Il y a des fois où j’aimerais être un ermite, ne voir personne, ne rien savoir du monde moderne, seulement être avec moi-même dans un endroit calme, où personne ne m’ennuit, où rien ne viendra blesser mon coeur ou mon esprit. Mais ce n’est pas le cas, donc il faut faire face.
Il faut faire face à soi-même pour savoir ce dont on est capable, ce que l’on peut supporter, ce que l’on peut se permettre, quels sont nos défauts, nos qualités, sur quoi il nous faudra travailler.
Il faut faire face aux autres, apprendre à composer avec eux, comprendre leurs croyances, entendre leurs revendications, ce qu’ils ont à dire, à nous apprendre. Il faut faire face aux autre, pour grandir, se connaitre, les connaitre, s’améliorer mutuellement.
Il faut faire face aux évènements, ceux qui nous mettent en rogne, ceux qui nous blessent, ceux qui nous font croire que l’on ne peut rien faire. Mais ce ne sont pas les seuls auxquels il faut faire face: il y a aussi ceux qui nous font rire, qui nous réchauffe le coeur, que l’on partage avec autruit.
Et puis il faut faire face au monde, tel qu’il est, parce que sans ça, on se fera bouffer tout crut. Parce qu’au milieu de l’échequier, tu peux vite recevoir une balle perdue, te retrouver face à quelqu’un qui pete les plombs et qui devient fou, être sur le chemin d’un militantiste, d’un extremiste ou d’un terroriste qui n’aura aucun scrupule à te bousculer, te jeter des pierres ou te descendre. Mais à vrai dire, on ne les croise pas à chaque carrefour, au détour de la moindre rue. A vrai dire, tu as même plus de chance de rencontrer quelqu’un ou quelque chose qui t’aidera à faire face.
Tout ça pour dire qu’il ne faut pas hésiter à avancer, qu’il faut oser faire face, même si ça fait peur