yeux vagues.
On se demandera d’où vient
L’influx tout-puissant qui m’oppresse,
Mais personne n’en saura rien
Que moi seul… et l’Enchanteresse.