Heads up, you’re in Chicago!
Visiter Chicago, c’était avant tout une envie irrationnelle qui ne reposait sur aucun témoignage, aucune idée précise, aucune recherche spécifique. Avant d’arriver, personne ne m‘avait dit :
« Emerveille-toi. Chicago est un laboratoire urbain. La ville est aux architectes ce que le bac à sable est à ton petit frère. Apprécie le fouillis des buildings, le mélange d’originalité et de régularité, l’ingéniosité architecturale. Extasie-toi devant le Loop et joue à cache-cache avec le métro aérien.
Marche le nez en l’air. Fais bien attention à ne pas te cogner à… Et bien à rien en fait. Chicago semble bien vide face à cette fourmilière qu’est la grosse pomme. D’ailleurs peut-être que tu auras l’impression que la ville n’est qu’à toi...
Ne t’éloigne pas du centre si tu n’es là que pour un weekend. Il y a trop à y voir, trop que quartiers à quadriller, trop de rues à arpenter.
Prends-toi le vent en pleine face, accepte-le comme il vient et va même le chercher le long de la Chicago River ou sur le charmant Navy Pier.
Cherche ton reflet dans le miroir du Cloud Gate ; ce haricot géant qui incarne pour beaucoup le visage de Chitown ; cette sculpture ludique dont la limite avec le ciel s’efface parfois.
Ecoute du blues, prends-toi cette claque et tends l’autre joue. A ce moment où ton monde se fige, au-delà des murs de ce petit bar où plus rien n’existe, laisse-toi emporter par le trombone mélancolique - optimiste. Les micros semblent superficiels face à ces voix puissantes. Dis-toi que c’est trop d’émotions lorsque tu pénètres cet antre du blues à une heure tardive, alors que les américains ont déjà abandonné leur siège au bar. (Sont-ils en soirée ? Dorment-ils déjà ? Qu’est-ce qui justifie d’être n’importe où sauf ici ?)
Comme un encouragement pour tout ce chemin parcouru loin de chez toi, découvre le cadeau qui t’attend au bout de cette rue, cette silhouette connue que tu vois se dessiner progressivement à mesure que tu avances vers elle. Entre les buildings et le port, entre la fontaine et le parc. Chicago t’offre sans prévenir une entrée de métro Guimard, comme une bouffée de Paris qui fait battre ton cœur fort fort. Merci Chicago, c’était comme de revoir un vieil ami.
Continue ta route et jette un œil à la Buckingham Fountain. Elle est grande et majestueuse et elle t’offre une (autre) belle vue sur la skyline de la ville. Si tu as la chance d’être blonde et mignonne, accepte de prendre une photo avec les touristes qui sont là en même temps que toi.
Bien entendu, n’oublie pas de rentrer dans la Public Library Foundation. Prends les escaliers, perds-toi dans les couloirs et tombe par hasard sur ses exposition inattendues.
Entre tout ça, repose-toi dans ton auberge, parfaitement située à deux pas du métro, proche du centre et direct depuis l’aéroport. Le quartier vivant et convivial de Division est connu pour sa vie nocturne qui te sustentera en boissons et en sourires à la nuit tombée.
A la fin du weekend, en rentrant à la maison, dis-toi que les gens qui te demandent ce que tu as fait à Chicago se trompent de question ; que ceux qui veulent savoir ce que tu y as vu n’auront pas le temps d’écouter ta réponse.
Chicago t’accueille, t’attrape, t’adopte et te comble. Aime-la. Vas-y les yeux et les bras ouverts, elle te donnera tout. »
Avant d’arriver à Chicago, personne ne m’avait dit tout ça. Et de toute façon, je n’y aurais certainement pas cru...











