🌊 Naufrage - digital artbook is now available 🌊
Naufrage explores 20 famous and less known shipwrecks found in different waters all around the world. Each ship is accompanied by a little fun fact at the end of the book ⚓

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🌊 Naufrage - digital artbook is now available 🌊
Naufrage explores 20 famous and less known shipwrecks found in different waters all around the world. Each ship is accompanied by a little fun fact at the end of the book ⚓
Combien de sourires convenus masquent en fait le naufrage silencieux d’un cœur blessé qui souffre…
V. H. SCORP
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IL Y A 171 ANS | Naufrage de la frégate La Sémillante au large de Bonifacio ➽ http://bit.ly/Naufrage-Semillante Se produisant le 15 février 1855, c'est l’un des naufrages les plus terribles du siècle. Partie de Toulon la veille, la frégate « La Sémillante » fut prise dans un ouragan d’une violence inouïe. Jetée dans les Bouches de Bonifacio, aveuglée par l’embrun, elle se brisa sur un haut-fond rocheux des îles Lavezzi, entraînant la mort de près de sept cents hommes
Antoine Watteau, L'embarquement pour Cythère, 1719, huile sur toile, détail, Chateau de Charlottenburg, Berlin / source photo : @cheminer-poesie-cressant
.
après le naufrage, l’amour finit toujours par se faire radeau
la flottaison qui n’est plus celle d’un navire mais qui existe encore
qui permet à quelques émotions de reprendre le large du présent
ce qui sombre a parfois la qualité de renaître sous une autre forme
sous un autre drapeau, sous une autre merveille
.
© Pierre Cressant
(vendredi 29 novembre 2024)
Bon Matin 💙🆕️🌊💙
Julien Lieb & Otta 🎶 Dis-moi où
(Naufrage)
Riló mi alma cuando su silencio ululó entre sus heridas como el viento partiendo las ramas. Penetró por las llagas de mi piel hasta hacerse sal y yo, infinita, me hice mar.
Maja
Mon âme ondulait alors que son silence hurlait à travers ses blessures comme le vent fendant des branches. Il a pénétré à travers les plaies de ma peau jusqu'à ce qu'il devienne sel et moi, à l'infini, je suis devenu une mer.
Maja
Et la mer que je suis devenue n'avait plus de rivages,
seulement des vagues qui revenaient,
encore et encore,
lécher les mêmes pierres blessées.
Son silence avait une couleur —
le violet du soir qui tombe sans prévenir,
le brun doré d'une lumière qui réchauffe
ce qu'elle ne peut pas guérir.
Je regardais le vent jouer dans mes pensées
comme il jouait dans ses cheveux,
sans demander la permission,
sans promettre de rester.
Et moi, infinie et salée,
j'apprenais que les mers ne pleurent pas —
elles absorbent.
Elles contiennent.
Elles gardent en elles
tous les naufrages
que personne ne cherche à retrouver.
Peut-être que c'est ça, devenir mer :
ne plus attendre la rive,
mais être l'horizon soi-même.
Les-portes-du-sud
En ce doux instant, s’entrouvre une fenêtre Dans mes yeux où lumière et brises pénètrent. Dans la nuit dense, je plonge mon regard, Trou noir et nimbé d’éclat comme un quasar.
Ma vue, se noyant dans l’ocelle d’un gyre, Sur les mers d’un cœur bleu tel un morpho vire. De ma bulle iridescente, la borne-ite Est au cuivre ce qu’est l’or à la pyrite.
D’un jaune étincelant, d’un hibou, pupilles Comme un soleil sur une ficelle oscillent. Tel un yo-yo, les proies guettées peu alertes, Ses serres descendent de la branche verte.
Ses ailes tachetées d’étoiles frémissent Tels ses hululements, sinistres complices. Du monde, suis-je un rat de laboratoire? J’en fais l’expérience, pourtant, ce soir.
Astres de couleurs! Vos rayons sur ma face, Des volcans sous-marins, cherchent la surface. Insulaire arc, croissant de lune indolente, Pourquoi ta blancheur d’écume autant me hante?
Au ciel, cet abîme peuplé de chimères, Suis-je accrochée comme gobies à la terre? Ou mes coups d’œil planent-ils sur la pénombre Comme des grenouilles volantes sans nombre?
Les ombres ont-elles, sans suivre de sens, Des coraux ou dendrobates les nuances? Méduses sans ombrelle, les luminaires Pleuvent sur moi en faisceaux tentaculaires.
Et moi, au globe terrestre, gros oursin, J’emprunte une ou deux épines à venin. Dans la fièvre de la danse, je vacille, Électrisée comme par raies ou anguilles.
Dès que je sors de ma coquille, l’habitent Joies et musique comme un bernard-l’hermite. Hélas, de l’éclairage s’éteignent flammes, Les flûtes du vent soupirant sur mon âme.
Alors, sans chandelle, tel un train sans gare J’avance, tel un vaisseau dans le brouillard. Dis-moi, Nuit, quel chemin faut-il que je fraie Pour gémir auprès du silence doré?
Larguant les amarres, tirant, des angoisses, Les cordes, se peut-il qu’un rideau se froisse? Les ténèbres s’écriant « À l’abordage! », Dans l’aveuglement épais je fais naufrage.
-Poésie: "En ce doux instant", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: "Meditation", Frédéric Soulacroix