Il n’existe rien d’infini, chaque instant naît, puis se détruit, la fleur s’incline, déjà fanée, et nous pleurons les heures passées…
V. H. SCORP

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Il n’existe rien d’infini, chaque instant naît, puis se détruit, la fleur s’incline, déjà fanée, et nous pleurons les heures passées…
V. H. SCORP
« Si tu aimes le soleil, » Chantent-ils, « tape des mains! » Mais si je hais le soleil, Que faire de mes deux mains?
Je ne taperai des mains Que pour l'avoir dans mes paumes, Que pour l'écraser sans fin, Jusqu'au tout dernier atome! « Tape des pieds! » Donc je tape Dans le chariot d'Hélios Pour que ses chevaux dérapent Et, avec eux, le cosmos.
« Claque des doigts! » Donc je claque La porte au nez d'Amon-Rê. Son faucon insomniaque, Le voilà éviscéré!
« Fais la poule! », « Fais le train! » Je ferai le mort, au lieu! Mes sanglots servent de pain; Mes cris, de manne des Cieux.
Je crie. Quoi? Hourra, bonjour? Plutôt garder le silence. Je crie maudissant le jour, L'étoile de ma naissance!
Ce jour-là, qu'il soit ténèbres! Du vieux Job je prends la voix. Qu'entre en lui l'ombre funèbre Et non lui parmi les mois!
Que sur lui ne resplendisse Nulle clarté, jour aveugle! Que sans éclat il périsse Dans la nuit à grande gueule!
Qu'il repose en paix! Assise, Je glisse vers le tombeau. « Saute sur place! » ils me disent, Ceux pour qui le monde est beau.
Le printemps qui se réveille, Que neiges sur lui se couchent! Il m'a volé le sommeil. Du matin, froide est la douche.
Que soient brûlés vifs et meurent, Du ciel, les dorés rayons! De cendre sont ses couleurs, Midas changeant tout en plomb.
« Fais tout ça! » Je ferais tout Pour n'être rien sur la Terre… Mais les heures font la roue, M'encerclant de leur lumière.
-Poésie: "Mais si je hais le soleil", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: ''SunBlock'', Edith Vonnegut
Aston Martins in the pits at Sebring 1958. by Louis Galanos Via Flickr: Mechanics and a young lady work on getting the Aston Martins ready for the start of the 1958 12 Hours of Sebring. The #24 Aston Martin DBR1/300 was driven by Stirling Moss and Tony Brooks while the #25 Aston Martin DBR1/300 was driven by Carroll Shelby and Roy Salvadori. Neither car finished. Photo courtesy of Gene Bussian and Ed Pasini.
female saints
from heures de louis de laval.
page 182r
france. ca 1480.
via
458 Spider by SDruet on Flickr.
une place cadran solaire, où on pourrait, du ciel, lire sept heure et environ trois quart d'une autre, légèrement en contre bas ; le soleil levant ainsi déjà à demi hauteur des deux grandes colonnes qui la borde, ces rois solaires en leur sommet qui regardent l'ascension de l'astre central en leur milieu, rois à ce moment pharaons qui dessinent de leur ombre le trait horaire ; mon retard visualisé qui sera durant les jours prochains ce soleil plus ou moins haut dans l'axe de la place, ce soleil plus ou moins décalé de son centre exact, soleil-instant, son aiguille d'ombre glissant silencieusement sur le pavé
© Pierre Cressant
(vendredi 4 mars 2011)
Le temps passe tellement vite, ces secondes deviennent si vite des minutes, ces minutes deviennent si vite des heures, ces heures des jours, ces jours des mois, ces mois des années. Si ce temps pouvait ralentir au moins un petit peu, au moins le temps de pouvoir en profiter d'avantage et contempler un peu plus ce monde.
« Jusqu'à présent je voyais le temps comme un voleur qui me prenait tout ce que j'aimais. Mais je sais désormais que vous donnez avant de prendre, que chaque jour est un cadeau, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. »
Alice