KapVoom ap prepare Desanm nan pou tout Chofè ak Pasajè li yo. #transport #mototaxi #haiti #taxiservice #haititourisme (at KapVoom)

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KapVoom ap prepare Desanm nan pou tout Chofè ak Pasajè li yo. #transport #mototaxi #haiti #taxiservice #haititourisme (at KapVoom)
••• the Gate ••• by @SamuelDameus Haiti, 2015 --- #Haiti #Ayiti #CocoyéBeach #TiGwav #haitiexperienceit #photography #samueldameus
INFOS La #CitadelleLaferrière sur la liste des top 10 monuments remarquables et sites historiques 2015, de @TripAdvisor. http://t.co/diw44ZXZab Source: @MTourismeHaiti (Twitter) #InfosJLG #HaitiTourisme @gardy5362 @jeanlegardy
Jacmel. Part 1.
Je me découvre. Un voyage comme celui-ci me fait découvrir qui je suis vraiment. Quand j'suis à la maison dans le p'tit confort de mon salon avec mon chat, y'a pas trop de challenge sur ce que je tolère ou pas, sur ce que j'aime ou ce qui m'énerve au plus haut point. J'ai l'habitude de contrôler la situation. Contrôler ce que je fais, où je le fais, quand et avec qui. Le contrôle sur ma vie je l'avais totalement donc jamais je me testais.
Et là, j'arrive en Haïti. J'arrive dans ce pays ou la valeur familiale est plus importante que tout. Quel est ton nom et qui était ton père? J'arrive dans un endroit où on sourit d'aller voir l'oncle, la tante, la mère, le père, l'amie de la cousine qui était à l'école avec ton père... même si l'envie n'y est pas. J'arrive ici où je n'ai aucun contrôle. Aucun contrôle sur ce que je fais, avec qui et à quelle heure car rappelez vous de la vitesse AyitiCherie. Je me retrouve donc assise chez des gens pendant des heures à faire de faux sourires en attendant je sais même pas quoi exactement et converser avec moi même: "Wow! Jess t'as aucune valeur familiale parce que t’as vraiment pas envie d'être ici. T'es une sauvage de première classe. Tout le monde semble rire aux éclats et toi, tout ce que tu te dis c'est « criss qu'est ce que je fais la. » Ouais, la valeur familiale, pas fort. J'ai un copain que j'adore et des amis que je considère famille, mais même ma famille je ne la vois jamais alors la famille des autres…pas sur pentoute. Durant mon voyage à Jacmel, j'ai été frappée par cette réalité. J'ai du malgré moi être dans de situations qu'en temps normal j'aurais évité. Il est vraiment difficile de m'ouvrir à de nouvelles personnes et de supporter certains caractères. Sourire c'est facile, mais être vraiment moi-même? Pas toujours évident... Je vous raconte mon séjour à Jacmel...
Apres quelques heures de route dont le conducteur désigné croit qu'il passe son audition pour le 1er rôle dans fast and furious 9, j'arrive à Jacmel. Je lui fais part de ma peur assise derrière, sa réponse: "Jess, commence pas à me stresser". Pfff, te stresser, vraiment? C'est moi qui me sens dans la cale d'un bateau en pleine tempête mais c’est toi qui stresse? Commence pas bien. Nous arrivons finalement chez la cousine. Nous débarquons nos bagages de la voiture et allons nous assoir pour notre première petite jasette de courtoisie...il est environ 9:00AM. Café, déjeuner et faux sourire terminés, nous poireautons autour de la table. On est à Jacmel mais on ne sait pas trop ce qu'on fait. Finalement, Isa, la copine de Alex (tsé le conducteur de fast and furious) nous propose de passer la journée chez son oncle qui a une super maison avec piscine, vue sur la mer au bord de la falaise, bref la maison de rêve. Elle appelle son oncle, il est sorti et sa mère aussi donc on va aller faire un petit tour en attendant. Alex nous propose donc de nous amener sur le bord de la mer. On conduit 30 minutes, on débarque de la voiture et on marche sur le bord de l'eau mais lui, ça lui tente pas de débarquer alors il nous attend la dans l’auto, que de plaisir. J'achète une noix de coco fraiche que je déguste sur le bord de la route.
