Oui, la peinture à l’huile, le bronze, le plexiglas, l’objet, le geste, c’est fini, démystifié, démodé. Ce qu’il reste, c’est l’artiste prêtre-clown, toujours plus habile à trouver de nouveaux emplacements pour le pique-nique d’un petit cercle au milieu de l’indifférence générale. Si vos provisions sont à la mode, venez vite les déballer dans les terrains vagues des concepts et des attitudes. Ne craignez rien, tant que vous resterez les humbles vassaux des grands génies, les places à pique-nique changeront, mais ne manqueront pas.
François Morellet, Du spectateur au spectateur ou l’art de déballer son pique-nique, 1971











