“Madame, quittez vite votre boîte, elle est pourrie ! malheureusement je ne peux rien faire pour vous.”
Après un an d'abus au sein de mon travail, des viols infligés par mon supérieur hiérarchique, j'ai voulu mettre fin à cette situation. Les menaces pour mettre en péril la régularisation de ma situation administrative auprès de la préfecture, ainsi que pour mettre fin à mon contrat de travail, ont été remplacés par des agressions à l’extérieure de l'entreprise. Face à mon refus catégorique, il devient très violent, ses yeux et ses mains m'ont montré qu'il était peut être capable de me tuer la prochaine fois. La directrice, à qui je me confie, a pris partie et m'a demandé simplement de subir ou de quitter l'entreprise. Terrifiée, je décide de porter plainte. Suite à une nouvelle agression sexuelle, je me vois attribuer un ITT de 9 jours. 6 salariés se sont proposés volontaires pour témoigner au commissariat de St Maur, dont un syndicaliste. Ils ont dit largement sur le comportement abusif de cet homme et de la complicité avec la directrice qui le rend tout puissant. Deux mois après, la plainte est classée sans suite. L'agresseur n'a jamais été convoqué, ni entendu. La personne en charge de ma plainte conclu en disant “Madame, quittez vite votre boîte, elle est pourrie ! malheureusement je ne peux rien faire pour vous”. Elle me dit que le monde du travail est ainsi et qu'il ne faut rien attendre quand on est si bas dans l’échelle hiérarchique. Quelques mois plus tard, le parquet donne en mains propres le dossier de ma plainte au président de l'entreprise pour que mon agresseur intimide les témoins et porte plainte contre moi et mon mari pour dénonciation calomnieuse. Depuis 5 ans je tente de m'en sortir, mont état de santé psychologique est déplorable. Le tribunal ne fait qu'empirer la situation.