Isa fini par rejoindre sa mère qui lui dit de venir la rejoindre au magasin de son amie et on part tout de suite pour chez son oncle, la route est trop compliquée pour qu'elle nous l'explique. Je renifle déjà les complications. Arrivé dans le magasin de l’amie de la mère, on nous invite à s’asseoir. S’asseoir pourquoi? Il est rendu 13h et on devait aller profiter de la journée, pourquoi s’asseoir ici dans la cuisine sale et remplie de moustiques qui me dévorent. Moi et Carl on a une face d’enterrement. 2e petite jasette de courtoisie de la journée qui me tente pas. La dame me dit installez-vous il y a un balcon en haut, on va faire a manger. What? Faire a manger? A la vitesse AyitiCherie? Il est 13h, c’est clair qu’on est pas sortis d’ici avant 15h. On me répond mais non ça va aller vite et après on part tout de suite. J’ai pas vraiment le choix… je respire la mauvaise humeur. Je suis aussi blanche que le bonhomme de neige dans la cour en Janvier sauf que je suis à Jacmel en Haïti. Est ce possible d’enjoy une journée a l’extérieur avant 16h? Comme je suis la seule blanche comme un drap, je suis la seule à penser au soleil. On quitte finalement le magasin à 15h30 pour arriver chez l’oncle vers les 16h. Quelle belle maison, deux super chiens, une vue sur la mer incroyable, la piscine géniale. Je mets mon maillot et je saute dans l’eau, le soleil se couche à 17h30 ici alors vite il ne reste pas beaucoup de temps…le bronzage je l’avais déjà oublié…
L’oncle d’Isa arrive donc la jasette de courtoisie numéro 3 de la journée s’impose. Blablablabla; eux aussi veulent nous faire manger. En attente, encore une fois, nous quittons finalement chez son oncle vers 20h30 pour rentrer chez la cousine. Résumé de ma journée: J’ai attendu d’un endroit a l’autre, me suis promenée en voiture sans vraiment rien voir, me suis trempée l’orteil pendant 4 secondes et j’ai jasé gentiment. J’aurais pu être à Montréal, Cuba ou au Mexique ça n’aurait rien changé. Les plans foireux à Alex. Des plans sans être des plans, des plans pour passer le temps finalement. C’est là que je vois la différence entre moi et certaines personnes sans ambition.
De retour chez la cousine, Alex saute sur la belle chambre bien sur et on se ramasse avec cette chambre que jamais personne utilise. Un peu creepy, remplie de petites figurines qui nous regardent. Il y a 2 lits double. Un avec une base en vieux bois poussiéreux et l’autre qui fait du bruit. On choisi le bruit. J’aurais du prendre une photo. On retire soigneusement le couvre-lit dégueulasse à fleurs roses (tu sais jamais qui a mit ses fesses ou autre sur les couvres-lit). Chaleur insupportable, humidité dans le tapis, pas de moustiquaire dans les fenêtre et pas de ventilateur. Quelle nuit fantastique on allait passer. Apres cette journée merdique, l’arrivée dans cette chambre, la seule chose qu’il nous reste à faire c’est rire. Le fou rire nous prend, on rit tellement que j’en pleure.
Dans quelle galère on s’est embarqué. Je pense souvent à une amie, Ariel, qui m’a dit avant de partir (elle est haïtienne): « Jess, I can’t wait to hear from you. Be ready » Le regard qu’elle avait en me disant ça était différent de celui des autres, un regard plutôt inquiétant qui disait « shit dans quoi tu t’embarques. » Ça fait un mois que je suis ici et je commence à comprendre ce qu’Ariel voulait dire.
Fou rire terminé et quelques last treflas pour se détendre. Il était temps de dormir. Je me couche sur le dos, raide comme une planche et je ferme les yeux. Je me demandais quelle organisation merdique nous attendait pour le lendemain. Le plan initiale était de la soupe joumou a 10:00 AM chez l’oncle à Isa et midi max on sera à la plage….
À suivre…
*Photos par Carl-Philippe Simonise