Riló mi alma cuando su silencio ululó entre sus heridas como el viento partiendo las ramas. Penetró por las llagas de mi piel hasta hacerse sal y yo, infinita, me hice mar.
Mon âme ondulait alors que son silence hurlait à travers ses blessures comme le vent fendant des branches. Il a pénétré à travers les plaies de ma peau jusqu'à ce qu'il devienne sel et moi, à l'infini, je suis devenu une mer.
Et la mer que je suis devenue n'avait plus de rivages,
seulement des vagues qui revenaient,
lécher les mêmes pierres blessées.
Son silence avait une couleur —
le violet du soir qui tombe sans prévenir,
le brun doré d'une lumière qui réchauffe
ce qu'elle ne peut pas guérir.
Je regardais le vent jouer dans mes pensées
comme il jouait dans ses cheveux,
sans demander la permission,
sans promettre de rester.
Et moi, infinie et salée,
j'apprenais que les mers ne pleurent pas —
que personne ne cherche à retrouver.
Peut-être que c'est ça, devenir mer :
ne plus attendre la rive,
mais être l'horizon soi-même.