Le premier dimanche après l'équinoxe d'automne a accueilli une célébration très importante pour moi. Tout n'était pas parfait, c'est certain, mais j'ai essayé de rendre cette célébration la plus belle et la plus juste possible. Je n'étais pas seule, mais bien accompagnée pour mener à bien ce rituel.
J'ai remercié Perséphone et ai honoré le lien qui m'unit à elle, je l'ai reconnue comme ma divinité tutélaire, et l'ai acceptée pleinement dans ma vie.
Nous avons aussi célébré Hestia, Déméter, Hekate, Ploutôn et Hermès Khtonios et Psukhopompos.
Sous les hêtres et les sapins, sur l'humus riche du sol forestier , nous avons célébré et rendu hommage. L'encens s'est élevé, les libations versées et les offrandes mises en terre.
J'ai rejoué des moments du mythe, ressenti au fond du moi des émotions ensevelies. Une peur révérencieuse m'a accompagnée. Des images étranges et nettes se sont dessinées. J'étais entourée, veillée. Des regards se sont, je crois, tournés vers moi.
Avec reconnaissance, dévotion et hospitalité, nous avons clos le rituel.
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The first Sunday after the fall equinox was a very important celebration for me. It wasn't perfect, of course, but I tried to make it as beautiful and meaningful as possible. I wasn't alone, but well accompanied in carrying out this ritual.
I thanked Persephone and honored the bond that unites me to her, recognizing her as my tutelary deity and fully accepting her into my life.
We also celebrated Hestia, Demeter, Hekate, Pluto, Hermes Khthonios, and Psukhopompos.
Under the beech and fir trees, on the rich humus of the forest floor, we celebrated and paid homage. Incense rose, libations were poured, and offerings were placed in the earth.
I reenacted moments from the myths, feeling buried emotions deep within me. A reverential fear accompanied me. Strange and clear images emerged. I was surrounded, watched over. I believe that eyes were turned toward me.
With gratitude, devotion, and hospitality, we concluded the ritual.
Ton nom a la senteur sèche et chaude des blés mûris au soleil, et ton souffle, la douceur des jeunes pousses verdissantes.
Tes pieds délicats aux chevilles agiles et habituées à la danse exhalent la même fraîcheur que la rosée du l’aurore.
Ta peau rappelle les corolles des iris et des jacinthes.
Tes cheveux sinuent et crépitent d’obscur comme le Styx ou les chevaux noirs du char de l’Illustre Hadès.
Tes lèvres scintillent de la rougeur translucide des grains de grenades.
Tes paupières papillonnent pareilles aux feuilles des peupliers que vient le vent agiter.
Tes prunelles miroitent des lueurs cuivrées du safran.
Bien qu’arrachée aux prairies baignées de fleurs et de verdures aux reflets solaires, tu ne fais qu’une avec la Terre, au-dessus et en-dessous.
Ô déesse, tu réconcilies les contraires, toi qui es vie et mort, été et hiver, lumière et obscurité, fécondité et stérilité, jeunesse et maturité, souveraineté et impuissance, pouvoir et compromis, apogée et déclin, éclosion et putréfaction, nourrir et mourir, tu nous apprends que tout est cyclicité, impermanence, changement et renouveau, en mouvement perpétuel.
Ô déesse, tu nous apprends que rien dans l'univers n’existe jamais seul, mais toujours en relation, comme tu l’es avec Déméter, ton illustre mère, et Hadès, ton illustre époux. Le pouvoir se tisse et se déploie en lien avec les choses et les êtres.
Perséphonê, que grâce et hommage te soit rendus, ô juste et sage, douce et terrifiante Perséphonê, pour tes bénédictions et tes bienfaits !
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O, Phersephassa, Persephoneïa, Perséphonê!
Your name has the dry, warm scent of sun-ripened wheat, and your breath the sweetness of young, green shoots.
Your delicate feet, with nimble ankles accustomed to the dance, exude the same freshness as the dew of dawn.
Your skin recalls the corollas of irises and hyacinths.
Your hair sinuates and crackles with darkness like the Styx or the black horses of the Illustrious Haïdès' chariot.
Your lips sparkle with the translucent redness of pomegranate seeds.
Your eyelids flutter like poplar leaves stirred by the wind.
Your eyes shimmer with the coppery gleam of saffron.
Though torn from the meadows bathed in flowers and greens with solar reflections, you are one with the Earth, above and below.
O thea, you reconcile opposites, you who are life and death, summer and winter, light and darkness, fertility and sterility, youth and maturity, sovereignty and powerlessness, power and compromise, peak and decline, blossom and putrefaction, nurture and die, you teach us that all is cyclicity, impermanence, change and renewal, in perpetual motion.
O thea, you teach us that nothing in the universe exists alone, but always in relationship, as you are with Demeter, your illustrious mother, and Haides, your illustrious husband. Power weaves and unfolds in connection with things and beings.
Perséphonê, thanks and homage be to you, O just and wise, sweet and terrifying Perséphonê, for your blessings and your benefits!