2. FOIRE n. f. est l’aboutissement (fin XIIe s.) par la forme feire (1165) du latin foria « diarrhée », d’origine obscure. Le mot n’est utilisé que dans la locution figurée et familière avoir la foire « avoir peur » (attesté 1865), qu’on rapprochera de avoir la colique, faire dans sa culotte. FOIRER v. intr. (1576), précédé par le composé intensif tresfoirier (fin XIIe s.), ne s’emploie plus qu’au figuré en parlant d’un explosif qui fait long feu (v. 1600), évolution de sens à comparer à celle de péter, et par extension dans d’autres domaines au sens de « mal fonctionner » (1865). Dans un contexte abstrait, il signifie « échouer » et, en parlant de personnes, « renoncer » (1886). FOIREUX, EUSE adj. signifie d’abord « qui a la diarrhée » (fin XIIe s., foiroux), acception sortie d’usage ; il s’emploie au figuré pour « peureux » (1388 ; repris 1812), en relation avec péteux, et pour « sans valeur », « qui échoue » (1872 ; un projet foireux).
LE ROBERT, Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, 1998













